Cr. 02 mars 2014

Compte rendu réunion vidéo-conférence
dimanche 2 mars 2014 :

Participants :

Debora Nunes et Emerson Sales  Salvador de Bahia Brésil
Marcos Arruda Rio de Janeiro Brésil
Siddhârta Bangalore Inde
Anne Marie Codur USA Boston
Patrick Viveret Nanterre
Ivan Maltcheff Ile de France
Catherine André Paris par téléphone
Geneviève Ancel et Jean-Jacques Ancel
Pauline Fabre
Clément Dumoulin
Christine Adjahi Lyon et pour le Bénin
Plusieurs amis excusés dont Henryane, Simone, Nadine…

Débora :
Propose un ordre du jour :

Un retour sur les Dialogues en humanité en Inde à Bangalore (fireflies)
Discuter du texte de P.Viveret

Marcos :
Aimerait discuter de sa rencontre à Rio de Janeiro avec les Romantiques Conspirateurs. C'est un réseau d'éducateurs, de professeurs, d'universitaires, de travailleurs sociaux et de la santé animé par José Pacheco. L'idée est née dans une école municipale au nord du Portugal, avec un projet de transformation du système scolaire. Le réseau à écrit un manifeste pour l'éducation porté dès le départ par plus de 200 personnes.
Rencontre positive avec le groupe de Rio et un élu local, qui ont montré une forte convergence de visions et une réelle volonté d'action.
Le 15 mars doit être organisée une rencontre entre divers professionnels de l'éducation dans les domaines les plus variés, possibilité de faire un pont avec les dialogues en humanité. Fort engagement des participants pour le projet, cette réunion peut devenir le premier mouvement de convergence avec les dialogues en humanité. Ok de principe.

Ivan :
Retour sur les dialogues en humanité de Bangalore. Ivan a souligné l'intérêt mutuel des différents participants. En connexion avec le brésil, la question de l'éducation a été posée, comment éduquer les enfants sans être prescripteur, faire en partant des envies de chacun. Ivan a animé un groupe de discutions avec Kaka Wéra (page inspiré des enseignements de la communauté Tupis) qui a montré un grand intérêt par les méthodes de discutions et de méditation utilisées lors des dialogue en humanité. Mise en place d'un travail en commun avec les dialogues.

Marcos :
Précision sur Kaka Wéra, c'est un membre du collège international des thérapeutes, qui travaille sur l'enseignement des savoirs Tupis et sur les méthodes de formation. Sur le thème de l'éducation il en ressort deux tendances :
Concentrer les acteurs sur les modifications de l'éducation scolaire et non scolaire
L'éducation est un moyen, non une fin. Volonté d'un développement autogéré pour chaque personne, chaque peuple.

Geneviève :
Retour sur dialogue en humanité de Bangalore :
Une centaines de participants, représentant des initiatives importantes de chaque pays présents. Un gros travail de mise en œuvre d’actions a été fait en particulier sur les enjeux globaux tels que le changement climatique et la souveraineté alimentaire (lobby du millet aussi pour les programmes alimentaires pour les plus pauvres, agriculture vivrière valorisée, programme de formation, accompagnement des populations tribales,..). Participation active aux Dialogues des étudiants du New Jersey et du Canada. Rencontre du journaliste et penseur Devinder Sharma, un des responsables du parti des personnes de la rue (issu d’un mouvement citoyen gandhien), peut être possibilité de rencontre en France à Paris, le 9 avril. Possibilité de réfléchir sur le lien entre les mouvements citoyens et leurs impacts politiques, qui peuvent se voir sur des délais relativement courts pour des applications concrètes.
Ce mouvement politique a gagné une majorité dans l'état de Delhi. Il a su mener une convergence d'alliance autour d'un intérêt commun contre la corruption et pour la prise en compte des plus démunis. Convergence possible avec le réseau des dialogues en humanité dans le cadre du processus de mutation civique en cours et l’émergence des mouvements citoyens sur différents territoires et selon une diversité de formes.

Ivan :
Le projet Fireflies est très riche
La richesse de ces 3 jours de February Dialogues : Sur le thème de la « secular spirituality » et du développement durable « sustainability ».
Un projet de collaboration avec Auroville a été semé il y a deux ans, Auroville s'est intéressé aux méthodes développé par les dialogues en humanité. Possibilité d'organiser une rencontre de type dialogues en humanité à Auroville.
Personnes référents :
Tapas Bhatt, Roland Katz, Siddhârta

Des représentants de Sadhana forest et de Auroville intéressés pour venir à Lyon, volonté de construire quelque chose avec dialogues en humanité.

Patrick :
Précise que Antonela Veridiani a déjà permis un lien entre Dialogues en humanité et Auroville.

Marcos :
Le projet d'éco village de Vasules, à 2 heures de Rio, peut aussi devenir un lien entre dialogues en humanité et Auroville. Ce projet a été mené par une cinquantaine copropriétaire qui ont acquis 100 hectares de terre. Le projet prévoit la construction d'éco habitat, une exploitation agricole écologique et un travail avec les communautés voisines.

Debora :
Lancement du sujet de discutions sur la gouvernance, proposition de deux thèmes :
Le texte de Patrick sur la politique de l'amitié
Le travail d'Ivan sur cette question
Quelles sont les représentations des changements de gouvernance qui existe au dialogues, par rapport au travail de Siddhârta ou comment s'enrouler autours d'une initiative locale.
Le but étant que l'initiative locale ne perd pas son identité, mais que les dialogues lui permettent de grandir. Il faut pouvoir renforcer les liens entre les initiatives afin de créer un pouvoir partagé sans centre. Le principe est de développer les différentes initiatives pour créer du collectif.
A voir si ce modèle se vérifie à Auroville ?

Marcos :
Quelles sont les problèmes rencontrés à Auroville ?

Ivan :
Il existe certaines contradictions à Auroville. Il n'y a pas une Auroville, C'est un organisme vivant à plusieurs portes d'entrée (Sri Aurobindo, « Mère », Sadhana Forest, les entrepreneurs socio-écologiques…), ce n'est pas une entité et c’est comme s’il y avait absence de gouvernance ou gouvernance qui résiste. Il existe des luttes entre anciens/modernes, ou sur quelles sont les priorités à mettre en place.
Ces différentes portes d'entrée ne se comprennent pas, ne se connaissent pas, souffrance d’un manque d’unité alors que c’était le message de « Mère ».
Vraie perspective de coopération possible pour faire lien entre les Dialogues en humanité et: les Aurovilliens, qui sont motivés pour.

Marcos :
Est-ce que Siddhârta a un contact régulier avec Auroville ?

Ivan :
 A Lyon, ce serait intéressant qu’il y ait un espace pour les aurovilliens,
Aviram Rozin : Sadhana Forest est un contact régulier dans Auroville, mais pas forcément reconnu par Auroville.
Comment on fait d’un désert une forêt ? Gift economie (économie du don) !
1000 volontaires accueillis chaque année alors qu’il n’y a que 10% de l’argent nécessaire dans les caisses en début d’année. A partir du moment où l’on nourrit un endroit de l’univers, ça revient par quelque part. C’est un couple très fort qui a lancé fort. Des milliers de volontaires viennent chez eux.
Aviram Rozin de Sadhana Forest sera présent à Lyon ainsi que le jeune français Mickael, très présent à Auroville.

Debora :
Quelle gouvernance pour vivre ensemble et tous bien grandir. Le noyau central doit irradier les énergies des périphéries. Trouver les capacités d'aller vers les autres pour les faire grandir.
Il est nécessaire de faire d'apprendre à faire des rendez vous ooVoo avec une méthodologie à définir. Même problématique de gouvernance pour cet exercice.

  1. Pour qu’on puisse avoir la possibilité d’entendre chacun s’exprimer, c'est un don de son temps et de patience. Apprendre à être et à communiquer sur internet. Avoir de bonnes techniques. Apprendre à fermer son micro. Donner son silence/patience… Pour que chacun et tous puissent grandir. Préparer son corps et son esprit avant la réunion, pour être disponible.
  2. Argent comme énergie de vie. Dynamique, donné pour le Bénin, Auroville, Salvador. Il nous faut des dons dynamiques, don d’argent pour faire vivre notre système. Il faut essayer d'appuyer les initiatives du réseau financièrement, sur une dynamique différente : l'argent doit servir à soutenir notre système.

Christine Adjahi :
Rappelle l’importance de se sentir soutenu pour les femmes qui organisent les rencontres au Bénin

Siddhârta :
Commentaire sur les dialogues de Bangalore
Sur les questions de développement durable, du changement climatique, de souveraineté alimentaire et spiritualité partagée. Cette 5ème édition fût une des meilleures car elle a su intégrer les dimensions personnelles, sociales et écologiques de manière riche.

Ivan :
Même sentiment, aspect intellectuel très dense dès le début, sous une forme classique. Mais l'importance du Mandala et de l’Interplay, On a senti la souplesse et une forte relation entre les participants. L'esprit et le corps comme le sentiment d’amitié étaient très présents durant ces rencontres ce qui a permis une relation interpersonnelle très intense et réussi. L'apport des étudiants a été très positif comme l’intérêt de porter un regard neuf sur les sujets intellectuels mixés à de l’Interplay qui a permis d’enrichir le contenu.
Autres facteurs de succès :

  • l'énergie du lieu à la fois ouvert sur un vaste espace relié à la nature avec un ancrage spirituel fort (sculptures etc.) et en même temps un lieu facilitant le regroupement entre les participants.
  • - La qualité de l'accueil qui a été réservé aux participants

Siddhârta :
Il nous faut préparer de façon spécifique la COP 21 à Paris (Conférence Mondiale des parties sur le changement climatique),
La richesse des Dialogues est l'amitié, comment intégrer cette dimension avec des engagements spécifiques lors des rencontres préparatoires.
Proposition des thèmes du changement climatique et de l'éducation pour la COP aussi à rendre présents lors des prochains Dialogues
Proposition d'aborder un thème à chaque réunion ooVoo avec un médiateur :
Importance du choix des thèmes car ils seront peu nombreux. Le but est d'aborder le thème durant une vingtaine de minute aussi lors de nos prochaines téléréunions sur ooVoo, ainsi qu’à Lyon et au Pradier.

Debora :
Aborder ses thèmes va permettre de développer nos forces d'initiatives et d’expertises :

  • L'éducation et TPTS (Transformation personnelle et transformation sociale) / ex Nadine, Marcos, Siddhârta…
  • Le changement climatique / ex Geneviève, Siddhârta, Emerson
  • la question de la gouvernance ex Patrick Viveret
  • économie, monnaie sociale et solidaire …

Pour cela il faut approfondir nos capacités d'écoute et apprendre à construire une gouvernance nouvelle par internet (basée sur la reliance, la qualité d’écoute, la disponibilité, le temps disponible à donner) Lien avec la construction de la méthodologie, l’importance du politique.
Problématique du rapport entre amitié et politique, les enjeux spirituels dans le rapport au politique

Patrick :
Nous pouvons choisir les thèmes en fonction des thèmes récurrents des dialogues en humanité

  • Le changement climatique
  • La politique de l'amitié
  • Les enjeux personnels des politiques

Debora :
L'intérêt est d'avoir une approche des plus transdisciplinaire possible des sujets. Il est important de pouvoir les traité de la manière la plus large qu'il soit.

Marcos :
Propositions de sujets imbriqués :

  • Gouvernance et autogestion
  • Démocratie et spiritualité
  • Développement humain et valeur du féminin

Emerson :
Il est important aussi de traiter des sujets qui occupent l'actualité concernant une humanité qui souffre en lien avec les thématiques des Dialogues, en particulier sur les événements qui se passent en Ukraine (symbolique de l’Europe, du drapeau européen), au Venezuela ou bien en Afrique avec les voisins du Bénin

Siddhârta :
Importance de travailler sur les perspectives du court terme, du moyen terme et du long terme : .la transition est plutôt en regard du court terme,  l’utopie, la vision ou le monde qu’on désire en regard du long terme. Tout en prenant en compte le climat actuel de menace à la démocratie. Le moment actuel de l’humanité est à mettre en perspective avec ses propres contradictions.  Comme nous avons appris à visualiser des stratégies d’action sur nous-mêmes et sur le monde, dans une optique de renaissance de l'humanité, afin de permettre cette transition vers un monde rêvé.

Debora :
Méthode de discussion sur :

  • Les trois thèmes de travail des dialogues
  • Les trois échelles de temps évoquées par Siddhârta
  • Les trois échelles d'approche de la transformation :
    • Internationale
    • Locale
    • Personnelle

Disponibilité à donner notre appui financier aux projets du réseau. Relier le temps et l’espace dans nos projets.
(Entente au niveau plus profond pour faire face aux contradictions qui vont se présenter tout en prenant en compte les ombres de chacun)

Patrick :
Retour sur Auroville, les innovations sociétales et économique très importantes et intéressantes mais le point aveugle non traité est celui des relations humaines, l'amitié et l'amour. Ces sujets restent non-traités, voir non identifiés comme des problèmes dans le fonctionnement d’Auroville. La recherche d'alternative sociale et économique n'implique pas en soi une transformation personnelle et des chemins de la sagesse. On construit la ville de nos rêves sur de nouveaux rapports architecturaux et humains, mais en réalité, le point le plus difficile c’est cette question relationnelle, qui n’était pas considérée comme telle. Le chemin de sagesse et de transformation personnelle est une question très politique.

Cf. le baromètre des dynamismes civils que vient de présenter le CCFD Terre Solidaire.
Réflexion sur la considération des problèmes globaux : « Y a t-il une géopolitique de l'humanité ?», l’humanité confrontée à un destin commun. Ce qui est bien différent du rapport de force entre puissances. Nous devons revisiter la question humaine et la difficulté du vivre ensemble (il y a un masque sur la difficulté de vivre ensemble. Il ne s'agit pas seulement de faire sauter les verrous du patriarcat. Mais de comprendre que le plus difficile est de répondre à la question de la construction du vivre ensemble.

Ivan :
Réflexion sur le message au monde d'Auroville :
A quoi sert le Mantrimandir dans un processus de changement social. Question de la conscience et de la puissance. Quels en sont les objectifs ?

Siddhârta :
Pour les Indiens, l'opinion sur Auroville est partagée, certes beaucoup de choses bien s'y passe mais on garde une certaine distance. Auroville est en quelque sorte une île artificielle. Nous n'avons pas vocation à sauver Auroville, mais Ok avec les personnes qui veulent élargir la question, échanger sur les aspects positifs et connecter avec les Dialogues et d’autres groupes indiens

Debora :
Il est important d'intégrer le sujet du vivre ensemble dans le développement humain et du rapport hommes/femmes et du masculin/féminin en nous comme nous en avions présenté la problématique lors de la conférence au Maroc à HEM en 2013. Importance du rapport à la différence comme un rapport d’inégalité à surmonter. Dans les Dialogues, comme ici au conseil international (oovoo) il y a autant  de femmes que d’hommes et nous nous sentons très complémentaire. Le rapport H/F est central dans le vivre ensemble.

Siddhârta :
Évocation d'une rencontre d'universitaire sur ses questions en Inde, sur les problèmes de viols et de violences. Une nouvelle loi contre les violences faites aux femmes a été adoptée récemment en Inde mais cela reste insuffisant tant le modèle patriarcal est ancré dans la société indienne. Si cette loi était soumise à un référendum, elle ne serait sûrement pas acceptée.
Il s’agit de construire la prise de conscience dans les familles, les écoles, etc. L'approche doit être plus globale, importance de l'éducation.

Debora :
Le même problème est valable au Brésil pendant le carnaval
Si pensée dialectique, les hommes se sentent soumis. Les femmes ont aussi un rôle pour une approche plus humaine de la question en donnant une importance aux sentiments, par l’éducation. Apprendre à parler de l'importance des valeurs du féminin dans les mouvements mondiaux et dans la préservation du tissu social.

Patrick :
Pour les hommes, quand ils abandonnent le registre patriarcal, il n'y a pas de vision positive car ils se sentent réduits à être des alliés des femmes. Il y a aussi un problème de transition.  Vivre sa masculinité dans un tel contexte peut devenir culpabilisante. Certains modèle de pensée (Tantrisme, taoïsme) permet d'exprimer sa masculinité sans pour autant tomber dans le modèle patriarcal
La figure du Ying et du yang doit représenter cette complémentarité entre le Ying qui représente le pouvoir créateur et la fécondité assimilé à la valeur du féminin. D'autre part le yang doit représenter la capacité d'émerveillement, vers le ciel, qui peut être assimilé aux valeurs du masculin, c'est la question du pourquoi.
Certaine valeurs considérées du masculin comme la dureté est un mécanisme de carapace (élément de la peur), ce mécanisme peut être perçu par l'autres comme de la dureté et engendrer un cercle vicieux de renfermement (la carapace des uns est vécu comme de la dureté par les autres comme l’exemple actuel à Kiev pour les russophones, alors qu’il y a un risque de guerre civile et de guerre internationale).

  • Comment échapper à la logique de dureté/fermeté par la douceur et l’ouverture ?
  • Comment la douceur peut être perçue non comme une faiblesse mais comme une volonté d'ouverture ?

Ivan :
Apprenons à comprendre le caractère déviant de ce que l'on appelle le masculin : la guerre, l'autoritarisme ou la force dominatrice ne sont pas des caractéristiques du masculin. Il y a nécessaire réappropriation du masculin par le masculin pour éliminer et évacuer  ces représentations déviantes des valeurs du masculin et développer ses capacités d’émerveillement.

Debora :
J’aime beaucoup mon mari, mon père et mes fils. Mais en tant que femme je suis confrontée à la logique de domination et de fermeture des hommes. La domination masculine est une manière de rejeter à l'autre les responsabilités du quotidien. En tant que femme, vivre avec les hommes est une perpétuelle lutte contre la domination.

Marcos :
Développons un rapport dialogique entre féminin et masculin. Il y a une incapacité à rencontrer les deux dimensions du masculin et du féminin. Notre civilisation occidentale n’a pas développé la construction à l’équilibre intérieur et à l’extérieur. La domination vient de la déviation du masculin et de l'oubli des valeurs du féminin dans chaque homme. Il y a isolement comme si nous n’étions pas féminins en même temps. Ce qui vaut dans les rapports entre les personnes, entre les peuples comme entre les civilisations. Il est question de reconquérir les valeurs du féminin pour les hommes. Il s'agit de pouvoir intégrer les deux notions. Ce thème mérite d'être discuté entre nous et faire le sujet d'une rencontre.

Patrick :
Il faut penser le rapport au sensible, les hommes durant leur enfance notamment,  sont peu touchés, caressés. Leur rapport à l’expérience sensible et à la tendresse est marqué par un manque d'éducation tactile. Ils semblent n’avoir que deux façons de toucher une femme soit par le rapport sexuel, soit par la violence. La très grande palette de la douceur (qui est différente de la mollesse)  par la caresse et la tendresse n’est pas pleinement intégrée (c’est comme une espèce de mutilation qui génère de la frustration. Alors que cette palette de douceur permet de trouver des façons de se rassurer et de ressentir la sécurité affective. Leur propre expérience sensible ne leur permet pas de reprendre contact. Ainsi les caresses de la naissance comme de la fin de vie sont fondamentales.

Par le REV, Resistance créatrice -résistance aux logiques de dureté ou de durcissement, Expérimentation anticipatrice nous pouvons créer des lieux d’anticipation, et Vision transformatrice. La peur d'abandonner le patriarcat et la peur de devenir un non-homme. Importance d'une réflexion sur une transition en passant par l'expérimentation sensitive qui doit passer par l'éducation. C'est une résistance à la logique de durcissement : dans un autre contexte la violence est réhabilitée et revient dans les mouvements sociaux comme ATTAC suite aux derniers événements qui se sont passés lors de la contestation de Notre-Dame des Landes.

Catherine André :
Fait part de son expérience de plusieurs années en Suède : l’importance du toucher et des caresses, de la douceur est mis en avant par le rôle essentiel de l’éducation

Siddhârta :
Questionnement sur l'impact de ces raisonnements, comment réussir à mettre en lien des idées d'avant garde avec la réalité ?

Debora :
Si des choses affreuses se passent dans le monde, et que notre société est confrontée à des enjeux majeurs. Proposition de faire un focus sur la capacité de faire la fête, de rassembler des personnes dans la plus grande diversité. Souligne le carnaval des humanités, la dimension festive et politique avec une inversion des rôles entre riches et pauvres. Il ne faut pas oublier que, à cette période, des gens s'amusent dans la diversité et dans la joie : C'est le carnaval de Salvador de Bahia