S’écouter, s’exprimer, découvrir, se retrouver sous les arbres pour échanger en toute liberté !
Les Dialogues en humanité sont depuis 23 ans un rendez-vous qui fait du bien, ouvert à tous et sans inscription.
Le contexte local et mondial nous invite à nous adapter et à transformer certains de nos rendez-vous habituels comme celui de Lyon.
De plus en plus les logiques de réarmement et de guerre et d’agression se manifestent sur la planète.Celles sont omniprésentes, surtout envisagées sous l'angle militaire. Mais la question militaire n'est pourtant qu'un sous ensemble, parfois (voire souvent) contreproductif de la défense de l'humanité. Il s’agit pour les citoyens et les forces sociales du monde de non seulement défendre l’Humanité, mais de promouvoir notre humanité et notre fraternité.
Qu'est ce qui menace vraiment l'humanité? Que devons-nous mobiliser pour la défendre? Pour prendre des exemples dramatiques récents, il nous faut défendre aussi bien l’Humanité face aux massacres du 7 octobre en Israël qu’ensuite à Gaza eten Palestine, qu’en Ukraine victime d’une agression militaire, qu’au Soudan aux prises avec une guerre civile atroce oubliée, dans les mers devenant de nouveaux cimetières pour migrants et partout où les plus faibles, les plus dépendants, les femmes sont exploités.
Comment envisager la défense d'un « pays de la Terre où existeraient la responsabilité écologique, la justice sociale et le respect et l'approfondissement des droits fondamentaux; une planète où il ferait bon vivre, où s’organiserait une Humanité très diverse dans ses composantes mais consciente qu’elle doit franchir un saut qualitatif dans sa qualité d’humanité et son respect du vivant » que certain.es d’entre nous évoquent sous le terme de « droits du vivant *»
Nous sommes aujourd’hui en présence non seulement de trop d’indifférence, mais aussi d’un véritable défaitisme par rapport aux deux dangers majeurs que court l’humanité, le danger écologique de se retrouver avec une terre de plus en plus inhabitable et le danger éthique, politique, spirituel d’une humanité qui se détruit elle-même par sa propre violence. C’est la conjonction de ces deux risques que nous avions nommé, lors du 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, la question du double dérèglement climatique, le dérèglement physique du réchauffement et le dérèglement émotionnel de la glaciation avec la montée des haines et des guerres.
La tâche essentielle est donc d’opposer à ce défaitisme et ce relativisme qui traversent tous les courants politiques et idéologiques (donc y compris spirituels et religieux) une vision Transformatrice constructive de l’avenir qui inclut la lucidité sur le pire de l’inhumanité mais montre pour l’Humanité la possibilité de mobiliser ses forces de vie pour une Traversée vers une humanité plus intelligente et plus solidaire. C’est un enjeu qui articule non seulement le local et le global mais aussi l’intime et le planétaire.
Dans cette perspective voici plusieurs points sur lesquels nous pourrions travailler en lien avec le thème principal de la rencontre de Montréal sur la question des « intersections »:
Ce qui précède nous invite, pour défendre l’Humanité, à chercher des voies pour coconstruire une alliance humaniste des forces de vie. Parmi celles-ci :
les façons de favoriser les prises de conscience de la montée des barbaries et des violences et de leurs causes, mais aussi de l’existence de forces de vie créatives, conviviales, fraternelles ;
les moyens de passer de l’indignation face aux barbaries et de la résistance aux violences à des dialogues constructifs porteurs de solutions ;
les processus aidant à coconstruire des lieux où, conscients de nos identités diverses et de nos interdépendances, nous pouvons partager nos convictions, discerner ce que nous avons de commun, dégager des intérêts réciproques dans la durée, élaborer des visions communes porteuses d’un pouvoir d’agir ;
les possibilités de réformer l’ONU et de sauver un multilatéralisme responsable en s’appuyant sur les sages, sur les citoyens et les forces sociales du monde ;
La culture de la rencontre et du dialogue aide à se comprendre, à faire attention à ce que vivent et ressentent les autres différents, à construire des ponts, à tisser des liens ; ceci contribue d’une part à une meilleure compréhension entre personnes, communautés, peuples, etc., d’autre part à générer une éthique du débat permettant de discerner et de promouvoir des processus de délibération porteurs d’un devenir commun.
*L’expression fait débat entre nous, non sur son esprit car nous nous accordons tous sur la nécessité pour notre humanité de sortir des postures de chosification de la nature et des autres espèces vivantes mais sur l’emploi d’un terme proprement juridique qui renvoie normalement à des logiques de responsabilité. Nous aurons l’occasion d’approfondir de manière apaisée cette question à l’avenir en utilisant des méthodes de « construction de désaccords »
Retrouvons nous au Vieux Lyon en humanité du 20 juin au 5 juillet (programme en cours de finalisation avec des agoras en cercle pour la journée du 5 juillet Place Valensio).
Puis pour Un été solidaire, le vendredi 17 juillet à 19h à la Duchère pour une mise en perspective d'une proposition artistique et sensible de la Cie Hallet Egayian et d'une agora en cercle avec les habitants et les associations. Des ateliers ludiques seront possibles avec les familles et les enfants.
Suivi d'une fresque des droits de l'enfant proposé par l'UNICEF le mercredi 22 juillet
Les Dialogues en humanité souhaitent amplifier un mouvement humaniste à toutes les échelles locales, nationales, européennes, mondiales. Face aux régressions multiples qui se développent: place au meilleur de l'humanité, une humanité créatrice qui prend soin !