Les Hmasa'llument

Soumis par Sanchez Daisy le lun 09/03/2020 - 10:37
Adresse postale
27 rue de la République
Ville Code Postal
93260 les Lilas
Responsable / Référent
Daisy Sanchez
Adresse courriel (du référent)
sanchezdaisy24@gmail.com
Téléphone / Mobile (du référent)
0676659176
Temps de Dialogue
Autres
Nombre de jours de présence
Vendredi
Samedi
Dimanche
Description de l'atelier découverte ou sujet intervention
En tournée au Maroc en mars 2020 au sein des Instituts Français d'Essaouira, Tanger et Tétouan, je me permets de vous soumettre un projet de pièce de théâtre. Axé sur l'écologie, les objectifs sont de sensibiliser la population locale à la protection de notre environnement, d'échanger nos savoir-faire et d'aller à la rencontre de publics autour d'un projet artistique et sociétal.

En effet, il s'agit de la création du spectacle Trois hommes sur un toit de Jean-Pierre Siméon, mis en scène par moi même, Daisy Sanchez.

J'ai axé la scénographie autour des problématiques environnementales et de la responsabilité de l'Homme sur les dérives de notre gestion de la planète. Les rapports humains et la place de la femme dans notre société sont aussi au coeur de mes intentions.

Résumé de la pièce

Ça y est, c'est la fin du monde. L'eau a monté, engloutissant tout sauf un toit
sur lequel trois hommes ont trouvé refuge. Sous une poisse grise qui leur sert de
ciel, en équilibre sur la charpente instable, les trois miraculés sont les acteurs de
ce que l'Homme a fait de son environnement : un monde noyé sous l'eau, la
boue et les morts.

C'est ainsi que s'ouvre la pièce : colocation au grand air avec vue
panoramique sur le carnage. Et maintenant, pour les trois survivants, il va falloir
cohabiter sur ce petit bout de toit, entre volonté de pouvoir pour l’un, amour
nostalgique pour le deuxième et résignation cynique pour le dernier.

Le trio sera bientôt troublé par l’arrivée d’un Inconnu qui marche sur l’eau et
va édicter les règles de cette nouvelle fin du monde : un seul des trois hommes
s’en sortira vivant pour fonder une humanité nouvelle.

Note d’intention de la metteur en scène

Cela n'aura échappé à personne : à l'heure où l'écologie et la réflexion sur le
réchauffement climatique ont une place prépondérante dans notre société,
l'actualité environnementale sert de toile de fond à la pièce de Jean-Pierre
Siméon. Le projet a donc été développé autour de cet axe.

A commencer par le décor, que j’ai voulu en grande partie fabriqué à partir
de matériaux recyclés, chinés pour l'occasion... dans des déchèteries de
Seine-Saint-Denis. J’ai donc demandé au plasticien Ramiro Leal de redonner
vie à de vieilles planches et des bouts de ferraille pour en faire des cheminées
et des charpentes. Des bâches usagées et des sacs plastiques récupérés ça et
là viendront compléter la scénographie pour figurer l’eau qui a monté et ce
ciel angoissant qui toise les survivants de son immobilisme.
S’agissant des personnages, il était essentiel de faire appel à des comédiens
aux énergies distinctes, humainement assortis pour travailler sur la maturité
charismatique du Chef, la naïveté clownesque et lunaire du Prof, le pessimisme
cynique de Maurice et la folie divine de l’Inconnu.

Pour ce faire, les trois hommes sur le toit ainsi que l’Inconnu alias Jésus-Christ
seront joués par des femmes. Il y a bien sûr une résonnance féministe dans ce
choix, avec la volonté d’utiliser le travestissement — une tradition au théâtre —
pour faire réfléchir au genre dans notre société contemporaine. Ce faisant, le
texte ne sera pas retouché, il restera au masculin parce qu’ici, au-delà de
l’intention féministe et du jeu de déguisement, il y est question de trois Hommes
avec des grands H, c’est-à-dire des représentants de l’humanité.

Sur leur perchoir au-dessus de l’eau symbolisée par un tapis de sacs plastiques,
la proximité des corps et le sentiment de peur et de doute créent un huis-clos
sous tension constante. L’Homme se révèle bestial et, contraints d’obéir aux
règles imposées par l’Inconnu, les trois personnages vont se dévoiler
compétitifs, stratégiques, sensibles, lâches... Grâce à Felipe Magana qui
m’assiste sur la mise en scène, un travail sur le clown et sur le corps permettra
d’aborder les différentes facettes de ces personnages.

J’ai par ailleurs voulu que l’ambiance de fin du monde passe par un habillage
sonore et visuel de la pièce. J’ai donc demandé au musicien David Hess de
composer un univers sonore qui plongera le plateau dans la violence du néant.
Depuis la régie, il jouera sa musique électronique en direct. Enfin, j’ai fait appel
au graphiste Joshua de Saint-Jean pour dessiner l’univers pictural. Un
enchaînement en stop-motion de ses dessins est vidéo-projeté pour mimer ce
ciel post-apocalyptique qui s’ouvre, se ferme et se troue jusqu’à laisser la
place à une représentation fantasmée de ce que serait la Nature sans
l’intervention de l’Homme.

Daisy Sanchez
Intervenant(s) animateur(s) proposé(s)
Isabelle Brochard - Pauline Phélix - Daisy Sanchez - Margaux Vallé - Felipe Magana
Détail de votre équipement
Scénographie et fiche technique
Décor

La scénographie dénonce ce que l’Homme a fait de sa planète : le sol est
jonché de sacs plastiques recyclés, un écran en plastique (4m x 3m) où l’on
projette le ciel post-apocalyptique est suspendu en fond de scène et cinq
modules en bois brûlé représentent le toit sur lequel se sont réfugiés les
survivants.
Dimensions de la structure sur laquelle évoluent les comédiennes : 5m x 1m
La hauteur de la structure est modulable en fonction des théâtres (min : 50 cm
/ max : 1m50)
1 machine à vent permettant de créer une tempête de plastique.
1 vidéo projecteur
1 micro Hf
Equipement complémentaire souhaité
Besoin d'être équipé en son et lumières