2018 Programme Lyon 6, 7 et 8 juillet

Il est trop tard pour être pessimiste!

La Résistance aujourd’hui c’est l’optimisme!

Comme le disaient les Résistants Raymond Aubrac et Stéphane Hessel

Choisir d’être heureux, c’est un acte de résistance politique

nous dit Patrick Viveret
dialogues-humanite-2018

Prenons soin de chaque humain par l’émergence d’une citoyenneté planétaire, d’un Conseil  de sécurité de l’humanité et d’un Conseil mondial des sages

Selon Jacques Lecomte, le vrai optimisme a besoin de réalisme pour ne pas tomber dans l’illusion, mais également que la forme la plus appropriée de réalisme consiste à être un optimiste actif. (…) Le réalisme, c’est aussi de mesurer le chemin déjà accompli et d’encourager à poursuivre l’action, car oui, il nous reste encore beaucoup à faire ! D’où la nécessité de l’optimisme. Non pas un optimisme béat de l’attente paresseuse, mais un optimisme résolu de l’engagement. Les meilleures nouvelles peuvent émerger si chacun d’entre nous fait sa part.
Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez !, p. 10-11
Une troisième approche est à la fois optimiste et réaliste. Elle considère que chaque être humain a en lui des potentialités vers le bien et le mal, vers l’amour et la haine, vers l’altruisme et l’égoïsme. Il la qualifie d’optiréalisme.
La bonté humaine; empathie, altruisme, générosité p 298
La meilleure manière d’être réaliste, c’est d’être profondément optimiste et idéaliste. (…) Il nous faut passer du pessimisme désespérant à l’optiréalisme inspirant.
Les entreprises humanistes, comment elles vont changer le monde p 462

Parcours 1 Notre pays c’est la Terre!

Parcours 2 Sortir du double déreglement climatique

Parcours 3 Du bon usage du numérique

Parcours 1: Notre pays c’est la Terre!

    Les avancées du Conseil de sécurité de l’humanité, pour construire une mondialité apaisée et apaisante

    Vers un Conseil des sages par l’expérimentation, l’identification des conditions à réunir. Ateliers proposés par Yves Mathieu et Agora

    Agora possible: Héritiers, chemin faisant! A l’écoute des jeunes générations. 50ème anniversaire de la mort de Martin Luther King, 100ème de la naissance de Nelson Mandela, 70ème de la mort de Gandhi, 10ème de la mort de Aimé Césaire 
    A partir du témoignage des jeunes danseurs urbains de Vénissieux de la Cie Second Souffle qui reviennent de leur voyage aux Etats-Unis sur les traces de Martin Luther King, Karim Mahmoud-Vintam et le jeunes citoyens d’or, avec la participation de porteurs de Dialogues en humanité dans le monde ainsi que de Annick Thébia-Melsan, Babacar Mbengue Maire de Dakar Hann-Belair, de Oumou Sall Seck Maire de Gao au Mali, de Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation Mémoire des migrations; du Sud de l’Inde à l’Himalaya avec Arnab Chowdhury, Siddhartha, Aviram Rosin, Usha Kumari Soolapani et Devinder Sharma

    Agora possible: L’incroyable aventure de l’humanité, l’humanité vit une aventure incroyable, une aventure inconnue gigantesque, formidable dont nous n’avons jamais pu deviner le sens. Une aventure indéterminée puisque, comme le disait Héraclite, elle est le fruit d’amour et de discorde, ou selon Freud d’Eros et de Thanatos. Il nous faut prendre le parti d ’Eros. Ce qui n’est pas toujours facile. En militant au parti communiste, dit E. Morin, « j’ai cru prendre le parti d’Eros. Or c’était celui de Thanatos ». En présence des Pr Marie-Antoinette et Henry de Lumley, directeur de l’Institut de paléonthologie humaine de France, auteur du livre Sur le chemin de l’humanité; le réseaux des convivialistes

    Bien Vivre à Lyon, ballade urbaine entre le parc de la Tête d’or et le Vieux Lyon, le Vieux Lyon et le parc Tête d’or, samedi 7 juillet, par le CCFD-Terre solidaire, en résonnance du Forum international pour le Bien vivre de Grenoble (6-8 juin). Départ à préciser

    Agora ou Comment la Téranga qui signifie hospitalité en sénégalais nous enseigne aujourd’hui que tout le monde reçoit et que tout le monde est reçu?

    Contes du Bénin par Irène Koukoui et les porteurs de Dialogues au Bénin

    Je crois en une contamination de l’amour, de la bienveillance, de la douceur et de l’intelligence. Chaque fois qu’on pose un acte de tendresse, d’affection, d’amour, chaque fois qu’on éclaire quelqu’un en lui donnant une écoute, un conseil, on modifie un tout petit peu l’avenir de l’humanité dans le bon sens. Christophe André

    Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. Albert Camus lettre à René Char

    Le monde a besoin de femmes et d’hommes qui, habités par une liberté intérieure, sont à distance des idées de puissance, de reconnaissance, pour privilégier l’attention à l’autre, source de fraternité. Bernard Devert

    Parcours 2: Sortir du double dérèglement climatique: le réchauffement climatique et la glaciation relationnelle

    • démontrer en acte l’art du Bien vivre face au double dérèglement climatique: celui du climat sur la Terre, celui du mal-être voire la glaciation émotionnelle (comme l’appellent Patrick Viveret et Abdenour Bidar)
    • face au dérèglement climatique, nous avons 3 ans pour agir! la mise en oeuvre des engagements pour tenir le délai de 2020 voir l’article dans la revue Nature sur le temps qu’il reste pour tenter de limiter le réchauffement à 2°, et l’appel pour 2020 http://climat-2020.eu/3-ans-pour-agir/. Avec le collectif Transition citoyenne, Villes en Transition, les réseaux internationaux comme Energy Cities, le Réseau Action Climat, les scientifiques du GIEC dont Jean Jouzel, Negawatt avec Dominique Gauzin-Muller et Thierry Salomon, le Pr Emerson Sales du Brésil. Voir les enjeux d’un dialogue facilitateur COP23 et COP24
    • Appel à projets pour démontrer l’économie symbiotique en acte, à partir de l’ouvrage d’Isabelle Delannoy aux éditions Domaine du possible/Acte Sud.
      Comment chacun (habitants, nouveaux arrivants, associations, villages et villes, écoles, universités) peut-il devenir moteur d’une économie circulaire et symbiotique?
      Les entreprises qui basent leur résultat sur de nouveaux indicateurs de richesse prennent en compte le bonheur au travail, le respect de la nature et la sortie des énergies fossiles, l’hospitalité, la RSE, le cycle de vie des matériaux, la citoyenneté active, la coopération, le Bien Vivre.
    • Quels sont les leviers (et les freins à lever) pour accélérer la transition énergétique et citoyenne? dans les territoires, villes et villages en continuité, reliés dans le monde pour se donner de la force mutuelle
    • L’entr’aide, l’autre loi de la jungle: effondrement et résilience avec Pablo Servigne, Gauthier Chapelle, Emmanuel Prados, le réseau des Convivialistes
    • L’atelier Du jardin d’enfants au jardinage des petits humains avec Dr Catherine Dolto: une nouvelle façon d’envisager l’expression Jardin d’enfants
    • Ballade urbaine entre le parc de la Tête d’or et la Vieux Lyon sur le Bien vivre en acte à travers Lyon, suite au Forum international du Bien Vivre avec la CCFD Terre Solidaire
    • atelier initiation APLHUS ou introduction au tact précédé d’un film l’art de la toilette, est-ce que c’est possible de prendre soin des personnes? faut-il une formation?
    • agoras Vive l’optimisme: une Cle pour vivre en bonne santé ou Des relations plus chaleureuses, est-ce que cela s’apprend ? avec Gabrielle Smit  des médecins + CNV + Fabrique Spinoza et l’haptonomie + soins paliatifs + Association morts sans toit
      Comment humaniser l’accueil des patients? selon Frédéric Weber, la qualité de présence dans le soin et l’accueil des patients.
    • Récit_stances ou l’optimisme face au risque de la glaciation émotionnelle (vs climatique et numérique) et le dépassement de soi, avec l’ultramarathonien Malek Boukerchi
    • Cultiver son jardin est un acte de résistance. Croisons le vécu des femmes semencières comme Usha Soolapani du Kerala au Sud de l’Inde, qui a réussi à sauver plus de 500 semences anciennes de riz avec les fermiers en Inde. Devinder Sharma penseur et analyste de l’alimentation et de l’agriculture en Inde et dans le monde. Olivier de Schutter récent rapporteur des Nations Unies pour la souveraineté alimentaire. Siddhartha qui valorise le raghi ou millet en Inde, Fatou N’Doye de Enda Graf Sahel qui développe les micro-crédits par les femmes pour les femmes. Que se passe-t-il à partir des initiatives sur l’alimentation et l’agriculture, le réseau des fermes d’avenir, Terres de liens, le Passe-jardin, les projets d’agriculture urbaine dans les villes exemplaires.
      Culture agriculture enjeu social, travail d’écriture au Kef en Tunisie, propositions de Françoise Coupat, metteuse en scène sur les 2 rives de la Méditerranée à partir du film de Habib Ayeb Couscous: la graine de la dignité. 
      Tissons une continuité d’intelligence entre le monde rural et le monde urbain en écoutant les personnes charnières. Le lien à la terre/Terre nous rapproche: concrètement que se passe-t-il dans le quartier de la Guillotière?
      Projets amplifiés des jardiniers et des citoyens actifs. Expériences partagées d’éco-villages, d’écoles de la nature intégrale au Brésil et au Québec; du Bhoomi College à Bangalore en Inde; de la Biovallée dans la Drôme avec Claude Veyret; Les Amanins. Où nous emmènent l’action de VRAC, des incroyables comestibles, de la Légumerie, 
      Reforestation à grande échelle de l’Inde au Kenya à Haïti pour accélérer la lutte contre l’effet de serre, rapprocher les humains de l’agroforesterie avec Yorit et Aviram Rozin de Sadhana Forest

    • Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien disait l’Abbé Pierre.
      Créons des cohortes de crapauds fous propose Thanh Nghiem et Cédric Villani.
      Des millions de révolutions tranquilles sont déjà à l’oeuvre selon Bénédicte Manier.

    • Grandir en humanité par l’écosystème sport-santé? Quel engagement pour quelle performance humaine en entreprise?  la TEEM de Patrick Gaillard et Chadia maillé avec le chorégraphe Azdine Benyoucef, le champion de Basket et Rugby fauteuil Ryadh Sallem, l’Ultra-marathonien Malek Boukerchi

      témoignages de vie croisés de démocratie en entreprise, RSO, RSE, avec les juniors entreprises, les jeunes chercheurs de l’IAE, le Labo de l’ESS,

      Coopérations-actions: pratiques de sociocratie aux Dialogues en humanité, management humain et sensible avec le réseau d’entreprises LVED Lyon Ville Equitable et Durable , Dounia Besson, Sophie Turcano et Thierry Roche; Bénévolat et mécénat de compétence, formation et essaimage de bonnes pratiques avec Clémence Vuillecard directrice régionale de l’association ProBonoLab, Lorella Pignet-Fall de l’ALPADEF, Fatou Ndoye ENDA Sénégal

    Parcours 3: Du bon usage du numérique

    - les enjeux du Numérique: la nature et les risques d’un processus de type «Big Brother» ou comment sortir de la servitude volontaire 3.0 (cf. le Projet Sesame chinois de notation de toute personne et de toute activité) et le rôle de plus en plus dangereux joué par les GAFAM ( Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) côté américain. Invitation à construire un processus fécond d’ici l’été avec la Fabrique des Communsl’Assemblée virtuelle, les réseaux autour de l’Institut des futurs souhaitables, l’Archipel citoyen Osons les Jours heureux
    Sortons des logiques binaires. Contruisons des stratégies dynamiques pour contrer ce que Joseph Stiglitz appelle le totalitarisme marchand / Apprenons à discerner la partie positive du numérique source de bénéfices (au sens éthymologiques de bienfaits) pour tous. 
    Des directives européennes et françaises se mettent en place pour limiter la collecte des données personnelles des internautes par les géants du Net. Ces régulations surviennent alors que l’hégémonie de Google et Facebook sur la publicité numérique est presque totale. Des initiatives pour protéger les données des utilisateurs, sortir de Google et Facebook existent. Deux français, Framasoft et Cozy Cloud y travaillent.

    Atelier Il était une fois l’information avec Damien Fort et l’association 9 milliard en 2050 pour vivre ensemble de façon pacifiée

    Agora possible: Médecins et patients dans le monde des Data, des algorithmes et de l’intelligence artificielle. identifier les risques et les avantages de la société numérique

    Agora La nouvelle responsabilité que nous donnent face à l’avenir les connaissances sur l’épigénetique et la plasticité neuronale.  L’intelligence et l’Affectif ça se cultive, avec Dr Catherine Dolto

    Agora possible avec Monique Dagnaud GénérationY et le modèle californien, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle sur l’entr’aide, l’autre loi de la jungle

    Avec les réseaux sociaux, le médium est conçu pour générer en priorité des formes d’échanges profitables à son seul concepteur. Quels sont les modèles économiques des services apparemment gratuits qui nous y sont proposés ? Comment des bataillons d’ingénieurs travaillent-t-il à nous faire aller là où nous n’avions pas prévus, bien que nous n’ayons commis apparemment aucune erreur dans l’organisation de notre parcours ? Comment certains jeux vidéo baissent-ils le niveau de difficultés en fonction des performances du joueur de façon à lui faire croire qu’il apprend très vite et lui donner le désir de continuer ? Bref, il est essentiel d’organiser un enseignement sur la manière dont notre attention est mise au service d’une logique économique vorace, alors même que nous avons seulement l’impression de cultiver notre réseau social ou de nous amuser. Selon le psychiatre Serge Tisseron
    Ce n’est pas parce que les adolescents d’aujourd’hui seraient plus violents que ceux d’hier que leurs échanges sur Internet basculent si souvent dans l’outrance, la caricature, et la violence verbale. C’est parce que telle est la pente sur laquelle chacun s’engage inévitablement quand il interagit verbalement avec quelqu’un qu’il ne voit pas. La communication quotidienne s’organise en effet pour chaque être humain autour de la perception du visage de l’autre et des mimiques par lesquelles il accompagne à chaque instant la réception de nos propos. Que celle-ci disparaisse et tout se complique.

    contributions au pré-programme à partir des 3 parcours

    Chaque matin de 10h à midi, lancement des Dialogues en humanité:

    Inspirations et réciprocités

     Quelles avancées par les porteurs de Dialogues en humanité? à Bruxelles (les 30 juin et 1er juillet) et Molenbeek, Dakar, Bangalore, Salvador de Bahia, Rio, Terra Mirim, Pedra Do Sabia, Seattle, Boston, Montréal, Lac-Mégantic, Rabat, Chandigarh, Himalaya, Sadhana Forest, Kabini (près de Mysore), Addis Abeba, Dire Dawa, Thies, Oran, Bangui, Chamonix, Berlin, Grenoble, Strasbourg, Paris, La Duchère, Villeurbanne, La Darnaise aux Minguettes, Prato, le Vieux Lyon 5è arrondissement,…
    et les initiatives locales reliées de conseils de sages à Seattle, Dakar, Bangalore, Salvador de Bahia, Boston, Montréal, Porto Novo, La place du Pont

    Tout Va Bien, le journal qui réinvente demain, journalisme de solutions (locales et plus). Pour apprendre avec l’équipe de Laurianne Ploix

    Ouverture toujours plus grande aux enfants tant dans les ateliers du sensible que dans les agoras. Projet avec les Francas

    ATD Quart Monde renouvelle ses contributions dont l’expérimentation de territoires zéro chomeur de longue durée et la création d’entreprise à but d’emplois (agora Droit à un emploi/activités pour tous?) en lien avec une journée régionale d’ATD et d’autres organisation
    Université Quart-Monde le samedi matin et Scènes ouvertes. propositions d’un atelier «Il faut lutter contre les préjugés»

    Préparation pour 2019 en lien avec les 17 Objectifs communs pris au niveau des nations pour un développement durable ODD, dont le premier est »Eliminer l’extrème pauvreté et la faim»http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/poverty/

    Les petits frères des Pauvres mobilisent les personnes accompagnées du territoire proche

    La santé des abeilles dans diverses régions du monde. Apiculture, santé, prise de conscience de la biodiversité, de la flore, de l’agroforesterie, création d’activité et de dignité. L’exemple des Pygmées dans la région du Congo avec Alain Chevalier président d’APIFLORDEV, l’exemple des tribus des forêts cueilleurs de miel sauvage en Inde et initiateurs de Dialogues en humanité depuis 2015.
    Ateliers du sensible et temps de coopération action: Voyages en miels (dégustation des miels que vous apporterez) samedi 7 juillet 2018

    Témoignages croisés de rencontres et de voyages engagés, en quête de sens tels que Vanessa Beuchot l’éclaireuse écoptimiste, l’ultramarathonien Malek Boukerchi, Alba Maria de l’éco-village Terra Mirim, Debora Nunes créattrice de l’école d’écologie intégrale au Brésil

    Témoignages croisés Papa à la maison, avec Vido Rion, Soki Ali Said, Jean-Jacques Ancel,  dimanche soir après un atelier/agora le vendredi avec les enfants des écoles et des ALAEE

    Opéra «Le grande duchesse de Gerolstein» d’Offenbach par la troupe lyrique Voix En Développement et la mezzo-soprano Malika Bellaribi-Le Moal, ainsi que la participation des choristes de Bondy, Créteil, Nanterre, Paris, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Rilleux-la-Pape, Lyon. Vendredi 6 juillet 2018

    Danse urbaine «Sur les traces de Martin Luther King» par la Compagnie Second Souffle qui reviendra de sa tournée aux Etats-Unis et par BAAZYK les jeunes porteuses d’une initiative de Dialogues en humanité à La Darnaise à Vénissieux

    Chorales ATD Quart Monde et Chant Papiers

    Le Théâtre X avec les habitants de la Duchère

    En route bercé.es par le monde avec la Compagnie des ArTpenteurs et Patrice Vandame

    Théâtre de la transformation avec Rama Mani

    Annie Flore Batchiellilys a mis la puissance de sa voix et de son art au service de son amour pour la paix des peuples et pour la paix au Gabon. Au répertoire bilingue trés poétique, ses chants et les ryhtmes de ses musiques impulsent une énergie qui fait danser les corps. Ses positions en faveur de l’unité du peuple du Gabon l’ont contrainte à venir s’installer en France.Elle donne de multiples concerts comme à l’Olympia qui connaissent un grand succès. Quand elle chante le Gabon j’ai l’impression que c’est toute la terre de l’Afrique qui s’exprime par sa voix nous dit Nadine Outin

    Adam Senghor auteure compositeure, chants et danses du Sénégal. Elle nous fera vibrer et danser à l’élan des musiciens percussionistes africains

    Fayçal Salhi magnifique joueur d’Oud, actif pour les Dialogues en humanité dans ses tournées internationales.

    Gilles de la Buharaye pianiste, compositeur, sculpteur et grand voyageur dont la cécité n’est pas un frein à sa créativité ni à son envie de transmettre. Vie en Avignon

    Arnab B. Chowdhury compositeur pianiste joueur de tablas indiens, musicothérapeute, de Pondichery en Inde Concert et masterclass sous forme d’un atelier Know your rythm! Dimension interculturelle et internationale

     joyeux concert de ukulélé (prononcez youkoulélé) avec la formation Lugdunum et Hervé Groléas

    Et si on devenait HUMAINiTERRE?
    bienvenus a ce spectacle surprise
    concu specialement pour
    Dialogues en Humanite 2018
    Tissons ensemble une nouvelle Tapisserie de l’Humanite sur Terre, avec
    L’ART époustouflant de Michel Granger,
    La MUSIQUE transcendante de Paul Grant (santoor, sitar, tabla)
    et le THEATRE transformant de Rama Mani

    Films documentaires

    • de Bruno Vienne : Henryane de Chaponay, graine d’avenir
    • de Anne Murat : Révolution intérieure
    • de Lionel Rebornaz: SIGAO (et le rapport à la vitesse); Nos frontières; Horizons. En lien avec les collectifs artistiques dans les quartiers de la Métropole de Lyon et le Festival Les Inattendus du 9 au 17 février 2018.
    • de Habib Ayeb Couscous: la graine de la dignité

     

    2 textes inspirants:

    L’Afrique, berceau de l’écologie

    Contrairement à la cosmologie occidentale moderne, qui a transformé la nature en ressources et en matière inerte à disposition des humains, les cosmologies ­africaines définissent la nature en un ensemble vivant, dynamique et ouvert.

    LE MONDE | 17.12.2017 Par Séverine Kodjo-Grandvaux (philosophe)

    Etre une philosophe nomade. Pratiquer la pensée comme errance. Refuser de marcher sur un chemin tracé d’avance, prête à accueillir la rencontre dans ce qu’elle a de plus inattendu, lorsqu’elle nous dépouille de ce que nous sommes pour nous révéler à nous-mêmes. Advenir à soi par la ­médiation de l’autre. Comprendre enfin que penser avec les philosophes africains, c’est se penser.

    Terre berceau de l’humanité, l’Afrique n’est pas – et n’a ­jamais été – ce monde à part et hors de l’histoire qu’ont fantasmé nombre de discours philosophiques, anthropologiques et politiques européens. Se pencher sur les problématiques environnementales à l’heure de l’anthropocène, ou du « capitalocène », ne peut se faire sans prendre en considération les conséquences écologiques, sanitaires, sociales, politiques… désastreuses d’un système économique mondialisé pour une région qui abritera 40 % de l’humanité en 2100.

    Quel récit ?

    Contribution libre de Patrick Viveret  issue d’un échange d’abord au sein d’un diner du groupe initiateur d’ « Osons demain » puis le lendemain d’un comité de préparation des rencontres internationales des Dialogues en humanité autour de deux questions qui intéressent directement l’ensemble des Jours heureux : quel récit porter collectivement et comment construire un archipel en acte par rapport aux defis planétaires de 2020 ?

    Celui qui pourrait être racontée par une  femme, appelons la Solenne Rieussec), d’une cinquantaine d’années, née au début du 21 ème siècle et s’exprimant en 2050, sur la période critique traversée par  l’humanité entre 2018 et 2040 et singulièrement dans les années précédant 2020. A l’époque, en 2017,  la période est marquée par  un gouffre entre les alarmes régulières, notamment des scientifiques concernant le dérèglement climatique, et  la faiblesse des actions effectives engagées, en particulier par les états pourtant tous signataires en 2015 d’un accord jugé historique à Paris. Ainsi, malgré ces alarmes ( appel de Nature: «il nous reste trois ans» en juin 2017, manifeste des 15000 scientifiques à la veille de la Coop 23 à Bonn pour indiquer qu’il sera bientôt trop tard pour éviter un emballement du dérèglement climatique mais aussi pour affronter positivement d’autres grands défis tels les risques majeurs sur la biodiversité ),  le «business as usual»se poursuivait comme si on ne croyait pas à ces alertes ou si l’on s’était déja résigné à l’idée que la bataille allait être perdue.  Même la France où un écologiste célèbre était devenu ministre d’état du gouvernement avec le titre ambitieux de ministre de la transition écologique et solidaire, on  était loin d’être à la hauteur des objectifs affichés par son président lors d’un discours en anglais prononcé après le retrait du président américain des accords de Paris et résumé par la formule « make our planet great again ! »

    Du coup l’autre dérèglement climatique, celui de la glaciation émotionnelle et relationnelle qui se caractérise par la montée des peurs, des replis identitaires, des sentiments d’impuissance, bref ce que le philosophe Spinoza appelait » les passions tristes» conduisant aux catastrophes humanitaires paraissait plus dangereux encore que les effets du dérèglement écologique conduisant à l’aggravation des catastrophes naturelles. Après l’élection de Donald Trump aux Etats Unis et son retrait annoncé en 2017 de l’accord de Paris un cycle régressif dramatique paraissait s’enclencher. Un auteur spécialiste des questions écologiques, Bruno Latour, avait même émis dans un livre intitulé «  Où atterir ? » que tout se passait comme si les classes dirigeantes étaient en réalité bien conscientes de l’impossibilité  de poursuivre les modes de croissance actuels pour dix ou douze milliards de personnes et qu’ils en avaient tiré, eux, la conclusion, ne voulant pas renoncer à leurs modes de vie, qu’il n’y avait en effet pas assez de place sur cette planète et qu’ils avaient donc décidé de s’en sortir seuls. Le creusement des inégalités, le renoncement à la perspective de gouvernance mondiale au profit d’un repli identitaire (notamment sur les Etats Unis avec Trump) et la dénégation du changement climatique pour ne pas avoir à affronter les questions de changement de mode de croissance étaient la conséquence de ce  cynisme parfois conscient et souvent encore inconscient à l’époque.

    Que s’était il passé fin 2017 qui avait permis de donner un coup d’arrêt à la grande régression qui s’annonçait et permettre au contraire, à partir de 2020, d’enclencher à l’inverse un chemin vers une grande transition inscrivant le Bien Vivre non seulement comme perspective mais aussi comme méthode d’action tant en termes de résistance que de propositions et d’expérimentations ?

    Plusieurs éléments avaient joué un rôle important dans cette perspective, notamment, la proposition, lors du forum social mondial de mars 2018 à Salvador de Bahia, de deux  réseaux internationaux celui  des Dialogues en humanité et celui issu du « manifeste convivialiste » d’un processus mondial alliant « citoyenneté planétaire et bien vivre » et organisant la création d’un « Conseil de sécurité de l’humanité » appuyé par un « conseil de sages » , lui même proposé par une nouvelle édition d’un « sommet des consciences » qui s’était tenu pour la première fois en 2015 avant la conférence de Paris sur le climat.

    Encore jeune à l’époque, elle avait 18 ans, notre récitante s’était passionnée pour la rencontre de Bahia mais s‘était surtout investie dans ce qui s’était dénommé en France « l’archipel Citoyen : Osons les Jours heureux ! » qui avait vu le jour fin 2017 lors d’une rencontre de responsables d’une cinquantaine d’organisations tenue dans une petite ville de l’ile de France, à Villarceaux.

    C’est en effet au sein de cet archipel qu’une campagne d’un nouveau type destinée à sensibiliser les consciences avait été imaginée puis mise en œuvre en appui du Tour d’Alternatiba, l’une des associations de l’archipel les plus en pointe sur l’enjeu du dérèglement climatique . Solenne se souvenait de l’intervention d’un participant qui l’avait marqué à l’époque :

    «Nous sommes  pris au piège d’une injonction contradictoire. Si nous sommes lucides sur les risques nous sommes accusés de catastrophisme et nos alertes finissent par nourrir la peur, l’impuissance et finalement le déni pour ne pas voir venir l’abîme. Si nous nous tournons vers l’espérance, nous voici bisounours idéalistes, sans prise sur le réel et même soupçonnés de préparer un enfer pavé de nos bonnes intentions. Au total nous nous bloquons simultanément du côté de l’intelligence et de la volonté. Nous n’allons pas au bout de l’invitation de Romain Rolland et Antonio Gramsci nous exhortant à allier «le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté». Notre optimisme est aussi mou que notre pessimisme , notre volonté aussi peu créative et notre intelligence aussi peu lucide. Comme le note Jean Pierre Dupuy à propos des catastrophes : » nous le savions, mais nous n’y croyions pas !»…Bref nous sommes en train de rater une opportunité cruciale…»

    Comment sortir de cette injonction contradictoire s’était demandé le groupe réuni à Villarceaux pour imaginer  une campagne d’action destinée à favoriser  un réveil des consciences et produire des changements significatifs d’ici 2020 ? La réponse avait été : Faisons l’inverse de cette double autolilmitation tant du côté des risques que des potentialités créatrices.  Osons dire le cauchemar dans lequel nous sommes déjà entrés pour mieux nous autoriser nos rêves et dire qu’eux aussi ont déjà commencé à se réaliser à l’instar de ce que racontent des films comme «Demain!» ou  des livres comme «un million de révolutions tranquilles» , cette formidable créativité planétaire des forces de vie, de l’Éros à Nouveau mobilisé contre Thanatos comme le rappelle avec force Edgar Morin dans son hommage à Stephane Hessel prononcé lors du centième anniversaire de sa naissance.

    Osons dire Oui à Demain ! Osons dire que  les années qui viennent seront les plus intenses de nos vies :  le peuple de la Terre, notre famille humaine , est à un tournant décisif de son histoire et elle n’a pas le droit à la sortie de route. Créons les conditions pour que nos enfants  se souviennent longtemps de ces années décisives qui commencèrent d’inverser la tendance au cauchemar entre 2018 et 2020 pour ouvrir ensuite un chemin d’espérance entre 2020 et 2040….

    2) C’est sur cette base qu’une campagne avait été imaginée appuyée en France sur le Tour d’Alternatiba et développée sur les places publiques du monde entier après la mutualisation des initiatives débattues lors du forum social mondial de Bahia en mars 2018.

    L’objet de cette campagne fut de mettre en scène et en acte  ce récit enrichi de multiples situations et personnages en fonction des cultures et des histoires différentes mais avec pour point commun cette double représentation des alertes sur les risques et des forces créatrices en action. D’ailleurs les uns et les autres avaient repris le terme commun de REVE alliant le R de la Résistance créative face aux grandes régressions écologiques sociales ou démocratiques, le V de la vision transformatrice qui décolonise les  imaginaires et permet de sortir de la sidération ( la fonction du recit) et sans attendre le E de l’expérimentation anticipatrice qui donne à voir l’extraordinaire créativité déjà presente dans tous les domaines entrepreneuriaux  sociaux, spirituels tout autant qu’educatifs, écologiques ou démocratiques . A ce REV on pouvait  ajouter le dernier E celui de l’éthique comme discernement mais aussi de l’evalutaion democratique comme deliberation sur ce qui fait valeur comme force de vie ou comme destruction de valeur redonnant aussi aux termes de bénéfices et de pertes leurs Sens originels d’activités bénéfiques, sources de bienfaits, ou d’activités nuisibles susceptibles de conduire l’humanité à sa perte. Comme les termes de Resistance, Experimentation, Vision et Evaluation étaient aussi utilisables en anglais on pouvait donc simplement ajouter dans la langue de Shakespeare que ce REVE était aussi un Dream.

    Ainsi cette campagne s’était organisée sur les places publiques du monde entier reprenant la suite des Indignés, d’Occupy Wall street, de Nuit Debout mais en  en accordant par choix une priorité à la perspective créative afin de mettre  en œuvre  le précepte de Mathieu Ricard » il est trop tard pour être pessimiste!». Pour cette mise en scène tant des risques que des opportunités on avait  imaginé des panneaux indiquant le compte à rebours par rapport aux échéances 2020 et  repris l’idée d’une  cotation citoyenne telle celle imaginée dans le film «Enfin des bonnes nouvelles!» de Vincent Glenn. La campagne avait pris  aussi d’autres formes ludiques de type carnaval avec défilés de chars et toujours une forte Présence de composantes artistiques ( Cine, Theatre, orchestres, chorales etc.) . Dans chaque pays on avait intégré tous les grands Rendez vous , initiatives projets qui avant  2020 concouraient à cette perspective: En France il s’agissait du tour Alternatiba, des actions contre les lobbys et l’évasion fiscale, des initiative de l’Economie sociale et solidaire, du Pacte de la transition, des colibris, de l’appel des solidarités de la manière d’inscrire l’enjeu des élections municipales dans une telle perspective. A l’échelle internationale , Les Dialogues en humanite présents sur quatre continents, le forum social mondial en mars au Bresil, et un nouveau Sommet des consciences, avaient joué également un rôle crucial pour construire en acte cet archipel d’initiatives citoyennes. Ce qui avait considérablement renforcé l’énergie créatrice de l’ensemble c’était la prise de conscience intervenue lors du forum social mondial de Porto Alegre de la nécessité d’articuler Transformation sociale et transformation personnelle dans une même dynamique et de pratiquer sans attendre le bien vivre en acte dans tous ces mouvements afin d’éviter les effets pervers de ce que l’on avait appelé avec humour « le militantisme sacrificiel »

    C’est cette campagne qui avait conduit à l’émergence d’un grand mouvement citoyen mondial obligeant les acteurs économiques et politiques à sortir enfin de leur attentisme et de leur cynisme car ces citoyens étaient aussi des consommateurs et des électeurs et leur poids ne pouvait être négligé. Des mesures significatives avaient ainsi pu commencer de limiter la casse par rapport aux rendez vous critiques de 2020 et permettre ensuite, lors des vingt années suivantes d’enclencher un processus permettant au peuple de la terre d’entamer une nouvelle phase positive de son histoire, celle de son humanisation après celle de son hominisation…

    A suivre….compléter, modifier à votre guise….

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