Citoyens du peuple de la Terre devenons des artistes en humanité!

At this critical crossroads where humanity is facing tremendous issues which may lead it to its doom, two major challenges, the «refugee» crisis and mass unemployment, are incentives for thought and action.

The first one calls for a shift in vision now more than ever so that any political approach with even the slightest humanistic bias is consistent with the approach proposed in the Paris Oath by the Dialogues en humanité network during COP 21. The Universal Declaration of Human Rights is not only an ideal, it should be a strategic objective as well as a legal cornerstone acknowledging every human being as a member of the «people of the Earth».

This mean, as stated in article 13, that everyone has the right to freedom of movement and residence within the borders of each state and the right to leave any country, including their own, and to return to their country. Issues about rights and duties for hosts and incomers alike are bound to arise but we have faced trickier situations, as in France at the end of the Algeria war.

The second challenge is mass unemployment causing exclusion and suffering. This, however, can be viewed as a sign that our societies can operate without the work of millions of people, due to increased productivity and machine or digital work replacing manual work. The time and energy saved can be invested in more valuable activities to promote a «good living society» where the main issue is not what job you do in life but what you make of your life.

If we are to «become artists of our lives», «artists in humanity», we must take our inspiration from the artists themselves to conduct this transition and metamorphosis.                                                              

Hence the title of these 2016 Lyon Dialogues which invite us to operate a two-fold change, being both at the ready and full of hope : «Citizens of the people of the Earth, let us become artists in humanity!»


Dans ce moment  critique où l’humanité est confrontée à des défis colossaux qui peuvent la conduire à sa perte, deux  défis majeurs, celui des «réfugiés» et celui du « chômage de masse » nous invitent à la réflexion et à l’action. Le premier appelle plus que jamais un changement de vision afin d’inscrire toute approche politique un tant soit peu humaniste dans la perspective proposée par le réseau des Dialogues lors de la COP 21. La Déclaration Universelle des Droits Humains n’est pas un simple idéal, ce doit être un objectif stratégique et un socle juridique qui appelle à la reconnaissance d’une citoyenneté de tout être humain en tant que membre du «peuple de la Terre».

Cela veut dire, conformément à son article 13, que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat et a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et d’y revenir. Certes cela entraîne des problèmes d’organisation des droits et des devoirs autant pour les hôtes que pour les accueillis mais nous avons connu des situations plus importantes à gérer par exemple en France à la fin de la guerre d’Algerie.

Le second défi est celui du chômage de masse qui produit de l’exclusion et de la souffrance.  Mais il peut être envisagé comme le signe que nos sociétés peuvent fonctionner sans le travail de millions de personnes du fait des progrès de la productivité et du remplacement du travail humain par le travail machine ou numérique. Ce temps et cette énergie ainsi gagnés peuvent ainsi être réinvestis dans des activités plus hautes afin de  promouvoir une  «société du bien vivre» où la question principale n’est plus de savoir ce que l’on fait dans la vie, mais ce que l’on fait de sa vie.

S’il s’agit donc de «devenir artiste de sa vie», «artiste en humanité», il nous faut donc nous inspirer des artistes pour conduire ce processus de transition et de métamorphose.

D’où le titre de ces Dialogues 2016 à Lyon qui nous invitent à opérer un double changement de posture anticipatrice et chargée d’attente: «Citoyens du peuple de la terre, devenons des artistes en humanité !»