Une Newsletter efficace

Créer le contenu de la newsletter

La préparation des sujets

Dans un monde idéal, cette étape doit être effectuée au cours du mois, en fonction des publications du blog (voire même au moment de la création du planning éditorial). Sauf qu’au dernier moment, plus vraiment le choix, il faut se replonger dans les articles qui ont été publiés dernièrement. Ma newsletter doit avant tout apporter du contenu «frais» à mes lecteurs.

L’objet du message: court et vendeur

Le choix de l’objet

Moment également crucial (oui oui rien que ça). Le choix de l’objet se porte sur deux options qui fonctionnent: le listing des sujets ou l’objet généraliste. L’un permet d’avoir une vision globale du contenu de la newsletter, l’autre d’attiser la curiosité des lecteurs. Il n’y a pas vraiment de recette miracle, il faudra tester les deux options pour savoir ce qui fonctionne le mieux sur les abonnés.

Eviter les titres du type, «newsletter n°5» ou «newsletter de la société Dupont». Choisissez un titre qui reflète le contenu de votre newsletter et incite le lecteur à la lire. Par exemple: «10 astuces pour augmenter votre productivité», «bon d’achat de 10€», «jeu concours gratuit», «frais d’ouverture offerts»,…

La longueur idéale d’un objet d’email: entre 28 et 39 caractères

Soignez la première phrase de votre email.

Dans le mail, c’est la phrase qui s’affichera à côté ou en dessous de l’objet de votre email. C’est un peu le sous-titre de votre email (parfois, il s’agit de «si cet email ne s’affiche pas correctement, cliquez ici». Ce n’est pas dramatique, mais vous pouvez mieux faire).

Le choix du sujet à mettre en Une

La Une d’une newsletter est un élément essentiel. Il faut vraiment prendre le temps de réfléchir au sujet qui interpellera le plus de lecteurs et qui amènera à la lecture des autres articles. Même à la dernière minute, c’est un choix qui ne doit pas être fait au hasard car c’est l’article que le lecteur verra en premier lorsqu’il ouvrira la newsletter.

Parmi les sujets préparés en amont, je sélectionne donc le sujet qui attirera mes lecteurs et qui leur donnera envie de lire la suite.

La rédaction de l’édito

Ici, je m’adresse directement à mes lecteurs. La newsletter crée une proximité, c’est un rendez-vous que certains attendent et c’est également un bon moyen de faire passer des messages. Dans cet édito, il est possible de revenir sur un fait d’actualité en rapport avec son secteur d’activité, de présenter les sujets, d’annoncer des changements, des nouvelles concernant le magazine… C’est le moment de prendre la parole et il faut en profiter!

Le contenu: la clé d’une newsletter réussie

L’attention portée à une newsletter est souvent très limitée, étant donné le nombre de mails d’informations et publicitaires reçus chaque jour par les internautes.

Conseils:

Formatez votre contenu pour la lecture en «scan»

Même si la qualité de votre contenu est exceptionnelle, votre newsletter ne sera pas lue si l’abonné tombe sur un amas de texte qui ne lui permet pas de scanner les informations.
Utilisez des termes en gras, des sous-titres et des tirets, et laissez de l’espace entre les blocs et paragraphes pour que votre lecteur puisse «respirer».
Lorsque l’on observe des newsletters très populaires telles que Further ou the Skimm, on remarque que le minimalisme et un formatage impeccable sont des points communs qui font la différence, en plus de la grande qualité du contenu.

Ajoutez une touche personnelle

Quel que soit le style de votre ligne éditoriale, l’email reste l’un des contacts les plus directs et personnels avec vos lecteurs.
Utilisez le pronom «vous» et transmettez votre personnalité lorsque vous écrivez.  Personne n’a envie de recevoir un e-mail qui sonne comme une réunion avec ses supérieurs.

Posez des questions

Pour créer la newsletter parfaite, imaginez que vous êtes en train de parler en face à face avec votre lecteur.
Dans le «monde réel», vous poseriez des questions pour entretenir la conversation: faites de même lorsque vous écrivez. Votre contenu n’en sera que plus engageant et vous amènerez l’abonné à passer d’une section à l’autre plus naturellement.
Structurer la newsletter avec des titres et des sous-titres informatifs. Au contenu exhaustif, préférez les textes courts pour une lecture rapide et agréable. Complétez vos articles par des liens qui renverront l’internaute vers votre site s’il souhaite en savoir plus.

Idées de sujets:

  • Informations sur vos produits et votre société
  • Actualités
  • Promotions
  • Conseils et astuces sur votre secteur

Utilisez (bien) les images

Les images peuvent renforcer votre message et le rendre plus attractif en quelques secondes seulement.
Si vous choisissez d’en ajouter à votre newsletter, respectez quelques règles:

  • Ne saturez pas le message d’images: choisissez les plus réussies et celles qui portent votre contenu.
  • Ajoutez un texte «alt» descriptif à chacune d’entre elles. Si les images n’apparaissent pas automatiquement dans la boîte de réception, l’abonné voit quand même de quoi il s’agit.
  • Evitez d’utiliser votre logo sur toute la largeur de l’en-tête de votre newsletter
  • Si votre message est plus pertinent sous forme textuelle, ne vous obligez pas à utiliser des photographies ou dessins.
  • Evitez d’insérer trop d’images, votre newsletter passera directement à la corbeille si le temps de chargement est trop long.
  • Proposer aussi aux internautes de recevoir votre newsletter en format texte.

Ajoutez un PS (Post-scriptum)

L’intérêt du PS dans un e-mail est que même si vos abonnés scannent le contenu de la newsletter, il y a de fortes chances qu’ils le lisent quand même.
Le PS vous permet de répéter une dernière fois l’un des points importants de votre envoi.

Vous avez plusieurs manières de l’envisager:

  • Rappeler ce que le lecteur veut résoudre (son problème)
  • Rappeler ce que le lecteur veut obtenir (votre solution)
  • Renforcer le sentiment d’urgence en martelant une date butoir, un nombre de places limité ou tout autre élément qui incitera l’abonné à agir immédiatement.

Dans un autre contexte que celui de la vente, le PS peut faire figure de rappel ou poser une question

Erreur n° 1 – ne pas écrire comme une vraie personne

Quand tu envoies un mail à ta liste des clients, tu sais qu’il y a 50 ou 5000 abonnés, et tu penses à eux comme à un groupe? Sauf que chacun est seul devant son écran (comme toi en ce moment). Du coup si tu penses à un groupe de personnes quand tu écris, ça ne fait pas naturel, et on ne sent pas concerné individuellement par ce que tu écris.

Donc écrire un mail, c’est VRAIMENT écrire un mail. Oublie le jargon professionnel, les tournures formelles: quand tu travailles avec tes clients, à part les gros mots (et encore:-D), tu parles comme dans la vie de tous les jours n’est-ce pas? Continue comme ça par mail.

Si tu as du mal, je comprends parce que je suis passée par là en pire: ma formation initiale, c’était dans une école de communication interculturelle. Avec focus sur le Grévisse, les normes de l’Académie Française, et 6 points en moins pour une faute d’orthographe. Je suis ressortie de là super cultivée (gratitude infinie), mais côté écriture ça m’a bloquée pendant des années!

La réalité, c’est qu’en tant qu’être humain, on a envie d’être en contact avec d’autres humains – pas des marques, pas des entreprises: des gens.

>>> La prochaine fois que tu écris un mail:
mets au-dessus de ton écran un post-it avec le nom de ton client ou ta client-e préféré-e. Au lieu de penser à tes abonnés comme à un groupe, écris ton mail pour lui / elle ton le nom est sur le post-it .

Erreur n°2 – ajouter des personnes qui n’ont rien demandé

C’est la PIRE erreur à faire. Tout le monde dit «Ah non! Moi, je ne rajouterai jamais personne à ma liste sans avoir demandé la permission». Pourtant, je reçois toutes les semaines des mails de personnes qui me rajoutent à leur liste de diffusion alors que je n’ai rien demandé:-/

Le fait d’avoir le mail de quelqu’un, de connaître cette personne ou d’avoir déjà travaillé avec ne donne pas le droit de l’inscrire sur sa liste de diffusion. C’est même interdit en fait, et si tu passes outre,  il y a 2 possibilités: soit on t’envoie direct dans les spams. Soit on n’ouvre pas tes mails. Dans les 2 cas, on ressent une émotion négative chaque fois que tu envoies un mail – ce qui est bien le dernier impact que tu veux avoir n’est-ce pas?

Donc ne te laisse pas leurrer par le nombre de personnes sur ta liste: si ce ne sont pas des personnes qui ont expressément demandé à y être, elles comptent pour du beurre. Pire: ça plombe tes stats d’envoi. Pourquoi? Parce que les fournisseurs de services mails pro font le maximum pour décourager les spammeurs. Donc si tes mails sont moins ouverts que la moyenne, qu’ils partent plus en spam ou qu’il y a plus de désinscriptions: tu risques de te faire virer.

Le génialissime Seth Godin appelle ça «le marketing de la permission»:
Le marketing de la permission, c’est le privilège (et non le droit) d’envoyer des messages qui sont attendus, personnels, pertinents à des personnes qui ont envie de les recevoir.
– Seth Godin

>>> A faire: tu connais quelqu’un qui pourrait être intéressé par ton travail?
Donc tes mails vont lui apporter quelque chose, il/elle va aimer les lire? Propose-lui de rejoindre ta liste de diffusion. C’est une invitation: tu as besoin de sa permission!

Erreur n°3  – faire des envois trop espacés

S’il n’y a pas une cadence idéale, il y en a en tout cas qui ne peuvent pas fonctionner. Pourquoi? Parce qu’en moyenne, 30 à 40 % des abonnés à une liste ouvrent les mails envoyés (quand ta liste est encore petite, ça peut être beaucoup plus élevé, mais à partir de quelques milliers, ça tourne autour de 30%).

Mais attention: ce ne sont pas les mêmes personnes à chaque fois – ça tourne. DONC – si tu envoies un mail par mois, ça fait vite 2-3 mois sans avoir de tes nouvelles, ce qui est très mauvais pour la communication: plus le délai est long entre les mails, plus on va t’oublier vite,  et en conséquence se désinscrire ou t’envoyer en spam!

De de ton côté, envoyer peu, c’est mauvais aussi car c’est en forgeant, n’est-ce pas, qu’on devient forgeron! Conséquence: tu ne peux pas te faire la main en envoyant un mail par mois!

Cela dit – tu peux envoyer régulièrement des mails sans avoir à produire du nouveau contenu tout le temps! C’est ce que va t’appendre en détail la formation Communiquer et vendre par mail – pour un CA progressif, des ventes prévisibles, des clients fidélisés!

Erreur n°4 – écrire des titres épouvantables

A moins d’avoir fait une école de journalistes, personne ne nous apprend à écrire des titres. Le problème, c’est qu’un mail, on l’ouvre essentiellement en fonction de son titre et que si le tien ne donne pas envie de cliquer, la conversation n’ira pas plus loin!

Par quoi commencer? Par apprendre des journalistes! Exemple?  J’ai un Marie-Claire sous les yeux, avec sur la couverture «De la drague au harcèlement – Comment en finir avec l’insécurité dans la rue». Voyons ce que ça peut donner, en fonction de ton activité et des problématiques de tes clients:

>>> Tu es home organizer?
Du bazar à la pièce à vivre – Comment en finir avec le rangement
>>> Tu es naturopathe, réflexologue, prof de yoga?
De la fatigue chronique à l’énergie retrouvée – Comment en finir avec l’insomnie

>>> Tu es psychologue, thérapeute familial?
Du ressentiment à la complicité – Comment en finir avec les disputes

>>> Tu es photographe?
Du sourire guindé à votre souvenir préféré – Comment en finir avec les photos ratées

>>> Tu fais du conseil en image, ou bien tu vends des accessoires?
Du reflet déprimant au sourire dans le miroir – Comment en finir avec le look qui ne vous va pas.

Tu vois où je veux en venir? Communiquer + vendre, ce n’est pas attendre devant sa page blanche d’être foudroyé-e par l’inspiration divine! Ça peut être beaucoup plus drôle que ça, je vais te montrer comment: continue à lire!

>>> Ce que tu peux faire:
Va chez ton marchand de journaux, ou reprends ta pile de magazines si tu en as, et note 5 titres qui te donnent envie de lire l’article en question. Puis décline-les à ce que tu fais.

Erreur n°5  «Inscrivez-vous à ma/notre newsletter!»

Tu as envie de t’inscrire à une newsletter toi? Moi non plus. Le mot «newsletter» a lui seul provoque un mouvement de recul: nous nous sommes tous fait spammer de mails que nous n’avions pas demandé à recevoir et dont nous ne pouvions pas nous désabonner!

Personne n’a envie de recevoir une lettre d’information de plus – en revanche, nous sommes tous à la recherche de quelque chose que nous allons adorer recevoir + lire + partager. Si tu me suis, c’est parce que tu sais que tu ne vas pas recevoir de ma part des évidences toutes faites: ce que je t’envoie va te surprendre, t’agacer, t’inspirer, te motiver – grâce à moi, tu progresses, et ton activité avec toi!

Et toi? Pourquoi est-ce qu’on te lirait? Demande-toi: qu’est-ce que tu nous apportes? Qu’est-ce que tu nous apprends? Qu’est-ce qui change, grâce à toi – dans notre environnement, nos relations, nos perceptions – y compris la perception que nous avons de nous-mêmes?

>>> A faire:
écoute, mais écoute VRAIMENT tes clients. Fais les parler, et prends des notes pour mettre des mots sur leur vécu avant ton travail et toi, et leur vécu après: qu’est-ce qui a changé? Utilise les mots de tes clients pour expliquer ce que te suivre va leur apporter.

>>> Un exemple?
Flora, pionnière en image de soi, et son guide «Je sais ce qui me va – Apprenez à repérer les fringues qui ne vous vont pas et arrêtez de sacrifier votre personnalité».

Erreur n°6 – Vendre trop (ou trop peu)

Que les choses soient claires: que tu vendes 1 fois par mois, tous les 2 mois, ou tous les 6 mois >>> il y aura toujours quelqu’un pour trouver que tant que ton contenu et ton travail sont gratuits, c’est bon à prendre, mais que ce serait mieux que tu ne vendes rien du tout! Franchement? Tant pis – laisse-les se désabonner!

Mais du coup, tu crains les retours négatifs et…tu ne vends jamais par mail? Ou alors avec une proposition timide tous les 3 mois? Quel dommage! La très grande majorité de tes abonnés a demandé à recevoir tes mails parce qu’ils aiment bien ce que tu fais, et que ton travail leur plaît.

Maintenant bien sûr: si tu fais comme La Redoute et que tu envoies chaque semaine un mail pour qu’on achète quelque chose sans rien apporter d’autre à la conversation et à la relation: on va très vite arrêter d’ouvrir tes mails.

>>> A faire:
consacre environ 80 % de tes mails à développer une relation avec tes clients, et 20 % à vendre (sans t’excuser:-).

Erreur n°7 Mettre le mail au même niveau que les réseaux sociaux

Le mail n’est pas une technique de marketing parmi d’autres, à équilibrer avec le reste. Le mail, c’est la fondation ET le ciment. Tout tient moins bien sans mail, tout a plus d’impact avec.

C’est l’outil qu’il te manque pour transformer tes admirateurs passifs en acheteurs actifs, développer ton réseau, ta visibilité, ta crédibilité: ne fais pas l’erreur d’accorder en priorité ton temps au reste!

Commence par le mail, entraîne toi pour faire une bonne newsletter (que tu auras l’originalité d’appeler autrement, cf erreur n°5!) et garde-lui toujours une place de choix: c’est grâce à lui que tout fonctionne mieux – Facebook comme Pinterest, ton blog et tes réunions en présentiel.

>>> A faire:
sur ton blog, ta carte de visite, lors de tes réunions / salons / ateliers en présentiel: invite à ce qu’on te suive par mail, et uniquement par mail. Il y a des manières bien plus efficaces de développer ses abonnés sur les réseaux sociaux que d’y envoyer le traffic de son blog et ses clients potentiels: pour l’instant, focus sur ta liste de mails!