Démarche Dialogues en humanité

«La plupart des grands problèmes que rencontre l’humanité ne sont dus qu’à elle-même.»

Entre philosophie
et politique,
l’espoir du changement

En 2002, lors du deuxième sommet de la Terre de Johannesburg en Afrique du Sud, Patrick Viveret, philosophe, et Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, président du Grand Lyon, constatent qu’aucun événement international ne traite de la question humaine en tant que telle. D’où leur idée commune de créer Dialogues en humanité, forum d’échanges sur l’Homme.

Pourquoi Lyon ?
Comme l’explique l’écrivain Marc Lambron, en préface au livre « Lyon, l’humaniste », ouvrage coordonné par Claude Royon de l’association Economie et Humanisme, publié aux éditions Autrement, il existerait un humanisme lyonnais. «Les sandales de Sainte-Blandine, les collections d’antiques de Pierre Sala, le dôme de l’Hôtel-Dieu, les traités sur le thé de Jacob Spon, le sourire de Guignol, les cornues de Claude Bernard, la voix de Lucie Aubrac, la barbe de l’abbé Pierre pourraient en être autant de symboles ». Les Dialogues en humanité s’inscrivent dans la continuité de l’histoire bimillénaire de cet humanisme.

D’année en année,
un événement
toujours plus populaire

A l’origine, les Dialogues en humanité s’appuyaient sur une autre manifestation — par exemple scientifique, économique, éducative — à laquelle ils apportaient le point de vue humain et sensible. Puis, au il du temps, ils sont devenus un événement  populaire qui se déroule au commencement de l’été.

Liberté de propos, bienveillance des uns envers les autres, égalité de tous face à la question humaine:

tels sont les  principes sur lesquels se construisent les Dialogues en humanité (Grand Lyon – France), temps d’échanges où des citoyens — avec leur histoire, leurs connaissances, leurs expériences, ce qu’ils sont — se côtoient et débattent. Témoins de notre temps, ils s’interrogent sur les difficultés et les espérances du monde. Ils confrontent leurs points de vue. Et lors de ces échanges ouverts, en tant que femmes et hommes libres de leur expression, venus de tous les continents, ils trouvent ensemble les raisons d’agir. Ils trouvent le courage et l’espace qui manquent à l’individu lorsqu’il est seul.
Car, pour la première fois de son histoire, l’humanité est en danger. Par sa démesure, ses projets à courte vue, son arrogance, elle est non seulement devenue son pire ennemi et sa victime — les guerres et les génocides du XXe siècle en sont l’illustration la plus terrible —, mais elle porte en plus atteinte à l’équilibre naturel de la planète comme jamais auparavant.
Si les Dialogues en humanité sont nés sur ce constat, ils refusent le fatalisme. Ils s’appuient sur l’idée que l’homme peut, s’il le souhaite, choisir le meilleur face au pire. Ces dialogues veulent donner des motifs d’espérer : si leurs participants dénoncent les inégalités, la guerre et les souffrances que l’homme inflige à la nature, à ses pairs, à lui-même, ils éveillent les consciences, recherchent un nouvel art de vivre, recommandent à l’humanité de s’estimer plus et mieux.

Que des milliers
de Dialogues éclosent !

Les Dialogues en humanité ont vocation à inspirer d’autres territoires, d’autres groupes, à se nourrir d’autres initiatives. C’est ainsi que l’expérience sous le cèdre, transposée en d’autres pays, donne lieu à des palabres sous le chêne vert ou sous l’arbre à banyan.

Le cèdre du parc 
de la Tête d’Or,
les racines de la parole

L’arbre est majestueux, au cœur du parc de la Tête d’Or, conçu au XIXe  siècle, emblématique de la vie lyonnaise. S’y côtoient familles, sportifs, enfants, amoureux des animaux, passionnés de botanique. Les Dialogues se déroulent sous ce cèdre, en référence à l’arbre à palabres et à la tradition orale africaine.

Au delà du dialogue
Les Dialogues en humanité sont certes des moments de parole et d’écoute, mais ils sont aussi des temps privilégiés de rencontres. Pique-nique, ateliers de découverte du monde vivant, de l’autre avec ses différences, d’expression mais aussi jeux, expositions, contes, théâtre… alternant avec les agoras et les témoignages de vie.

De la pensée à la politique
Imaginons demain un ministère de la Question humaine qui s’emploierait à faire de l’Homme la cause, le cœur et l’objectif de toutes les décisions ! Utopique ? Les Dialogues en humanité veulent faire de cette question un enjeu politique : quels moyens les Hommes engageront-ils pour améliorer leur condition tout en respectant l’ensemble du monde vivant et plus largement la planète ?

Sept défis,
sept questions

pour construire
un autre monde

Solidarité
Comment partager et faire reculer la misère?

Paix
Face aux logiques de violence et de guerre,
comment construire des logiques de paix?

Rencontres des cultures
Comment passer de la logique d’affrontement
à celle de la connaissance et de la
compréhension?

Ecologie
Face au défi écologique,
quel nouvel art de vivre?

Révolution du vivant
Comment réconcilier science, conscience
et responsabilité?

Démocratie
Face à la banalisation du mal et aux logiques
autoritaires, comment bâtir des démocraties
vivantes?

Humanisation de l’humain
Comment assumer la part d’inhumanité  en nous?
Quelles sont les raisons d’espérer?

Dialogue
Échange entre personnes.

Diversité
Caractère de ce qui est varié, voire opposé ou
contradictoire, sans affrontement pourtant.
humanité
Ensemble des caractères qui constituent la
nature humaine. Genre humain considéré
parfois comme un être collectif. Sentiment actif
de compréhension et de bienveillance à l’égard
de tous les Hommes.

Rencontre
Se trouver en présence d’autres que soi.

Définitions élaborées à partir de plusieurs dictionnaires.
 

Politique internationale
et grandes institutions

Marcel Boisard (ONU), Stéphane Hessel (ancien ambassadeur de France), Jean Fabre (Programme des Nations unies pour le développement), Annick Thébia-Melsan (Dialogue entre les civilisations, ONU), Adama Samassékou (Mali), Godfrey Nzamudjo (Bénin), Vivian Labrie (Québec sans Pauvreté), Chico Whitaker (Conférence pour le développement permanent, Right Livelyhood Award 2006, prix Nobel  Brésil), Monique Barbut (UNEP), Abdou Diouf (Organisation internationale pour la francophonie), Enzo Fazzino (UNESCO), Aminata Traoré (Mali), Denise Bombardier (Canada), Georges Corm (Liban), Théo Klein (France-Israël), Haïle-Mickaël-Tadelech (Éthiopie, ambassadeure)…

Universitaires, chercheurs,
intellectuels, artistes

Patrick Viveret (philosophe), Axel Kahn (généticien), Kathleen Modrowski (New York), Catherine Dolto (haptothérapeute), Abd Al Malik (artiste), Joël de Rosnay (prospectiviste), Max Armanet  (journaliste), Philippe Merlant (La Vie), Gérard Wormser et Wafaa Fawzi (ENS), Yu Shuo (Université de Pékin), Yves Soudan (Institut pour les droits de l’homme), Edgar Morin (philosophe), Fazette Bordage (Mains-d’œuvre), Nathalie Veuillet (La Hors De), Sandra Martinez (Kiwat compagnie),

Boris Kagarlitsky (Moscou), Faouzi Skali (anthropologue, soui, Maroc), Siddartha (Pipal tree, Inde), Sossé Sossou (écrivain, Bénin), Albert Jacquard (généticien), Joseph Ki-Zerbo (intellectuel, Burkina Faso), Jordi Borja (Barcelone), Rokia Traoré (artiste), Lama Demys Rinpoché (Karma Ling), Zhang Lun (sociologue, Chine), Guy Walter (Assises internationales du roman), Daniel Kambéré (artiste, RDC), Christel Hartmann-Fritsch (Berlin), Gaston Kelman (écrivain), Eugène Ebodé (France/Cameroun), John Ralston Saul (Canada), José Mpundu (RDC, Marche de l’espoir), Pascal Picq (paléoanthropologue), Coline Serreau et Boubacar Diallo (cinéastes)…

Associations
Arnaud Apoteker (Greenpeace), Bertrand Charrier (Green Cross), Olivier Brachet (Forum Réfugiés), Bernard Bolze (Trop, c’est trop), Jean-Baptiste Richardier (Handicap International), Guy Kastler (Confédération paysanne), Lionel Roche (APPEL), Claude Lardy (Bioforce), Mireille Mendès France (Mouvement pour la paix), Henryane de Chaponnay (Cedal, Amérique latine), Bernard Dréano (Cedetim), Michel Mousel (4D), Pierre Calame (FPH), Nadine Outin (Organisation des droits de l’enfant), Shoki Ali-Saïd (Association d’amitié Franco éthiopienne), Pierre Rhabi (Terre et humanisme), Ryadh Sallem (champion d’Europe basket - fauteuil), Wanda Munoz (Handicap International, Mexique), Edgar Laloum (Beït – Ham, Palestine – Israël),

Hugues Puel (Economie et Humanisme), Serge Orru (WWF), Georges Képénékian et Jean-Pierre Claveranne (Fondation Bullukian), Jean-Baptiste de Foucauld (Solidarités nouvelles face au chomage), Fernanda Leite (Centre culturel œcuménique - Jean-Pierre Lachaize)…

Monde de l’entreprise
Hugues Sibille (Crédit coopératif), Philippe Marcel (Adecco, IMS), Martin Robin et Rodo Tisnado (Architecture studio), Alain Godard, Bernard Saincy (CGT), Pierre Souchaud (revue Artension), Bruno Lebuhotel (Urscop), Daniel Gouffé (ERAI), Sylvie Fourn (Pollutec), Thierry Vandevelde et Antoine Frérot (Veolia), Philippe Aigrain (Sopinspace), Sylvie Benard (Oree, LVMH), Philippe Desmarescaux (Biovision), Dominique Cherblanc (EDF), Jacky Blanc (La Nef), Arnab Chowdury (Inde, Pondichéry)…

Élus et monde politique
Le président du Grand Lyon, les vice-présidents du Grand Lyon, les maires, adjoints, élus des communes du Grand Lyon, les députés du Rhône, Simon Compaoré (maire de Ouagadougou), Catherine Trautmann (députée européenne), Jean-Pierre Worms (Observatoire de la démocratie à Paris), Bernard Dossou (maire de Porto Novo, Bénin), Didier Jouve, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes…