Gouvernance (en élaboration)

Engagement des jeunes

rédactrices : Anne-Marie Codur et Geneviève Ancel

personnes ressources : Raphael Canet, Azdine Benyoucef, Maria-Paula Penagos, Virginie Dos Santos, Lila Gouache, Virgile Joly, Enrico Pudda, Débora Nunes, Catherine André, Pauline Fabre

Une des priorités du réseau mondial des Dialogues en humanité est l’implication des jeunes générations (18-35 ans), depuis la conception jusqu’à la réalisation des dialogues, et la communication auprès d’un public jeune, afin qu’il vienne nombreux y prendre part, non pas seulement en tant que spectateur mais en tant qu’acteur de la grande transition, dont les Dialogues sont un des lieux où elle se donne à voir, à sentir, à comprendre et à explorer dans toutes ses facettes de la transformation du rapport à soi, à l’autre, et à la nature.

Partons de ce qui a déjà été accompli par divers dialogues à travers le monde pour renforcer cet engagement et cette présence des jeunes générations. Faisons des Dialogues un laboratoire où on explore et expérimente une approche du « bien vivre ensemble », intergénérationelle, interculturelle, ouverte, bienveillante et sans jugement.

Pour ce faire, nous voudrions faire les recommandations suivantes :

Rendre plus visible dans les 2 ans qui viennent (2016-17) la co-construction par et avec les jeunes générations, depuis la conception, jusqu‘à la réalisation et la communication des Dialogues.

Développer des rencontres préparatoires aux Dialogues rassemblant des jeunes venant de tous horizons, en valorisant les jeunes de milieux défavorisés, dans les quartiers, inner cities, favelas,… , qu’ils soient scolarisés ou non, mais aussi en incluant les jeunes des classes moyennes, lycéens et étudiants; ainsi que les plus âgés de ces jeunes qui sont déjà dans le monde du travail, notamment ceux qui se consacrent à des activités de la société et de l’économie sociale et solidaire, ou qui font de l’art et de la culture un levier d’émancipation.

Partir des besoins et des préoccupations majeures de ces jeunes sans les influencer mais en canalisant leur énergie créatrice et leur expression propre, et en facilitant l’émergence de projets dont ils se sentent totalement partie prenante, puisqu’ils en seront les concepteurs et les organisateurs. Ces projets s’articuleront autour des trois dimensions des Dialogues en humanité : rapport à soi, rapport à l’autre, rapport à la Terre; ils se déclineront en agoras, ateliers du sensible, performances artistiques, etc.

Organiser les dialogues autour de ces projets, pour que ces jeunes puissent s’approprier les Dialogues et en faire le lieu où ils peuvent s’exprimer en toute liberté et en toute créativité, en tant qu’acteurs en charge de leurs propres projets.

Chacun de ces projets donnera lieu à des rencontres “après Dialogues” où les jeunes générations impliquées dans les Dialogues s’autoriseront à transporter dans leurs quartiers, leurs communautés, leurs lycées ou leurs campus universitaires, les agoras, ateliers, spectacles ou autres projets nés des Dialogues, et organiseront sur leurs lieux de vie des dialogues tout au long de l’année, en open source, permettant aussi de donner l’envie à d’autres jeunes d’explorer, à leur tour, les Dialogues pour l’année suivante.

Proposer des ateliers du sensible et du discernement sur le sens de mots qui seront initiés et portés par les jeunes gens, permettant ainsi de renouveler constamment la démarche

 

Contribution de Pauline Fabre (17 décembre 2015)

J’ai pris connaissance de l’élaboration du texte. Votre volonté d’impliquer plus les jeunes dans la dynamique des Dialogues me paraît importante. Et cela serait en effet très intéressant que chacun puisse rapporter chez lui, dans son lycée, son lieu de vie, son groupe de travail, cet intérêt du dialogue !
Quelques pistes  :
Pour permettre au maximum une appropriation des Dialogues par les jeunes, qu’ils n’aient pas l’impression que cela soit un projet extérieur :
- Que ce soit un jeune qui vienne leur en parler, pour dépasser la possible première barrière avec l’adulte (un stagiaire ?), peut-être laisser un maximum de place à leur initiative (possibilité de sortir du cadre agora-atelier-spectacle) : possibilité de donner forme à un espace public commun, comme ils veulent ; pour qu’ils se sentent créateurs justement, et pas seulement participants dans un cadre déjà existant.
- S’appuyer sur des dynamiques lycéennes, étudiantes déjà existantes, pour que des groupes, des assoc› se rencontrent, soient mises en valeur
 : ces structures elles-mêmes pourraient se présenter les unes aux autres, échanger sur leurs buts, leurs actions. Cela pourrait soutenir ou créer une émulation positive à partir de qui essaie déjà de se mettre en place.
S’appuyer sur les réseaux des services civiques ? AFEV, Coexister ?
Unicités ?
Dialogues entre jeunes ? Ou un moment «entre jeunes» de temps en temps, comme une étape. Evidemment ne pas créer de scission intergénérationnelle, mais peut-être ces moments permettraient-ils l’émergence de prise de parole, dans un climat de confiance, pas forcément facile à créer.
Ou au contraire insister sur le fait d’une égalité dans le cercle de parole, légitimité de chacun de s’exprimer, quelque soit son âge.
Le projet est très enthousiasmant en tout cas ! Merci de nous avoir conviés à la réflexion !
Bien amicalement,
Pauline Fabre

 

Contribution de Geneviève Ancel (été 2016)

Pour les Dialogues en humanité en juillet à Lyon, les jeunes générations ont investi avec une entière liberté les Dialogues en humanité depuis les quartiers populaires où ils agissent au quotidien:
Par la danse contemporaine www.CieSecondSouffle.com et le chorégraphe Azdine Benyoucef, le Centre National Chorégraphique avec la chorégraphe Sharon Eskenasi et Yuval Pic;
Par la préparation d’échanges en amont et pendant les Dialogues sous les arbres avec les Centres sociaux des Minguettes, de la Duchère, de Vaulx-en-Velin et de Villeurbanne; les Semeurs d’avenir avec www.LesCitesdor.org ; les animateurs de l’éducation à l’environnement et au développement durable; les enfants avec les bibliothécaires et les Franca; les étudiants volontaires des universités; les associations d’accueil des réfugiés et exilés; les MJC et CJD, les artistes de Paris, Rio, Villeurbanne, Rilleux, Salvador de Bahia, Dakar, Thies, Monastir,etc
Le choix a été fait chaque année depuis 2012 d’inviter en priorité de jeunes innovateurs sociaux et sociétaux de par le monde, par ex en 2016 Chine, Sri Lanka, Sénégal, Bénin, Brésil, Inde, Allemagne, USA, Québec, Belgique, UK, Tunisie, Maroc, Syrie, Somalie, Irak, France