Cr. 02 novembre 2016

participants:

Paris : Patrick Viveret,
Lyon: Simone Kunegel, Geneviève et JJ Ancel, Christine Bisch
Boston: Anne-Marie Codur
Bénin: Eric Ahoumenou
Brésil: Marcos Arruda
(excusés, Ali Serhrouchni, Débora Nunes, Emerson Sales, Irène Koukoui, Catherine André, )

Retour des éléctions aux USA
Retour sur le Brécho EcoSolidario et de la situation politique et sociale au Brésil
Retour sur le FSM, Patrick et Chico Whitaker
Retour des Dialogues au Maroc, HEM Rabat,
Les enjeux européens et le triangle de Weimar, problème de la montée des «démocratures» cf Pierre Hazner

Mobilisation 2017 et 2018 avec les jeunes au Bénin, Eric
Préparation des Dialogues en Inde à Sadhana Forest et Fireflies
COP22, participations d’Anne-Marie
http://4p1000.org/comprendre
lien avec les réseaux des villes à la COP22 comme le CGLU via le sénateur Ronan Dantec; l’association 4D et Vaia Thuia ou Pierre Radanne, Stéphane Le Foll,
Economie de la régénération, regeneration economie, régénération des éco-systèmes et des sols en particulier, agriculture, reforestation, agroforestrie,

list@dialoguesenhumanite.org grande mailling liste du réseau international des initiateurs de Dialogues dans le monde

et valorisation d’un Forum.dialoguesenhumanite.org Forum de discussion sur le processus constitutant, le changement climatique, le thème pour les Dialogues de Lyon sur la pleine humanité vs sous-humanité et vs post et trans humanity

Texte cf Marcos pour le Forum changement climatique et Justice sociale pour la COP22

Texte de Tony Meloto à paraître, pour info : 

Question : Comment la jeunesse peut, au travers d’un esprit d’entreprendre dynamique, faire évoluer et bousculer l’ordre établi.

Les jeunes peuvent redéfinir l’économie car ils détiennent le futur des marchés : ils influencent et vont influencer les entreprises qui devront s’adapter à l’évolution de leurs comportements. Seulement, aujourd’hui, nous formons les jeunes à suivre les règles d’un monde présenté comme établi, nous manquons de leur apprendre à être courageux, innovants, visionnaires. Or le rôle de l’éducation devrait être de leur montrer qu’ils ont non seulement les moyens, mais aussi l’obligation de bousculer l’ordre établi, car suivre les règles ne les mènerait qu’à se retrouver, une fois leur diplôme en poche, face à des opportunités trop rares. Lorsque tout le monde se met à suivre un courant dans lequel on se laisse glisser par peur de l’inconnu, les débouchés sont bien maigres à l’arrivée face à une population qui ne cesse de croître. Comment créer de nouvelles opportunités, ouvrir de nouveaux horizons, quand on se contente de rester là où on est « confortable » ?
La France est le théâtre d’une course vers le cloud et il semble aujourd’hui qu’entrepreneuriat rime avec digital. Je vois le digital comme une nouvelle zone de confort. L’entrepreneuriat ne peut se contenter de fournir des services et des smart apps quand, face aux défis du monde, nous avons besoin de producteurs, de créateur d’emploi, de créateurs de richesse partagée. C’est pourquoi, au lieu de monter vers les cieux, j’invite les jeunes à se tourner vers la terre. Je les invite à explorer de nouveaux territoires, de nouvelles industries ; je les invite à se tourner vers la base de la pyramide, vers ces territoires négligés, pour y redécouvrir de la valeur, de la richesse, du génie.
Créer de nouvelles opportunités et découvrir de nouveaux horizons, c’est avant tout sortir de sa zone de confort. Les jeunes ont l’énergie et la curiosité de trouver des chemins nouveaux et le rôle de ma génération est de les pousser à oser, car c’est ainsi qu’ils trouveront les nouvelles manières d’entreprendre, les nouveaux marchés, les innovations nécessaires pour répondre aux défis de notre époque. La clé est de pousser les jeunes à faire preuve de courage, à prendre goût à l’aventure, à oser prendre des risques et à trouver l’innovation dans la diversité.
Une Nation se construit par le courage, le courage d’être différent pour changer les choses. Je vois l’innovation comme un basculement positif vers une plus grande inclusion sociale. Être jeune c’est essayer, expérimenter là où les vieilles formules sont inefficaces. C’est faire l’expérience du monde à une époque où on se contente de vivre confortablement dans la réalité virtuelle d’une tour d’ivoire, loin de l’extraordinaire beauté des relations humaines. C’est ne pas se contenter d’être un consultant ou un expert qui se pencherait sur ce que les autres ont construit, mais de poser soi-même les premières pierres. Être jeune, c’est faire preuve de discernement dans un monde corrompu, c’est avoir la sagesse de bâtir sa vie sur des valeurs solides, leçons apprises des erreurs des générations passées. Enfin, c’est avoir la foi et l’espoir qu’on peut dès aujourd’hui commencer à bâtir un monde meilleur.