2019 Programme Lyon

Ouverture des propositions de themes
pour les Dialogues en humanité de 2019

Appel à Projet pour 2019

Les avancées du Conseil de sécurité de l’humanité, pour construire une mondialité apaisée et apaisante

Proposition issue de l’agora en 2018:

Nous citoyennes et citoyens venant du monde entier rassemblés à Lyon lors des Dialogues en humanité nourris par le Rêve de Martin Luther King et par la préparation du 70 ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme proposons de mettre en oeuvre un Rêve citoyen mondial en commençant par quatre grands projets :
1. Utiliser pleinement l’opportunité ouverte par l’UNESCO d’organiser en mars 2019 une semaine des consciences et un sommet des peuples premiers . Nous souhaitons mutualiser cette opportunité en organisant sans attendre ces temps de conscience, notamment lors des rencontres organisées par les Dialogues en humanite sur quatre continents et de nombreuses villes. Ces Temps pourraient nourrir la semaine des consciences organisée par l’Unesco et celle ci les nourrir à son tour ensuite dans le monde entier.
2. À cette occasion nous proposerons de mettre en débat la création ou le renforcement de conseils de sagesse (ou de conscience) à toutes les échelles de territoire, y compris à l’échelle planétaire. Il nous faut en effet introduire dans nos modes de délibération et de gouvernance des dimensions qualitatives et coopératives inspirées par une qualité de conscience au service des biens communs et permettant à notre famille humaine de se considérer elle même comme un Bien commun.
3- Dans le même Esprit, et constatant que le Conseil de sécurité des Nations Unies est loin de jouer ce rôle, nous proposerons de débattre de la création d’un Conseil citoyen de sécurité de l’humanité qui pourrait déjà commencer d’instruire des dossiers vitaux sur lesquels peut se jouer le destin de l’humanité au cours des prochaines décennies ( voir en annexe des premières propositions)
4- Afin de faire progresser ces idées et propositions nous proposons de mutualiser de grands Temps de délibération et de choix publics qui se présentent dans les mois et les années qui viennent dans plusieurs de nos pays et qui sont susceptibles d’avoir un impact pour le devenir de l’humanité. Par exemple nous souhaitons faire des élections européennes de 2019 un grand Temps de debat public dans le monde entier autour de la question : de quelle Europe le monde a-t-il besoin ?

Annexe . Propositions de dossiers à instruire pour le CCSH( Conseil citoyen de sécurité de l’Humanité) Outre le dossier du dérèglement climatique et de ses conséquences en termes de déplacement massif de population si la COp 24 ne prend pas des mesures suffisamment radicales à la hauteur du défi, deux autres grands dossiers pourraient être proposés
• Le risque des armes de destruction massives et notamment nucléaires et chimiques en s’appuyant en particulier sur le traité d’abolition des armes nucléaires initié par 122 pays, appuyé par les plus hautes autorités morales et spirituelles et par la remise du Prix Nobel de la Paix à l’association ayant mené la campagne en ce sens mais ignoré ou méprisé par les puissances nucléaires qui dominent le Conseil de sécurité actuel des Nations unies.
• L’organisation de plans de résilience à toutes les échelles de territoire, y compris planétaire, afin de surmonter les conséquences d’une prochaine crise financière d’autant plus probable que la démesure spéculative à l’origine de la crise de 2008 n’a pas été traitée

avec Patrick Viveret, Edgar Morin, Henryane de Chaponay, XamAM Alba Maria, Bruno Marie Duffé et les contributions des ateliers du sensible animés par Yves Mathieu, Nadine Outin  Florence de Perretti, la participation de Nicolas Bériot de l’agence interministérielle Vers quelle Europe?
Co animation Jean Fabre Groupe de travail inter Agences des Nations Unies pour l’économie sociale et solidaire, Carminda Mac Lorin co organisatrice du Forum Social Mondial de Montréal, Thomas Prédour des Compagnons de la Transition à Bruxelles

Selon Jean Fabre: En 2000 à l’ONU les gouvernements du monde entier se sont fixé 8 objectifs dont réduire de moitié en 15 ans la proportion de personnes sous le seuil de pauvreté. Globalement, l’objectif a été dépassé même s’il n’a pas été atteint dans tous les pays. Ce succès les a encouragé en 2015 à se fixer 17 « objectifs de développement durable » à atteindre d’ici 2030, dont celui d’éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes : une audace jamais vue dans l’histoire de l’humanité ! Il s’agit de construire un monde plus juste, plus équitable, plus durable, donc les bases de la paix. En tant que citoyens nous devons exiger de nos dirigeants qu’ils respectent ces engagements, mais aussi faire notre part. Mettre en place un conseil de sécurité de l’humanité me semble donc pertinent car l’Histoire nous enseigne que le succès de toute initiative tient moins à la nature des institutions qu’aux personnes. Nous sommes une génération charnière : celle qui vit les transformations les plus rapides et les plus profondes de tous les temps à tel point que la vitesse des changements dépasse parfois notre capacité à maîtriser les choses. Il nous faut donc beaucoup de discernement. D’autant que nous avons tout pour réussir : les technologies, les connaissances scientifiques, les institutions, la génération de jeunes la plus instruite de l’Histoire ! Jamais le monde n’a été aussi bien équipé pour garantir une prospérité partagée et la paix. Pourtant,  il y a toujours des conflits armés et les inégalités sont désormais obscènes. Il y a donc un déficit de sagesse. L’humanité doit impérativement se ressaisir. On ne pourra pas gérer en 2050 un monde de 10 milliards d’habitants comme nous avons géré celui de 2,4 milliards d’habitants dans lequel je suis né après la 2ème guerre mondiale. Nous devons d’ores et déjà modifier nos habitudes et ajuster nos empreintes écologiques aux capacités de la nature à l’échelle mondiale. Nous sommes chaque jour de plus en plus interdépendants, et  une minorité qui se comporte mal peut réduire à néant les efforts d’une majorité consciente de l’effondrement des écosystèmes. La responsabilité individuelle et collective est désormais une clé de voûte pour réussir le XXIème siècle. Il n’y a plus d’intérêts individuels des personnes ou des peuples : nous dépendons tous des mêmes ressources et sommes tous dans le même bateau. Il ne s’agit plus de gouverner des institutions mais de maîtriser des situations, donc faire preuve de grande sagesse. Rassembler de grands penseurs élus et des individus tirés au sort me semble une voie pertinente pour faire émerger la sagesse à travers l’écoute mutuelle. Et ce conseil de sagesse devra être construit à tous les niveaux car on en a besoin en chaque lieu où l’on vit. »

Vos propositions pour 2019:Appel à projet/et à démonstration

 Alors que les Dialogues en humanité de Lyon auront lieu du 5 au 7 juillet 2019 au parc de la Tête d’or à Lyon, croisons les enjeux planétaire dès le Congrès de l’ESA sur l’astrophysique du 24 au 28 juin 2019, jusqu’au Mondial de foot féminin dont les demi finales se joueront à Lyon les 2 et 3 juillet et la finale le 7 juillet au soir.
Voir et inclure la fragilité du vivant et de l’humanité sur la planète Terre depuis l’espace avec Thomas Pesquet, Jenny Sorce, Anna Feltre, Hubert Reeves, Etienne Klein, 
Accélérer en conscience, l’entraide, la coopération et l’économie symbiotique comme alternative au déreglement climatique et à la glaciation émotionelle avec Pablo Servigne, Siddhartha, Isabelle Delannoy, Gauthier Chapelle, Antonio Guterres, Fatou Ndoye, Evaezi Otuorimuo
Reconnaitre le féminin et le masculin, le Yin et le Yang, la fraternité et la sororité, le courage et la beauté comme sources d’inspiration pour relever les défis auxquels l’humanité est confrontée

«La Terre vue du coeur»

en résonance de Notre pays c’est la Terre et la Terre vue de l’espace avec les astrophysicien.nes dont Hubert Reeves, Jenny Sorce, Isabelle Vauglin

Le big data est l’affaire de tous,

Parce que cela concerne chacun.e, ne laissons pas le sujet à quelques experts auto-proclamés (cf l’écologie).
Le corps, le cœur et l’esprit sont les futurs leviers du numérique. Votre vision, vos choix sont important pour l’avenir, Impliquez vous!
jjancel

Créations artistiques

Voix en développement

Après la 18è Dialogues en humanité sous les arbres du parc de la Tête d’or et sur le parvis de la cathédrale Saint Jean à Lyon, après le 15è Festival de Bouche à oreille en Gascogne, la troupe lyrique Voix En Développement continue de chanter l’Opéra La grande duchesse de Gerolstein d’après Jacques Offenbach dans le cadre du programme Une Diva dans les quartiers, le vendredi 5 octobre 2018 à 20h au CCO de Villeurbanne, avec Malika Bellaribi - Le Moal et les choristes de Paris, Bondy, Créteil et Villeurbanne. Plusieurs représentations ont eu lieu dans les quartiers des banlieues de Paris et Lyon.
La préparation de l’Opéra Didon et Enée de Henry Purcell va commencer ensuite au CCO de Villeurbanne pour une première au 19è Dialogues en humanité de Lyon le 5 juillet 2019 sous les arbres du parc de la Tête d’or.

Présentation du film de Jean-Gabriel Perriot Y a de la joie dans ce combat

Dans ce film-documentaire, Jean-Gabriel Périot dresse en creux le portrait d’un groupe de femmes pour qui la musique est un moyen de résister et de sortir de l’isolement. Le compositeur Thierry Escaich collabore à cette réalisation en composant la musique originale du film, interprétée par neuf musiciens de l’Opéra national de Paris. Malika Bellaribi - Le Moal accompagnée par les choristes de Paris, Bondy, Créteil et Villeurbanne représente la 3è scène de l’Opéra de Paris

In this short documentary film, Jean-Gabriel Périot draws the portrait of a group of women for whom music is a form of resistance and a means of coming out of isolation. Composer Thierry Escaich contributes the original film score, performed by nine musicians from the Paris Opera

Malika Bellaribi - Le Moal dédicace son livre Les sandales blanches paru aux éditions Mon poche en septembre 2018

MALIKA BELLARIBI LE  MOAL,

une diva dans les quartiers

Malika Bellaribi Le Moal est une cantatrice mezzo-soprano aujourd’hui accueillie par les plus prestigieuses scènes du monde.

Après sa formation au conservatoire international de musique de Paris puis à l’école normale de musique de Paris, elle s’installe dans les années 90 au théâtre du Renard à Paris. Cette salle de spectacle est alors un lieu de création bouillonnant, sur les traces du théâtre du soleil d’Ariane Mnouchkine. Malika Bellaribi Le Moal y propose à un public de plus en plus large des récitals qu’elle entrecoupe de saynètes, s’attachant à raconter des histoires au public.

Elle poursuit ensuite sa carrière en créant elle-même ses spectacles à partir de thèmes regroupant les airs de mezzo-soprano des plus grands opéras : «l’Opéra dans tous ses états», «L’Opéra et ses petites fatalités», «les héroïnes de la méditerranée ». Elle se produit alors dans des salles prestigieuses comme à Gaveau (où elle enregistre son premier album live), à Pleyel, à l’Opéra National du Rhin, à l’UNESCO, au festival Rossini de Pesaro en Italie et à Berlin en Allemagne.

Son talent s’épanoui dans l’interprétation de nombreux rôles-titres comme une remarquable Dalila pour « Samson et Dalila » de Saint Saëns, Rosine du « Barbier de Séville » de Rossini, ou encore la fière et indépendante « Carmen » de Bizet. Sa voix profonde, son timbre rare s’épanouissent pleinement dans le registre parfois lent et proche du contralto du Nisi Dominus de Vivaldi, du Stabat Mater de Pergolèse ou de la Petite Messe Solennelle de Rossini.

Son histoire (racontée dans son autobiographie « Les sandales blanches », 2008 – Calman-Lévy puis 2018 Mon Poche) lui a prouvé l’importance de la mixité sociale et culturelle. Elle fonde en 1999 l’association « Voix En Développement » et met en place l’action « Une diva dans les quartiers ». Depuis plus de quinze ans, elle enseigne le chant lyrique aux habitants des quartiers populaires. Sa troupe, composée de solistes, d’instrumentistes professionnels et de chanteurs amateurs se produit dans de nombreuses salles de France et d’Europe.

Son engagement pour l’accès à la culture lui a valu d’être nommée au grade de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur le 1er janvier 2016 et récemment officier des Arts et des Lettres.

Vagabondages

Vagabondages est une structure culturelle créée en 2007 par Candice Tissier, et qui développe un travail d’accompagnement des amateurs dans leur pratique théâtrale. Notre pratique est fondée sur l’innovation pédagogique et l’excellence artistique. Tous les talents sont valorisés et nous agissons toujours en vue du développement personnel de chaque individu.

spectacle Azaria, passager de l’exil par des enfants apprentis comédiens

«Tu crois que ma vie va t’apprendre quelque chose, mais ma vie, comme la tienne, est parsemée de manques. Tu as raison : un nom sur une pierre ça ne dit rien des douleurs et des joies et les cimetières sont remplis d’anonymes». Wajdi Mouawad

Azaria, passager de l’exil est un spectacle créé avec les enfants apprentis comédiens de Vagabondages. A l’origine, nous avions décidé de travailler autour de la question de l’identité, à la fois cruciale et obscure. Alors qu’elle interroge plus que jamais dans le déchaînement du monde contemporain, comment pouvons-nous l’approcher par le théâtre ? Avec les enfants, nous l’avons abordée sous l’angle de l’exil et de l’immigration, à l’origine d’identités fracturées.

Notre personnage, Azaria, est sorti tout droit d’une photographie de Sebastiao Salgado et de l’imagination des enfants pour venir nous raconter son histoire. C’est celle d’un jeune garçon soudanais d’environ 15 ans qui porte en lui ses souvenirs, son passé et ses rêves, et qui rejoint la France. A travers son destin, nous avons souhaité approcher nos identités déracinées, déchirées, recomposées. Qu’est-ce que partir, quitter son monde et sa culture pour aller dans un autre pays ? Qu’est-ce qu’on emporte avec soi et comment vivre cet arrachement ?

Entièrement écrit à partir d’éléments nés du plateau et de textes existants – poésie, théâtre, récit – Azaria, passager de l’exil, place l’enfant au cœur du processus de création artistique.

Collecte de gestes en exil

Projection du film par la Cie Anou Skan

La Collecte de gestes en exil est une aventure humaine avec les personnes en demande d’asile. Nous allons à leur rencontre, dans les Centres d’accueil de demandeurs d’asile, et au premier contact, déjà nos gestes sont là, essentiels, pour communiquer entre nous. Cette collecte est aussi un prétexte à la rencontre et à l’accueil, pour assumer une part de notre humanité, parce qu’au-delà des gestes en eux-mêmes, au-delà des langues et des cultures, nous avons quelque chose d’humain à partager.
 
Ce projet interroge nos gestes, nos existences, car ils sont l’émanation essentielle de l’être humain ; un geste est toujours corporel et dans son geste, la personne s’engage toute entière. Un geste est éphémère, comme le mouvement vivant et son rythme, il se déploie toujours dans l’instant.
 
Nous nous appuyons sur le potentiel de chacun à laisser venir un geste, à l’identifier et à se l’approprier. Chacun des gestes nous rappelle que la personne est un être singulier en devenir.
Nous recherchons particulièrement la présence que ces gestes génèrent, lorsqu’ils sont réalisés avec sens et attention. Par le geste, nous sommes au plus proche de l’humain : si l’homme est un être en devenir, il le devient par ses gestes, à travers lesquels il se réalise, ou bien se manque : l’humanité se reflète dans les gestes qui la composent, et se transmettent comme une langue, comme un feu.
Le geste est toujours beau, unique, et ce qui a lieu en présence de ce geste unique, c’est la rencontre de soi avec un autre. Car tout geste est le geste de quelqu’un, et cette rencontre s’effectue dans un même espace de présence partagée : espace que nous n’avons pas à traverser, mais qui nous enveloppe tous.
 
Le geste peut avoir un lien avec le vêtement, le textile, le tissu. Pour cela, un manteau et des brins de laine de couleur servent de fil conducteur entre les différentes personnes participantes à la collecte. Ici le manteau figure ce que l’on emporte ou laisse derrière soi dans l’exil. Par ailleurs, un manteau est aussi le vêtement des rois : dans l’Odyssée, le fidèle Eumée, n’ayant pas reconnu son roi Ulysse revenu à Ithaque après des années d’errance et d’exil, lui offrira, pour le protéger du froid de la nuit, son propre manteau.
Nous avons filmé ces gestes simples de la vie humaine et réalisé un montage, afin de leur donner une force plus intense.  La « Collecte de gestes en exil » est en premier lieu une aventure humaine, mais elle est aussi une création, une aventure artistique de la Cie Anou Skan. Elle nous permet de sentir au plus proche comment l’art et l’existence sont intimement liés.

                                                                                                    Cie Anou Skan, Septembre 2018
 
L’équipe
Conception et réalisation de la Collecte de gestes : Anou Skan // Sophie Tabakov et Laurent Soubise
Réalisation vidéo : Didier Dematons
Composition musicale : Soufiane Desroziers

Remerciements
Forum Réfugiés Cosi / C.A.D.A Giat (Maéva Colson) / C.A.D.A St Eloy-les-Mines (Justine Divine) / C.A.D.A Bron (Régis Dallard, Anouck Mevel) / PRIR63 Clermont-Ferrand (Charlène Verzeni)

Avec le Soutien de
Festival International des Textiles Extra ordinaires / HS_Projets / Ville de Clermont-Ferrand / Clermont Auvergne Rhône-Alpes (DRAC) / Ville de Lyon / Cie Anou Skan

Prochaine projection du film «Collecte de gestes en exil» :
samedi 1er décembre, 19h30, Salle du Conseil de la Mairie du 1er arrondissement de Lyon.
Renseignements et inscriptions: anou.skan@yahoo.fr