Pour réussir le 21ème siècle...

Pour réussir le 21ème siècle... dialogues

Un événement-mouvement convivial sur la question humaine

dialogues-ateliersContrairement à toutes les autres questions,
la question humaine ne dispose d’aucun expert!

Elle est l’affaire de tous et de chacun, une affaire
d’expérience de vie, de sensibilité, de conscience.

Au coeur de Lyon, ville humaniste, les Dialogues en humanité, proposent de s’interroger de façon constructive et ouverte sur les liens entre l’humain, le bien vivre, l'écologie, la citoyenneté active, une autre façon d'échanger, l'engagement des jeunes, ou encore l’art sous toutes ses formes…

De 10h à 22h, sous les arbres à palabre du Parc de la Tête d’Or de Lyon, dans une atmosphère internationale et conviviale, les Dialogues en humanité proposent des activités dont le fil rouge est la rencontre, le dialogue, le ressenti et le "faire ensemble".

Chacun pourra ainsi rencontrer et échanger avec d’autres citoyens du monde, connus ou inconnus :
scientifiques, artistes, philosophes, entrepreneurs, acteurs politiques et associatifs, sages du monde comme de nos cités, tous les citoyens-passeurs d’humanité, témoins de vie, dans une ambiance décontractée et festive.

Et parce que l’humain ne se résume pas à la parole et à la réflexion, ces trois jours se vivront en musique, spectacles, repas partagé...

Les principes
Règle n°1 : simplicité
Règle n°2 : liberté de propos
Règle n°3 : écoute bienveillante et respect
Règle n°4 : égalité de tous devant la question humaine

Pour qui ?
Les Dialogues s’adressent à tous sans exception:
enfants, adultes, parents, artistes, militants associatifs, chefs d’entreprises, citoyens du monde...
L’accès est gratuit et sans inscription.

dialogues-agoras.jpgQuand ?
Première semaine de juillet, de 10h à 22h.

Où ?
Au Parc de la Tête d’Or (Lyon 6ème), entre la Porte des Enfants du Rhône et la Roseraie, dans l’herbe, sous les arbres...
Comme un hommage à l’Afrique, berceau de l’humanité, et à ses arbres à palabres !
Et en cas d’intempéries, nous serons accueillis à quelques pas de là, au Centre des Congrès (Cité Internationale).

Comment ?
en discernant le meilleur des traditions et le meilleur de la modernité, en remobilisant les sagesses, en les croisant avec une plate-forme collaborative d'actions car, pour éviter la fragmentation, nous sommes invités à tisser des liens, à relier comme lors de la construction en 2008 de la Nuée, maison des indiens kogis réalisée dans le Parc de la Tête d'Or.

La petite histoire :
Les Dialogues en humanité sont nés en 2002, lors du Sommet Mondial de Johannesburg.
Ils sont le fruit de la rencontre entre Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Président du Grand Lyon, Patrick Viveret, philosophe, auteur de Reconsidérer la richesse, La cause humaine, Vivre à la bonne heure et conseiller-maître à la Cour des Comptes, et Geneviève Ancel, chargée du développement durable puis de la coordination des Dialogues en humanité au Grand Lyon et à la Ville de Lyon.

La première rencontre de 3 jours s'est tenue en juin 2003 avec la participation de Stéphane Hessel, Henryane de Chaponay et 80 invités issus de tous les continents et de tous les milieux.

Cette démarche s’inscrit dans la tradition humaniste de Lyon avec une ambition :
poser la question humaine comme question politique

 

dialogues-temoignages.jpgUn forum mondial sur la question humaine
Les Dialogues en humanité s'ancrent à Lyon avec plusieurs territoires proches qui se saisissent de la démarche comme La Duchère et Villeurbanne, Grenoble, Chamonix, Le Pradier ou le Grand Roanne. Les Dialogues se diffusent depuis plusieurs années à Bangalore, Berlin, Rabat, Fez, Addis Abeba, Salvador de Bahia, Foz do Iguazu, Terra Mirim, Itacarè, ou Abou Gosh et Jérusalem, Paris-Défistival au Champ de Mars, Hammamet, Tunis, Rio de Janeiro, à Porto Novo au Bénin, Bangui en Centrafrique, Kinshasa en RDC, à Pondichery en Inde, Londres et Barcelone, Dakar, ainsi que des projets à Tombouctou, voire en Syrie un jour !
Les Dialogues en humanité "Akademie unter den Bäumen" de Berlin à la Fondation Genshagen de 2010 nous invitent à imaginer une grande fête fraternelle mondiale de 2014 à 2018 (Cent ans après la guerre fratricide et mondiale de 1914/1918) à Berlin, Lyon, Sarajevo, Varsovie, en Europe et dans le monde; Voix et Chemins d'Europe, VoCE co-organisent les premiers Peace sommer School.
Dialogues en humanité s'inscrit ainsi pleinement dans une logique de mouvement et non de simple événement.

La plupart des problèmes auxquels l'humanité est confrontée vient d'elle-même. .
Face aux démesures qui sont à la racine des grandes crises actuelles : écologique, financière, économique, civilisationnelle - voir les précédentes éditions des Dialogues en humanité - comment retrouver la mesure au coeur de l'émergence d'une politique et d'une économie du mieux-être ? Il s'agit de défendre l'humanité contre sa propre barbarie intérieure. Chacun est invité à explorer les fondamentaux que sont notre rapport à l'eau, la terre, l'air, le vivant. A considérer l'autre non comme un ennemi mais comme une richesse.
Les ateliers d'intelligence sensible exploreront les différentes facettes de ces quatre rapports fondamentaux dans leurs dimensions personnelles et collectives.
Notre civilisation actuelle "se dirige tout droit vers un effondrement imminent". Mais "l’effondrement peut être évité et la population peut atteindre l’équilibre si le prélèvement des ressoures naturelles est réduit à un niveau soutenable, et si les ressources sont distribuées de façon raisonnablement équitable" selon les scientifiques de la NASA ! (in Human and Nature Dynamics, modeling Inequality and Use of Resources in the Collapse or Sustainability of Societies,
US - Centre national de synthèse socio-environnementale 2014)

Les agoras chercheront à croiser les différentes approches, à approfondir ou à construire des désaccords aussi féconds que possible. Elles seront l'occasion d'aborder les conditions d'une économie de l'être plus que de l'avoir et de politiques des temps de vie depuis l'accompagnement de la naissance jusqu'à celui de la mort, le changement du rapport au travail lié à la mutation informationnelle. Une invitation à accompagner notre prise de conscience et l'urgence de la métamorphose.

dialogues-cooperations.jpgLes temps de chaque journée
11h > 12h Le temps du lancement: Présentation intergénérationelle et interculturelle de la journée, en "Osons la métamorphose !" "Pour réussir le 21ème siècle, vers une citoyenneté terrienne

12h › 13h30 Rencontres avec tous les participants. Découverte de la gastronomie du monde et Pique-nique libre et improvisé
13h30 lancement des parcours du jour
14h00 › 16h00 Le temps de la formation au discernement
Au travers des ateliers du sensible, artistiques, comportementaux, ludiques, proposés par de multiples associations et les artistes, amorçons la réflexion par le sensible.
16h00 › 18h00 Le temps de la palabre
plusieurs scènes d’agoras seront les lieux de l’échange. Autour des "passeurs d’humanité" du monde entier (Brésil, Inde, Népal, Europe, Maroc,Tunisie, Algérie, Bénin, Mali, Ethiopie, Sénégal, Cameroun, RDC, Centrafrique, Chine, Japon, Australie, Canada, …) couvrant un champ particulier de la question humaine (sciences, arts, spiritualités, philosophie, politique au sens large), chacun sera invité à venir nourrir, à partir de son expérience personnelle, un débat touchant une problématique humaine essentielle. Autour de l'arbre, à l'africaine, sera décliné un thème précis, en lien avec le thème global de la journée.
18h00 › 19h00 Le retour à des rencontres plus intimes avec des témoins de vie emblématiques permettra aux participants de proposer des pistes d’actions concrètes et des coopérations possibles sur les défis du jour.
En soirée :Pique-nique improvisé et découverte gustative à partir des produits locaux, et autant que possible bio et équitables.
19h > 22h le temps de la fête interculturelle
Concerts, théâtre, danses, projections, animations, étonnements, découvertes...

Les Dialogues en humanité

Les Dialogues en humanité dialogues

L'humain au coeur du projet...

Les mutations profondes que subit la société actuelle, et les inquiétudes profondes qu'elles ont déjà fait naître, attestent d'une certitude : par-delà les discours, l'humain ne semble pas être plus qu'avant la valeur sur laquelle le monde se fonde et construit son avenir. Partant de ce constat, les Dialogues en humanité ont pour ambition de reposer les grands problèmes de nos sociétés contemporaines en essayant toujours d'envisager l'ensemble de leurs incidences positives et négatives sur le vivant, de saisir ce qu'elles sont susceptibles de nous apporter en termes d'amélioration ou de régression. Ce faisant, ils tentent de réinjecter des valeurs humaines dans des domaines où elles sont parfois marginalisées.

... et un projet au coeur du vivant

Au même titre que les politiques économiques et sociales sont régies par des objectifs et servies par des actions, la question de l'humanité et de son avenir, aujourd'hui en péril, nécessite une approche similaire. C'est l'émergence d'une véritable politique de la question humaine qui est visée. Elle doit avoir pour ambition d'évaluer et d'envisager les moyens que nous nous donnons pour mieux vivre notre humaine condition, et de favoriser le respect et le développement de notre propre humanité.

Un espace de réflexion créative et collaborative…

Aucune évolution durable ne peut être envisagée sans la participation et l'adhésion du plus grand nombre. Il est également essentiel de tenir compte des réalités aussi bien politique, culturelle, sociale ou économique, qu'humaine ou environnementale.

Loin d'être un cercle d'experts, les Dialogues en humanité se veulent des opportunités d'échanges entre des personnes aux origines et aux connaissances les plus diverses. Ce véhicule de pensée et de mise en action cherche à regrouper des intellectuels, des élus, des scientifiques, des religieux, ou des personnes issues du monde de l'entreprise et de la société civile, venus de tous les horizons, de toutes les convictions et confessions. Lors de rencontres initiés par les Dialogues en humanité, ils peuvent partager leurs expériences et définir des moyens de faire face à ces nouveaux défis.

… qui se concrétise à l'occasion de grands rendez-vous

Pour accélérer l'émergence de propositions concrètes, sur des défis qui le sont tout autant, les Dialogues en humanité se proposent également de participer à des événements ou rencontres existantes. Ainsi, avec les acteurs économiques, industriels ou scientifiques présents, les débats peuvent s'enrichir d'une réflexion sur le vivant dans le thème abordé.

Tout est fait pour qu'émergent des propositions ou des axes de travail grâce auxquels il deviendra possible d'interpeller efficacement les pouvoirs publics, élus et décideurs.

Un ancrage lyonnais

Les Dialogues en humanité sont nés d'une proposition de Patrick Viveret conseiller maître à la Cour des Comptes avec Geneviève Ancel dirigeante territoriale, et la volonté de Gérard Collomb, Président du Grand Lyon et Sénateur-Maire de Lyon, d'initier et de soutenir une réflexion permanente et collective sur la question humaine. Crées en 2003, ils s'inscrivent dans la tradition humaniste de Lyon, mais aussi dans la cohérence de la politique menée aujourd'hui, dont le fil rouge consiste à tout mettre en oeuvre pour favoriser les rencontres, les échanges de cultures et de savoirs.

... Une dimension internationale

Mais par essence, l'ambition des Dialogues en humanité est d'établir des échanges et des complémentarités avec des courants et organisations existantes. Des rapprochements réguliers sont établis avec l'ONU, les institutions internationales, les réseaux de villes et de gouvernements locaux, les ONG humanitaires et les réseaux économiques et alternatifs. Ils sont associés aux travaux engagés pour faciliter l'émergence de centaines d'initiatives citoyennes dans le monde.

Démarche Dialogues en humanité

Démarche Dialogues en humanité dialogues

"La plupart des grands problèmes que rencontre l'humanité
ne sont dus qu'à elle-même."

 

Entre philosophie et politique,
l’espoir du changement


En 2002, lors du deuxième sommet de la Terre de Johannesburg en Afrique du Sud, Patrick Viveret, philosophe, et Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, président du Grand Lyon, constatent qu’aucun événement international ne traite de la question humaine en tant que telle. D’où leur idée commune de créer Dialogues en humanité, forum d’échanges sur l’Homme.

Pourquoi Lyon ?

Comme l’explique l’écrivain Marc Lambron, en préface au livre « Lyon, l’humaniste », ouvrage coordonné par Claude Royon de l’association Economie et Humanisme, publié aux éditions Autrement, il existerait un humanisme lyonnais. «Les sandales de Sainte-Blandine, les collections d’antiques de Pierre Sala, le dôme de l’Hôtel-Dieu, les traités sur le thé de Jacob Spon, le sourire de Guignol, les cornues de Claude Bernard, la voix de Lucie Aubrac, la barbe de l’abbé Pierre pourraient en être autant de symboles ». Les Dialogues en humanité s’inscrivent dans la continuité de l’histoire bimillénaire de cet humanisme.

D’année en année, un événement
toujours plus populaire


A l’origine, les Dialogues en humanité s’appuyaient sur une autre manifestation — par exemple scientifique, économique, éducative — à laquelle ils apportaient le point de vue humain et sensible. Puis, au il du temps, ils sont devenus un événement  populaire qui se déroule au commencement de l’été.

 

Liberté de propos,
bienveillance des uns envers les autres, égalité de tous face à la question humaine:

Tels sont les principes sur lesquels se construisent les Dialogues en humanité (Grand Lyon – France),
temps d’échanges où des citoyens
— avec leur histoire, leurs connaissances, leurs expériences, ce qu’ils sont —
se côtoient et débattent.
Témoins de notre temps, ils s’interrogent sur les difficultés et les espérances du monde. Ils confrontent leurs points de vue. Et lors de ces échanges ouverts, en tant que femmes et hommes libres de leur expression, venus de tous les continents, ils trouvent ensemble les raisons d’agir.
Ils trouvent le courage et l’espace qui manquent à l’individu lorsqu’il est seul.

Car, pour la première fois de son histoire, l’humanité est en danger. Par sa démesure, ses projets à courte vue, son arrogance, elle est non seulement devenue son pire ennemi et sa victime
— les guerres et les génocides du XXe siècle en sont l’illustration la plus terrible —
mais elle porte en plus atteinte à l’équilibre naturel de la planète comme jamais auparavant.
Si les Dialogues en humanité sont nés sur ce constat, ils refusent le fatalisme. Ils s’appuient sur l’idée que l’homme peut, s’il le souhaite, choisir le meilleur face au pire. Ces dialogues veulent donner des motifs d’espérer : si leurs participants dénoncent les inégalités, la guerre et les souffrances que l’homme inflige à la nature, à ses pairs, à lui-même, ils éveillent les consciences, recherchent un nouvel art de vivre, recommandent à l’humanité de s’estimer plus et mieux.

  Que des milliers de Dialogues éclosent !

Les Dialogues en humanité ont vocation à inspirer d’autres territoires, d’autres groupes, à se nourrir d’autres initiatives. C’est ainsi que l’expérience sous le cèdre, transposée en d’autres pays, donne lieu à des palabres sous le chêne vert ou sous l’arbre à banyan.

Le cèdre du parc de la Tête d’Or,
les racines de la parole


L’arbre est majestueux, au cœur du parc de la Tête d’Or, conçu au XIXe  siècle, emblématique de la vie lyonnaise. S’y côtoient familles, sportifs, enfants, amoureux des animaux, passionnés de botanique. Les Dialogues se déroulent sous ce cèdre, en référence à l’arbre à palabres et à la tradition orale africaine.

Au delà du dialogue

Les Dialogues en humanité sont certes des moments de parole et d’écoute, mais ils sont aussi des temps privilégiés de rencontres. Pique-nique, ateliers de découverte du monde vivant, de l’autre avec ses différences, d’expression mais aussi jeux, expositions, contes, théâtre… alternant avec les agoras et les témoignages de vie.

De la pensée à la politique

Imaginons demain un ministère de la Question humaine qui s’emploierait à faire de l’Homme la cause, le cœur et l’objectif de toutes les décisions ! Utopique ? Les Dialogues en humanité veulent faire de cette question un enjeu politique : quels moyens les Hommes engageront-ils pour améliorer leur condition tout en respectant l’ensemble du monde vivant et plus largement la planète ?
 

Sept défis,
sept questions

pour construire
un autre monde

Solidarité
Comment partager et faire reculer la misère?

Paix
Face aux logiques de violence et de guerre,
comment construire des logiques de paix?

Rencontres des cultures
Comment passer de la logique d’affrontement
à celle de la connaissance et de la
compréhension?

Ecologie
Face au défi écologique,
quel nouvel art de vivre?

Révolution du vivant
Comment réconcilier science, conscience
et responsabilité?

Démocratie
Face à la banalisation du mal et aux logiques
autoritaires, comment bâtir des démocraties
vivantes?

Humanisation de l'humain
Comment assumer la part d’inhumanité  en nous?
Quelles sont les raisons d’espérer?


Dialogue
Échange entre personnes.

Diversité
Caractère de ce qui est varié, voire opposé ou contradictoire, sans affrontement pourtant.

humanité
Ensemble des caractères qui constituent la nature humaine. Genre humain considéré parfois comme un être collectif. Sentiment actif de compréhension et de bienveillance à l’égard de tous les Hommes.

Rencontre
Se trouver en présence d’autres que soi.

Définitions élaborées à partir de plusieurs dictionnaires.
 

Politique internationale
et grandes institutions

Marcel Boisard (ONU), Stéphane Hessel (ancien ambassadeur de France), Jean Fabre (Programme des Nations unies pour le développement), Annick Thébia-Melsan (Dialogue entre les civilisations, ONU), Adama Samassékou (Mali), Godfrey Nzamudjo (Bénin), Vivian Labrie (Québec sans Pauvreté), Chico Whitaker (Conférence pour le développement permanent, Right Livelyhood Award 2006, prix Nobel  Brésil), Monique Barbut (UNEP), Abdou Diouf (Organisation internationale pour la francophonie), Enzo Fazzino (UNESCO), Aminata Traoré (Mali), Denise Bombardier (Canada), Georges Corm (Liban), Théo Klein (France-Israël), Haïle-Mickaël-Tadelech (Éthiopie, ambassadeure)…

Universitaires, chercheurs,
intellectuels, artistes

Patrick Viveret (philosophe), Axel Kahn (généticien), Kathleen Modrowski (New York), Catherine Dolto (haptothérapeute), Abd Al Malik (artiste), Joël de Rosnay (prospectiviste), Max Armanet  (journaliste), Philippe Merlant (La Vie), Gérard Wormser et Wafaa Fawzi (ENS), Yu Shuo (Université de Pékin), Yves Soudan (Institut pour les droits de l’homme), Edgar Morin (philosophe), Fazette Bordage (Mains-d’œuvre), Nathalie Veuillet (La Hors De), Sandra Martinez (Kiwat compagnie), Boris Kagarlitsky (Moscou), Faouzi Skali (anthropologue, soufi, Maroc),

Siddartha (Pipal tree, Inde), Sossé Sossou (écrivain, Bénin), Albert Jacquard (généticien), Joseph Ki-Zerbo (intellectuel, Burkina Faso), Jordi Borja (Barcelone), Rokia Traoré (artiste), Lama Demys Rinpoché (Karma Ling), Zhang Lun (sociologue, Chine), Guy Walter (Assises internationales du roman), Daniel Kambéré (artiste, RDC), Christel Hartmann-Fritsch (Berlin), Gaston Kelman (écrivain), Eugène Ebodé (France/Cameroun), John Ralston Saul (Canada), José Mpundu (RDC, Marche de l’espoir), Pascal Picq (paléoanthropologue), Coline Serreau et Boubacar Diallo (cinéastes)…

Associations
Arnaud Apoteker (Greenpeace), Bertrand Charrier (Green Cross), Olivier Brachet (Forum Réfugiés), Bernard Bolze (Trop, c’est trop), Jean-Baptiste Richardier (Handicap International), Guy Kastler (Confédération paysanne), Lionel Roche (APPEL), Claude Lardy (Bioforce), Mireille Mendès France (Mouvement pour la paix), Henryane de Chaponnay (Cedal, Amérique latine), Bernard Dréano (Cedetim), Michel Mousel (4D), Pierre Calame (FPH), Nadine Outin (Organisation des droits de l’enfant), Shoki Ali-Saïd (Association d’amitié Franco éthiopienne), Pierre Rhabi (Terre et humanisme), Ryadh Sallem (champion d’Europe basket - fauteuil), Wanda Munoz (Handicap International, Mexique),

Edgar Laloum (Beït – Ham, Palestine – Israël), Hugues Puel (Economie et Humanisme), Serge Orru (WWF), Georges Képénékian et Jean-Pierre Claveranne (Fondation Bullukian), Jean-Baptiste de Foucauld (Solidarités nouvelles face au chomage), Fernanda Leite (Centre culturel œcuménique - Jean-Pierre Lachaize)…

Monde de l’entreprise
Hugues Sibille (Crédit coopératif), Philippe Marcel (Adecco, IMS), Martin Robin et Rodo Tisnado (Architecture studio), Alain Godard, Bernard Saincy (CGT), Pierre Souchaud (revue Artension), Bruno Lebuhotel (Urscop), Daniel Gouffé (ERAI), Sylvie Fourn (Pollutec), Thierry Vandevelde et Antoine Frérot (Veolia), Philippe Aigrain (Sopinspace), Sylvie Benard (Oree, LVMH), Philippe Desmarescaux (Biovision), Dominique Cherblanc (EDF), Jacky Blanc (La Nef), Arnab Chowdury (Inde, Pondichéry)…

Élus et monde politique
Le président du Grand Lyon, les vice-présidents du Grand Lyon, les maires, adjoints, élus des communes du Grand Lyon, les députés du Rhône, Simon Compaoré (maire de Ouagadougou), Catherine Trautmann (députée européenne), Jean-Pierre Worms (Observatoire de la démocratie à Paris), Bernard Dossou (maire de Porto Novo, Bénin), Didier Jouve, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes…

 

De grands témoins racontent

De grands témoins racontent dialogues
 

En Afrique, nous disons que l'amitié, ce sont les pieds. En effet, c'est en marchant, en allant voir les autres personnes qu'on se fait des amis et qu'on entretient l'amitié. C'est ce qui m'a conduit ici aujourd'hui et qui fait que malgré l'âge, les handicaps, les contraintes et les infirmités, j'ai décidé de venir vous rejoindre.
Joseph Ki-Zerbo

Nous avons besoin de la perplexité du monde car cela prouve notre capacité à nous émerveiller, à nous interroger.
Faouzi Skali

La paix n'est pas qu'une question cérébrale, c'est aussi une question de coeur, une question d'amour.
Kiflé Hailé Sélassié

Tout nous concerne, tout nous regarde si nous  sommes des citoyens responsables.
Stéphane Hessel

   

Le pouvoir de l'être humain, c'est d'en rencontrer d'autres et de se transformer par les paroles. Simplement le fait que je rencontre quelqu'un d'autre m'enrichit. Etre humain, c'est appartenir a une espèce qui est capable de se construire elle-même. La qualité d'une société se mesure à la capacité à se rencontrer.
Albert Jacquard

Comment peut-on être raisonnable face au progrès biotechnologique au XXIe  siècle?
Cela signifie : comment être prudent, comment savoir se garder de la démesure, comment s'entourer de toutes les précautions, de tous les avis avant de parvenir a prendre une position, avant de décider d'une action?
Axel Kahn

L'idée c'est de mettre sur la question humaine, les mêmes énergies, les mêmes capacités pluridisciplinaires que pour sauver la terre.
Patrick Viveret

Il y a aujourd'hui des prises de conscience importantes que nous n'avions pas voici trente ou quarante ans. On ne se rendait pas compte que l'on détériorait la nature, que le colonialisme, la torture et la mise a mort étaient inacceptables.
Pierre de Locht

Depuis l'aube de l'humanité, les enfants et les tout-petits ont été maltraités. Les plus intelligents et les plus sensibles sont morts. Ceux qui ont survécu étaient les plus teigneux et ils avaient en eux les traces de cette violence. Il y a en nous ce sadisme que des générations et des générations de nos ancêtres ont reçu. C'est ce que nous restituons.
Catherine Dolto

Il faut revenir au fondement même de la démocratie : la réappropriation du politique et de la démocratie par les citoyens.
Corinne Lepage

Il y a vraiment une culture de l'agora, ici. C'est le comportement plus que le contenu des propos qui m'a émerveillée. C'est cette inquiétude et, en même temps, cette mise en commun d'une expérience, d'une réflexion, d'une sensibilité, que les personnes nous ont donné et nous ont fait partager. C'est pour moi une raison d'espérer.
Christiane Taubira

Nous vivons dans une société ou trop souvent les affrontements se font dans la méconnaissance de l'autre et dans l'attribution à l'autre de sentiments qu'on lui prête.
Théo Klein

 




La grande question, c'est réconcilier l'humanité avec elle-même et avec l'universel. Le grand enjeu, c'est la jonction entre les citoyens de cette planète, à quelque civilisation qu'ils appartiennent, à quelque culture qu'ils se réfèrent.
Annick Tébia-Melsan

La seule façon de résoudre les conflits est de vivre simplement, de consommer moins, de consommer moins d'énergie, et de considérer la terre comme notre mère.
Siddhartha

Propos recueillis en 2005, lors de la 5ème édition des Dialogues en humanité sur Des raisons d'espérer?

 

Charte Dialogues en humanité

Charte Dialogues en humanité dialogues

La charte dialogues en humanité est proposée par un collectif d'initiateurs de Dialogues dans le monde.

Pour les Dialogues en humanité...

Les événements appelés « Dialogues en humanité », sont l’aboutissement de diverses expériences qui depuis des années se réunissent pour penser et agir dans le contexte de recherche de la justice sociale, du respect à la Nature et de l´appel à chacun de grandir en humanité.
Elles essayent de pratiquer le « REV » qu’elles développent concrètement à travers la Résistance créatrice, les Expériences anticipatrices et la Vision transformatrice.
Face aux échecs, aux limites et aux déviations des expériences historiques de recherche de transformation, s’est imposée l’idée que la plupart des maux dont souffre l’humanité, ne viennent pas seulement des structures socio-économiques, mais aussi de la barbarie intérieure à chaque collectivité ou à chaque être humain. Ainsi, nous qui accompagnons les différentes initiatives à la recherche d’une plus grande humanité, proposons les « règles du jeu » suivantes pour les nouveaux arrivants dans la démarche.

Pour les Agoras et toutes les activités des Dialogues en humanité:

  • Liberté de propos,
  • Bienveillance des uns envers les autres et à soi-même,
  • Égalité de tous face à la question humaine: nous sommes tous experts en humanité

Pour s’adresser à:

Tous les êtres humains concernés par la réalité de leur interdépendance avec toutes les formes de vie

Pour les activités:

Pratiques du futur émergeant et savoirs traditionnels qui concernent le corps, l’esprit et les émotions humaines

Exemples de thématiques de dialogues:

Face à la misère et à la pauvreté construisons la solidarité;
Face aux logiques guerrières construisons des logiques de paix;
Face à la géopolitique de la faim, construisons la souveraineté et la sécurité alimentaire;
Face au choc des civilisations construisons la rencontre des cultures;
Face aux risques écologique et climatiques, construisons un nouvel art de vivre;
Face à la démesure de la finance construisons une économie au service de l'humain et respectueux de la nature;
Face aux logiques autoritaires construisons de la haute qualité démocratique
Face à la révolution du vivant, développons des pratiques holistiques de la santé et la conscience pour une science au service de l'humain;
Pour l’humanisation de l’humain, une politique de l’humanité et des raisons d’espérer, etc.

Pour la coordination:

Autogestion entre partenaires, en cultivant la confiance et l´amitié

Pour l’organisation:

  • Principe d’ abondance: profiter de la richesse que porte chaque partenaire;
  • Cultiver l’ouverture envers l’international avec hébergement solidaire et traduction volontaire des langues;
  • Reconnaître les autres initiatives de même portée dans un échange respectueux de l’apport de chacun;
  • Privilégier la formation et l’énergie des jeunes que portent l’avenir de l’humanité;
  • Privilégier l’écoute de l’expérience et de la sagesse des plus âgés

Pour participer au réseau:

Démontrer la volonté d’articuler ensemble ces différents enjeux de transformation et la capacité d’organiser des événements locaux (petits ou grands) en accord avec ces principes et pratiques.

Patrick Viveret
Cette charte s’inscrit à mon sens dans la perspective de faire émerger une véritable citoyenneté terrienne. Nous ne sommes plus en effet dans la perspective d’après-guerre où le thème de la citoyenneté mondiale apparaissait comme une utopie magnifique mais irréalisable. Nous sommes entrés dans une période historique où les rendez-vous de l’humanité avec elle-même sont à ce point critiques que notre famille humaine peut véritablement se perdre.
Si nous voulons que l’humanité devienne un «bien commun» pour elle-même, elle doit se constituer en «peuple de la Terre» (composé bien sûr de ses multiples peuples) et ce peuple a tout à la fois des droits et des responsabilités notamment à l’égard des écosystèmes dont dépend sa vie.
C’est cela l’enjeu d’une véritable citoyenneté terrienne que l’on doit considérer comme un objectif stratégique pour le XXIe siècle et non comme un simple horizon utopique.

Espace Média

Espace Média dialogues

Programme 2024 en cours de co élaboration

Découvrez l'exemple de l'année précédente

2023 Programme Transformons les conflits pour éviter les violences et les guerres3.08 Mo

Communiqués de presse

2023 Communiqué de presse Dialogues en humanité PDF

Thématique(s) de l’évènement Dialogues en humanité
Un festival citoyen gratuit et ouvert à tous pour prendre soin de chaque humain.
Animation, Forum en cercle, Spectacle, Concert, Danse, Théâtre, Exposition, Livres, Solidarité locale et internationale, Ecologie...

Les Dialogues en humanité sont reconnus comme "une école de la démocratie à ciel ouvert", Ils initient à la réciprocité des savoirs pour prendre notre destin en main. Sur un banc ou au détour d'un chemin, vous rencontrerez des célébrités ou des inconnus, chacun mérite votre attention.

Des porteuses et porteurs d'initiatives positives, de toutes origines, cultures, convictions et parcours de vie seront au rendez-vous des la 24ème édition des Dialogues en humanité qui se tiendra à Lyon du 5 au 7 juillet de 10h à 22h dans le parc de la Tête d’or à Lyon (entrée Porte des enfants du Rhône ou porte Roseraie).

Les participants "sages du quotidien" viennent d’horizons les plus divers. Le bâton de parole tourne. Chacun s’exprime à partir de son vécu. Cette particularité constitue le coeur de la démarche qui permet "d'ôter sa casquette", de partager ses émotions ou ses engagements, puis de construire des coopération-actions.
La règle d’or des échanges est fondée sur l’écoute bienveillante et le respect mutuel. Enfants, adolescents, adultes, parents, artistes, militants associatifs, chefs d’entreprise, citoyens du monde… 
C'est une clef décisive pour progresser vers une humanité plus humaine, plus solidaire, capable d'intelligence créatrice et non destructrice.

À Lyon, ça dialogue et ça coopère !

Un rendez-vous qui fait du bien à la société comme à chacun(e) d’entre nous ! Inventés à Lyon il y a 20 ans, ouverts à tou(te)s gratuitement et sans inscription, la prochaine édition des Dialogues en humanité se tiendra les 5, 6 et 7 Juillet 2024 dans le magnifique Parc de la Tête d’Or et dans plusieurs quartiers de la Métropole afin d’aller plus loin sur la voie du "prendre soin de chaque humain".
Face aux tensions, aux insécurités dans l’espace public, aux harcèlements à l’école, au travail, dans la rue, aux incivilités sur les réseaux sociaux, aux discriminations envers les personnes "différentes", aux abus économiques, et aux guerres qui ne devraient plus exister au 21ème siècle, aux manques d’écoute et de reconnaissance dans nombre d’organisations, les Dialogues en humanité sont un temps de rencontres, de partage, d’apprentissage de l’écoute et de co-construction. Un lieu où l’on réfléchit ensemble et on apprend à "faire société" pour vivre dans des communautés apaisées sachant sortir des oppositions, des compétitions, des exploitations et de toutes les formes d’abus et de violence.
Agoras, ateliers, temps de coopération, spectacles, chacun(e) compose son itinéraire. En raison de la prégnance actuelle sur nos sociétés de la violence et de la guerre, une attention particulière sera portée dans l’édition 2024 pour faire Place à l'humanité.
Les présences sont attendues de toute la France, de divers pays d’Europe et des 5 continents car de plus en plus on sait de par le monde que dans la métropole de Lyon, on dialogue.
C'est aussi un point d'appui pour lutter contre la double face du dérèglement climatique celui du réchauffement physique et ses conséquences mais aussi celui que nous avions qualifié lors de l'anniversaire des Nations Unies de glaciation émotionnelle qui se traduit par des replis identitaires et la peur de l'autre.
Faire humanité c'est au contraire utiliser ces défis pour reconstituer nos nappes phréatiques physiques et émotionnelles, préserver notre planète océan et nous donner les moyens de devenir pour de bon des homo Sapiens-Sapiens capables de conjuguer intelligence et sagesse.

Les Dialogues offrent un cadre qui permet à toutes et tous de dialoguer sur un pied d’égalité, dans l’écoute bienveillante. Ils permettent de découvrir, réfléchir, apprendre les uns des autres et inventer un mieux vivre ensemble au sein des familles, des quartiers, de la société. Ils s’articulent autour de grands axes:

  • Économie 
    • Quelle place de l'humain et du vivant, de la coopération, dans l'économie?
  • Alimentation
    • Quelle place pour une alimentation digne et durable ?
  • Prendre soin
  • Comment dialoguer dans des situations particulièrement difficiles?
    • Dialogue interculturel et éducation à la paix
  • Les nouveaux récits d'avenir, vers plus d'humanité
    • A partir de plusieurs livres parus à ce sujet et d'initiatives un peu partout dans le monde
  • Les jeunes générations, architectes de l'avenir
    • Comment faire la place aux jeunes générations pour une humanité qui prend soin de chaque humain?
  • Changements climatiques et déplacements de population
    • Préserver la biodiversité et la sécurité alimentaire, est source de paix et de dignité, face aux tensions internationales, aux migrations et à l'esclavage qui en résulte
  • Les différentes formes d'intelligence
    • L'intelligence du cœur, du corps, de l'esprit... et artificielle?
  • Plus d'humanité avec le sport?
    • En cette année des jeux olympiques et paralympiques, le sport peut-il être un levier de dialogue pour la réconciliation et le vivre ensemble? Le sport peut-il contribuer à plus de Justice sociale et de Santé publique?
  • Dialogues pour la paix
    • les différents modes de communication, la place des médias, les initiatives de non-violence
  • L'hospitalité
    • Par ceux qui la vivent à Lyon et ailleurs, à travers les exemples des coopérations internationales
  • L'humanité et le vivant
    • Quels équilibres entre toutes les composantes du vivant? Comment retisser des relations différentes d'humain à humain, et d’humain comme composante d’un écosystème?
  • Ces thématiques illustrant sous des angles différents la place que nous souhaitons donner à notre humanité.

Ces thèmes se retrouvent à travers une large palette d’activités: des agoras en cercle et des témoignages de vie croisés, des ateliers du sensible et du discernement (nouvelles expériences sensorielles), des temps de coopération-action (ébauche de projets communs) et des créations artistiques.
Citoyens, artistes, chercheurs, élus, philosophes, militants ou thérapeutes accompagneront ces trois jours pour inventer une autre façon d’être au monde et avec les autres.

Dialogues en humanité 2024 sous les arbres

Libres et gratuits, les Dialogues en humanité donnent à voir les initiatives qui foisonnent, partout dans le monde, pour relever les grands défis auxquels l’humanité est confrontée. L'objectif est de ré-apprendre à dialoguer et à coopérer dans le respect mutuel.

Des Dialogues pour grandir en humanité

A l’heure où l’humanité doit faire face à de grandes menaces et de nombreux défis (climatiques, économiques, sanitaires ou sociaux) et est minée par des conflits, il est vital de partager des réflexions et des expériences, d’apprendre à dialoguer afin d’élaborer des réponses tant à l’échelle de la planète qu’à celle de nos villages et de nos quartiers.
Les Dialogues en humanité offrent un cadre qui permet à toutes et tous de dialoguer sur un pied d’égalité et dans la bienveillance. Cette édition permettra aussi de relier autrement l’Afrique, l’Asie, les Amériques et l’Europe, et de braquer les projecteurs sur les nombreuses initiatives positives qui germent un peu partout.

Des activités variées et inspirantes

Pour cette édition, quatre types d’activités.
En premier lieu, des ateliers, animés par des artistes, des sportifs, des scientifiques, auront lieu en vue d’éveiller notre sensibilité. Une invitation à faire un pas de coté, à développer l'intelligence du corps, de nos émotions, à prendre conscience de notre imaginaire, . 
Des agoras en cercle, ouverts à tous, sur des sujets variés, questionnements et échanges d'expériences sont un incontournable des Dialogues. Au programme: s'inspirer des porteuses d'initiatives positives sur tous les continents
Et avancer vers des temps de coopération-action pour élaborer des solutions pratiques. D’autres temps seront consacrés à des récits de vie de personnalités engagées.

Des créations musicales et artistiques seront aussi au rendez-vous. Elles sont l’occasion d’éveiller notre créativité et de raconter le monde autrement

Informations presse

Pour réveiller notre pouvoir d'agir

La période singulière que nous abordons est souvent présentée comme un inquiétant mélange de crise sanitaire, économique, sociale et d’urgence climatique. C’est pourquoi l’équipe des Dialogues en humanité comme ses partenaires locaux et internationaux, veulent réaffirmer l’importance du dialogue face à la violence, de redire le besoin de débat démocratique face à des pouvoirs autoritaires ou sourds qui cherchent à prendre le dessus. Prendre soin les uns des autres, échanger, apprendre, partager, s’avère plus que jamais nécessaire.

En parallèle de nouvelles expériences en ligne ont rendu possible malgré tout de belles perspectives. L’ouverture sur le monde, dans l’ADN des Dialogues depuis leur création, se trouve ainsi renforcée. Qu’on se trouve dans le Vieux Lyon, à Salvador de Bahia, Montréal, Dakar ou Cotonou, dans l’Himalaya ou sur son balcon parisien, tout le monde peut aussi se retrouver sous les arbres pour dialoguer!

Alors comment réveiller et élargir notre pouvoir d’agir et notre force citoyenne? Comment créer des solidarités sans laisser personne sur le bord de la route? Les intelligences interconnectées et les sagesses du monde conjuguées peuvent-elles nous permettre de grandir en humanité, de réussir l’anthropocène, cette nouvelle ère de l’aventure humaine?

Le défi? Changer radicalement de posture, à l’image des pilotes de chasse devenus astronautes. Eux qui avaient une posture de guerre, de domination en surplomb, changent de regard en découvrant notre planète terre depuis l’espace et parlent alors d’émerveillement, du sentiment de fragilité et de responsabilité à l’égard de l’ensemble de l’humanité et du Vivant!

Faisons le pari qu’en apprenant à prendre soin de nous mêmes, de nos compagnons de route en humanité et de nos autres compagnons de vie, nous serons prêts à devenir pour de bon des homo sapiens-sapiens.
Cela vous fait bien envie, mais vous ne savez pas par où prendre les questions?

Le plus simple, c’est d’abord de se relier à celles et ceux qui sont déjà porteurs de cette belle énergie, qui œuvrent déjà pour l’amélioration du monde. Dans la multitude d’activités proposées pendant ces trois journées, il y a certainement de quoi se donner de la force pour repartir œuvrer de son côté!

Interviews

Catherine Dolto, Grandir en humanité ou disparaître, interview par Muriel Scibilia

L’être humain étant capable du meilleur comme du pire, comment l’amener à opter pour les valeurs d’humanité face à une situation planétaire des plus périlleuses? Tel est le cœur de la réflexion que mène Catherine Dolto sur l’élaboration d’une théorie de l’humanisation. Pédiatre et auteure réputée, elle a choisi de partager son cheminement avec les Dialogues en humanité.

Catherine Dolto, médecin
haptothérapeute, présidente du
CIRDHFV (centre international
de recherche et de développement
de l’haptonomie)

Auteur de livres pour enfants
et adolescents chez
Gallimard jeunesse Giboulées
Crédit photo: David Bordes

Catherine Dolto Dialogues en humanité Grandir en humanité ou disparaître Crédit photo: David Bordes

 

L'article de Catherine Dolto: Grandir en humanité ou disparaître, en savoir plus

Est- ce que l’évolution de l’être humain depuis son apparition sur terre nous a préparé à affronter les défis auxquels nous devons faire face au 21ème siècle?

Notre espèce est depuis peu entrée en état d’urgence. La menace climatique et écologique exige une réorganisation vitale. Aucun des systèmes éducatifs qui se sont succedés depuis l’hominisation n’ont permis à l’espèce humaine de se vivre comme un seul peuple habitant une planète unique qu’il faut se partager et respecter. Or, il y a urgence.

De quelle urgence parlez-vous?

Ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est l’espèce humaine dont les capacités d’adaptation sont beaucoup plus limitées que celle de la nature. Si nous ne réagissons pas rapidement, nous allons vers des catastrophes. Les conséquences du changement climatique peuvent aussi conduire à toutes formes de violences, dont des guerres. En tant qu’homo sapiens doué de parole et de pensée, conscient de soi et de ses actes, capable de penser notre mort et celle des autres, il nous revient de relever le défi. Individuellement et collectivement, c’est une immense responsabilité.

Comment contrer ces mouvements de régression que l’on constate dans divers domaines?

En éduquant. Grace aux avancés technologiques, le petit mammifère humain n’a jamais eu autant de pouvoir ; en même temps, on constate qu’il régresse et se transforme en bébé consommateur. Or, la rencontre entre beaucoup de pouvoir et moins de conscience est très dangereuse. Si on ne tire pas tout le temps l’être humain vers les valeurs d’humanité, il aura tendance à abuser de son pouvoir. En dernière instance, le pouvoir, c’est la bombe atomique.

De l’humain augmenté au tourisme spatial, l’homo sapiens du 21ème siècle semble vouloir dépasser toutes les limites.

Le refus des limites touche tous les domaines, y compris celui du genre. Ce qui est mis en avant, c’est la liberté de jouir. C’est dangereux. Quand les enfants sont trop puissants, ça les angoisse. Ce qui les rassure, c’est d’être contenus d’une manière sécurisante sur le plan affectif sans que ce soit humiliant. L’espèce humaine, ce n’est jamais qu’une agglomération d’enfants plus ou moins matures, parfois déguisés en adultes. Dès lors que nous avons la possibilité de tout ou presque, en tant qu’espèce, nous devons nous demander si nous avons tous les droits. Plus nous avançons, plus nous sommes appelés à travailler la question d’une éthique d’un humain qui se reconnait comme universel et partage une seule planète.

N’est-il pas déjà trop tard?

Si je m’investis dans les Dialogues en humanité c’est bien parce que je ne me donne pas le droit de me laisser aller à l’inertie ou au défaitisme. Il est plus que jamais vital d’oser se mouvoir plutôt que d’attendre dans la crainte. Il n’en demeure pas moins qu’une petite part de moi a peur.

En quoi la peur peut-elle freiner l’engagement?

Les passages de seuil font peur a beaucoup d’entre nous et peuvent amener à accepter l’inacceptable. Au départ, la peur est un sentiment indispensable au développement de l’humain. Un enfant qui n’aurait peur de rien pourrait se tuer. D’où la nécessité de lui apprendre le mode d’emploi de sa peur, en reconnaître les signes, s’en servir, comprendre en quoi elle s’enracine dans son histoire. Faute d’être identifiée, elle peut l’empêcher de penser, de bouger, d’entreprendre. La peur nous inscrit dans l’espace et dans le temps: elle ne prend pas la même forme selon que l’on grandit dans la savane ou dans une grande ville ; nos peurs sont aussi celles de nos parents depuis la vie prénatale et celles de nos ancêtres. Quand on sait cela, on dispose de certains outils pour ne pas être le jouet de sa peur.

La peur n’est-elle pas aussi un facteur de destruction?

Elle peut nous paralyser, nous empêcher de choisir le chemin fait pour nous au risque de nous amener à renoncer à nos valeurs d’humanité et à devenir plus lâche. Avec la crise du coronavirus, pas mal de gens que l’on croyait sensés se sont mis à dérailler, à s’allier au complotisme ou/et développer des conduites phobiques. Au niveau politique, la peur de ne pas être élu, d’être rejeté amène à prendre des décisions qui ne sont pas toujours les plus adéquates. Le confinement, par exemple a en partie été dicté par la peur que l’on découvre combien notre système de santé a été dégradé.

En tendant vers plus d’humanisation, comment contrer cette violence qui explose à tous les niveaux, y compris au sein d’un couple ou entre les parents et les enfants?

La violence n’est pas forcément plus grande qu’autrefois, mais elle change de forme et prend plus place dans nos vies. Elle est très présente à travers des images qui font vendre. Normalement, quand un être humain en voit un autre se faire sauvagement attaquer, il ressent une émotion, il peut être révolté ou en proie à un combat intérieur quant à savoir s’il intervient ou pas. En étant tous les jours confrontés à des morts, réelles ou fictives, via divers écrans, tout se banalise, les sensations s’émoussent. Des enfants peuvent n’éprouver aucune émotion devant des faits qui devraient les bouleverser et les scandaliser. Cette surabondance d’images peut induire une perte de sens. Presque tout semble permis. Les codes étant multiples, aucun ne vaut plus qu’un autre. Si l’enfant n’a pas été éduqué, il s’habitue - la capacité d’adaptation est le propre de l’être humain. Or, je fais l’hypothèse qu’il y a bien un code universel et qu’il importe d’interroger ce qu’est un être humain.

Faut-il dire à un enfant qu’il a le droit de penser ce qu’il veut, d’avoir envie de tuer, mais seulement en pensées?

Nous pouvons dire « Tu vois celui qui vient de me faire une queue de poisson, j’ai bien envie de l’exploser, mais cette envie ne dure pas longtemps, et ce n’est qu’une pensée. » Il est important de savoir que nous avons ce type de pulsion en nous, de la reconnaître, de la nommer et de ne pas culpabiliser. Ce qui est interdit, c’est le passage à l’acte. Notre animalité s’humanise en la disant. Si nous n’apprenons pas à la dompter, c’est elle qui nous manipule.

Il n’y a pas le même potentiel « animal » chez chaque humain?

Il faut apprendre aux enfants à repérer ce qui relève de l’animalité en eux, comme les besoins physiologiques, et le fait qu’ils peuvent avoir tout d’un coup envie de tuer l’autre. C’est comme les meurtres dans les dessins animés, on détruit l’autre, on l’éclate puis il revient à la vie. Un enfant de 3-4 ans voudrait tuer l’autre pour 10 minutes. C’est normal. Si c’est parlé, dédramatisé, qu’on peut en rire, il est possible d’en faire quelque chose. Il est essentiel de comprendre l’articulation entre l’aggredior, qui est une force de vie, et l’agressivité. L’aggregior, qui est la face saine de l’agressivité, est plus ou moins puissant selon les humains. Quand on se balade dans un service de néonatalogie, on voit bien quels sont les bébés qui veulent vivre. Faute d’une éducation adéquate, cette force peut amener l’enfant à basculer dans l’agressivité et dans la violence. C’est cette force qui fait que les enfants qui vont bien, jusqu’à l’âge de 6-7 ans, font du bruit et dérangent. C’est normal. Si on ne veut pas ça, il faut se contenter d’avoir des poissons rouges. Plus tard, ces enfants pleins de forces peuvent avoir du mal à entrer dans le moule. Cette force, qui n’est ni bonne ni mauvaise, est perçue comme étant négative parce que l’éducation n’a pas encore fait son travail. Il revient aux parents d’en transmettre le mode d’emploi. Or ces enfants pleins d’aggrédior, qui sont les plus intéressants pour une société, sont souvent stigmatisés, culpabilisés et mis en insécurité affective. Soit, ils réagissent en mettant une chape de plomb et éteignent en même temps leur intelligence, soit ils dévoient cette force en agressivité et la tournent vers l’autre. Il importe d’établir un lien harmonieux entre notre animalité pulsionnelle, nos capacités intellectuelles, et notre quête de sécurité affective. Ce qui n’est pas inné, cet équilibre est une construction.

Cette force de vie relève-t-elle de quelque chose de mystérieux où prend-elle sa source dans la vie prénatale?

Les deux. Il y a une grosse influence épigénétique de la vie prénatale ; en même temps, en arrière fond, il y a le mystère des potentialités de chaque enfant qui vient en partie du marché chromosomique qu’il a fait quand il s’est incarné.

Le besoin de sécurité affective est-il présent dès l’origine de l’humanité ou est-ce la résultante d’une évolution sociétale?

Notre statut d’animal pensant et notre situation nidicole, qui nous oblige à dépendre des grands pendant de nombreuses années, laisse chez chacun d’entre nous une incertitude par rapport à notre capacité de supporter la solitude. En arrière fond, la terreur de l’abandon qui est synonyme de mort. Cette dimension est présente dans l’histoire de nos parents comme dans celle de leurs parents, etc… Il y a aussi les peurs collectives. L’histoire de l’humanité est d’abord une histoire guerrière. A l’époque du paléolithique, la menace était constante ; la sédentarisation a aussi été porteuse de menaces. Il a donc fallu s’organiser pour contrer ce qui était perçu comme menaçant, y compris sur le plan fantasmatique. L’hominisation s’est faite dans un mode dangereux et hostile. Se protéger, choisir des chefs puissants et agressifs était un gage de survie du groupe. L’hominisation, c’est le passage du singe à l’humain. L’humanisation, c’est se reconnaitre en tant que mammifère tout en dépassant son animalité. Lorsqu’un bébé arrive au monde, il n’existe pas seulement en tant que mammifère, spécimen de l’espèce c’est aussi l’enfant de quelqu’un et quelqu’une, inscrit dans un lignage, une histoire, prenant place dans le monde des humains, il se reconnait comme tel et reconnait les autres en tant que tel. Ce qui induit la reconnaissance d’un ensemble de valeurs dont certaines restent à définir. C’est l’autre qui nous constitue comme Sujet en nous interpellant comme tel.

Qu’est-ce que la sécurité affective et ce besoin est-il le même selon que l’on nait à Genève ou dans un bidonville de Bombay?

La sécurité affective nécessite d’être reconnu comme bon et accepté pour ce que l’on est, de disposer d’un cadre qui nous permette de nous inscrire dans l’espace et dans le temps, d’être contenu, de nous enraciner dans l’histoire de nos ancêtres ; cette dernière nous étant transmise par des adultes tutélaires qui font ce qu’il faut pour que l’on ne se sente pas abandonné et qui nous sécurisent dans leur façon de gérer le temps. Cette quête est universelle. Cependant, un enfant qui grandit dans un bidonville de Bombay n’a pas d’autre choix que d’apprendre à trouver cette sécurité qu’en lui-même alors que dans nos cultures nous surprotégeons nos enfants. Dans certains cas, cela peut relever de la maltraitance dans la mesure où ce qui est transmis à l’enfant c’est qu’il n’est pas capable de se débrouiller. Or, sans épreuves et sans échecs, on ne se construit pas. Il ne s’agit pas pour autant de pointer les échecs: « Ah, je t’avais bien dit qu’il ne fallait pas faire comme ça », mais de dire plutôt, « D’accord, tu n’as pas réussi, mais c’est comme ça qu’on apprend. » La sécurité affective ce n’est pas la surprotection.

Quelles seraient les composantes d’une autre éducation

Elle s’articule autour de trois éléments: se « déségocentrer », c’est-à-dire apprendre à tenir compte de l’autre, parler du vrai et du faux et se former au discernement. Par nature le nouveau-né est autocentré donc égocentré. Ayant perdu une grande partie des capacités qu’il avait en tant que fœtus, il a besoin d’être nourri et qu’on s’occupe de lui constamment. Son geste est centripète. Une fois la marche acquise, il faut l’inciter à aller vers le monde extérieur, à y prendre des choses ou des idées, à les transformer pour les restituer aux autres. Peu à peu il devient centrifuge. L’éducation est un long processus de déségocentration. Il importe aussi de parler à l’enfant de son état de mammifère, de son animalité, de toujours donner sens à ce qu’on lui fait vivre. C’est le sens qui amène la conscience et l’intelligence. Si on traverse une ville comme Paris avec un enfant à l’arrière de la voiture, et qu’il nous voit nous énerver et insulter d’autres conducteurs, il est confronté à du pulsionnel non contrôlé. Ce n’est pas dès lors que c’est parlé. On peut dire « Tu vois, sur ce coup-là je n’ai pas été très courageux ». » ou encore « j’ai été vraiment mal poli. Ce n’est pas ce que je souhaite que tu prennes chez moi » Il importe de mettre des mots sur tout ce qui se passe que l’enfant soit directement impliqué ou pas, de mettre des mots sur nos failles pour ne pas lui faire croire que nous sommes parfaits puisque ce n’est jamais vrai.

Le risque n’est -il pas d’envahir l’enfant avec trop de mots?

C’est bien sûr un danger. On peut pourrir un enfant en le submergeant de mots qui n’ont pas de sens, qui ne lui servent pas ou qui ne lui sont pas adressés. Le silence fait aussi partie de la parole. Parler, ce n’est pas juste faire du bruit avec sa bouche, les mots sont chargés de sens. La parole est un art propre aux humains: on ne peut pas dire n’importe quoi, n’importe quand, à n’importe qui. Encore faut-il parler vrai. Ce qui signifie que l’on ne doit pas dire tout ce qui nous passe par la tête, mais tenir compte de ce que l’enfant peut en faire et de ce qui le regarde et de ne pas faire de lui un voyeur indiscret de la vie des grandes personnes.

S’agit-il par ailleurs de connecter ou reconnecter l’enfant avec ses besoins?

Oui mais aussi avec son ressenti, ses émotions et ses sentiments. Il faut apprendre aux enfants à se repérer parmi la forêt de perceptions qui entrainent des émotions puis font naitre des sentiments. Apprendre à discerner parmi les perceptions, à y être attentif, qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur. Il a besoin d’apprendre à discerner ce qui est bon ou mauvais pour lui, juste ou pas juste, vrai ou faux, S’il ne sait pas faire ce tri, il est perdu. Surtout dans une société où l’offre est surabondante par rapport aux capacités d’absorption d’un cerveau normal.

Parmi les très nombreuses activités proposées par les Dialogues en humanité, beaucoup portent sur l’apprentissage au discernement, diriez-vous qu’il est en perte de vitesse

L’un des traits qui distingue l’humain des autres mammifères, c’est sa capacité de se réinventer à chaque étape de sa vie. C’est une source de créativité magnifique mais aussi une source de complexité, pas toujours facile à maîtriser quand on n’a pas développé son discernement. Quand le monde était moins complexe et que les codes moraux étaient forts, il était plus facile d’éduquer le discernement, notamment en prenant du temps pour parler de la grande question du bien et du mal, du vrai ou du faux, ces notions sont de plus en plus floues. Face à une sensation, une perception nouvelle, il importe de dire à un enfant: « Est-ce que tu crois que c’est bon pour toi? Est-ce que c’est beau? Est-ce que c’est juste? » Si ces questions ne sont pas posées, l’enfant arrive dans un monde où tout est offert. Du coup, il ne peut rien choisir. Il est comme coincé sur place par une jouissance, par une promesse de bonheur qui n’est jamais tenue. Et moins elle sera tenue, moins il se construira.

Qu’est ce qui peut générer la confiance dans les rapports humains?

La confiance est une composante essentielle, aucun humain ne peut survivre s’il ne fait pas confiance aux autres. En même temps, quand on est trop confiant, on peut se faire avoir. D’où la nécessité d’apprendre aux enfants à détecter les signes de « non fiabilité » chez l’autre. Être entouré de gens non fiables est très désécurisant sur le plan affectif. Il lui faut aussi intégrer l’idée qu’il risque d’être trahi un certain nombre de fois au cours de sa vie, c’est la règle du jeu, on l’apprend peu à peu, chacun à sa manière. Cela vaut mieux plutôt que de constamment vivre dans la méfiance, ce qui est très destructeur et fausse toutes les relations.

En quoi la conscience de notre animalité peut servir notre humanisation et l’humanité?

Notre animalité, c’est ce qui induit notre envie de survivre, alors que notre l’humanité, c’est ce qui nous permet de dire je préfère ne pas survivre mais rester vivant. Un humain qui échappe d’un incendie en piétinant d’autres humains perd son âme. C’est un survivant mais est-il encore vivant? Il s’agit de comprendre comment gérer ces allers-retours constants entre une animalité, qui veut jouir et survivre à tout prix, et notre humanité qui nous dit qu’en nous laissant aller à commettre tel ou tel acte, nous ne ferons plus partie du peuple des humains mais de celui des mammifères terriens. Être humain, c’est avoir une conscience et s’en servir. Cette conscience est aussi porteuse de notre part d’ombre qu’il nous revient de gérer. Nous devons toujours rester le chef de notre part d’ombre dans la mesure où nous avons suffisamment développé notre ressenti pour la percevoir. Plus on nie sa part d’animalité et sa part d’ombre, plus on risque de devenir un salaud. Plus on la connait, plus on est à même de faire avec. C’est un choix, un vrai boulot. Notre dignité c’est de nous savoir imparfaits et d’accepter cela avec humilité tout en tendant sans cesse vers une vie plus éthique. Tout ça se parle et s’éduque. Chez les animaux, prendre la vie d’un autre est un impératif de survie. Nous pourrions nous dire qu’en tant qu’humains, nous sommes capables de faire la différence entre la vie et la survie. Notre ambition pourrait être de décider de ne plus prendre aucune vie, de chercher à être vivant plutôt que survivant. Ce qui implique d’être conscient de ce nous imposons aux autres.

Sommes-nous désormais obligés de développer cette conscience planétaire chez les enfants?

Ceux qui ont conscience des enjeux ne peuvent pas faire autrement. Mais ils sont encore beaucoup à penser qu’élever un enfant c’est lui permettre de jouir de la vie et de la société. Ils ne parlent que du bonheur « Je veux qu’il soit heureux ». On devrait ajouter « J’aimerais qu’il développe ses valeurs d’humanité ». Nous devons nous penser comme étant une seule famille humaine. En tant que telle, nous devons nous soutenir mutuellement, l’empathie, l’entraide, la confirmation affective sont les conditions de l’établissement du sentiment de sécurité affective. Ce qui change tout.

Geneviève Ancel, co fondatrice des Dialogues en humanité, propos recueillis par Muriel Scibilia

D’où viennent les Dialogues en humanité?

Ils sont nés d'un constat lors du Sommet de la terre en 2002 en Afrique du Sud:
bien que les crises sociales, écologiques et autres qui secouent nos sociétés soient produites par les êtres humains, aucun événement international ne traitait de la question humaine en tant que telle. Afin d'inventer une autre façon d’être au monde, de résister et de se relier les uns aux autres, il fallait placer cette question sur le plan politique. Cela cadrait avec la tradition humaniste de Lyon.

Quelles sont les particularités de ces Dialogues citoyen?

Un premier fil rouge relie les activités multiformes que nous proposons:
il importe d’agir sur nos comportements individuels et collectifs car nous sommes responsables de la plupart des problèmes dont souffre la planète. Or, il n'y a pas de transformation sociale sans transformation personnelle. Autre spécificité, nous invitons au dialogue, pas au débat; c’est-à-dire à l'écoute et l’échange bienveillants. Un dialogue entre «tous les univers», toutes les convictions et toutes les générations. Nous avons aussi opté pour un brassage convivial. Des personnes en grande précarité peuvent échanger sur un pied d’égalité avec des personnalités de stature nationale ou mondiale. Il n’y a pas d’un côté des conférences au cours desquelles des «sachants» parlent à des «ignorants» et de l’autre des activités pratiques ou artistiques.

Comment sont choisis les thèmes de chaque année?

Par un processus auquel peuvent participer tous ceux qui le souhaitent. Une sorte de laboratoire de la prise de décisions à partir de la diversité. C'est lent! Le programme est structuré autour de  grands axes qui constituent autant de «parcours» thématiques que l’on peut suivre à travers les activités ou croiser à sa guise, ce qui permet de découvrir les diverses facettes d’une thématique ou de faire des liens entre les thèmes

Quel peut-être le déroulé d’une journée dans le parc?

D'abord le «temps du rien»:
flâner, faire des rencontres... Puis on peut aller à la Roseraie pour faire connaissance et partager les vécus de la veille. On participe à des ateliers, on échange des idées dans une agora, on écoute de la musique ou de la poésie... Au repas on découvre d’autres manières de cuisiner, des produits locaux, de la vaisselle biodégradable ou lavable, etc.

Pourquoi avoir organisé les échanges sous la forme d’agora?

Les Dialogues ne sont pas une succession de colloques. Ils reprennent la pratique ancestrale de l’arbre à palabre sous lequel on se rassemble en Afrique pour échanger, régler les conflits et préserver le lien social. On réfléchit ensemble sous les arbres du Parc. Être en cercle favorise la circulation de la parole. Des facilitateurs veillent au respect de quelques principes:
simplicité, liberté de propos, écoute bienveillante, respect et égalité de tous devant la question humaine.
«Sous l’arbre à palabre, chacun écoute les autres, dit ce qu’il a à dire et repart en paix.»

Pourquoi accordez une telle importance aux activités artistiques?

En nous offrant une part de leur sensibilité, les artistes nous aident à sortir des cloisonnements et à éveiller notre créativité. Cette année, il y aura plusieurs propositions de danse urbaine, des parcours poétiques et théâtraux. De l'humour aussi!

Quel rapport entre les activités dans le Vieux Lyon ou de Givors et celles du Parc de la Tête d’or?

Elles sont en lien!
Quel que soit le territoire, les Dialogues en humanité proposent des initiatives qui réaffirment les valeurs lyonnaises d’ouverture au monde et aux cultures, de fraternité et de solidarité.

Les Dialogues permettent-ils de développer des réseaux?

Des réseaux se créent ou se renforcent quand les Dialogues suscitent de nouvelles initiatives ou font évoluer des projets existants. Sans oublier le réseau des Dialogues eux-mêmes qui ont déjà essaimé dans une centaine de villes et pays.

La forme des Dialogues a-t-elle changé au fil des années?

Elle s’est enrichie. A l’origine, il s’agissait de permettre à des personnes engagées à transformer la société de se retrouver et puiser de nouvelles forces. Désormais beaucoup de citoyens s'intéressent aux thématiques et activités que nous proposons, comme en témoigne la fréquentation en augmentation constante: quelques 10 000 personnes passent par le parc de la tête d’or, ou se retrouvent en ligne. 
Les Dialogues sont ainsi devenus un espace d’échanges gratuit et ouvert à tous partout dans le monde: parents, enfants, curieux, artisans, chercheurs, danseurs, ouvriers, philosophes, militants, écrivains, étudiants, comédiens, chefs d’entreprises, élus, poètes et danseurs.

Dossier d’information

Pour construire le monde qui commence / building the new world
https://dialoguesenhumanite.org/nouvelle/pour-construire-le-monde-qui-c…

Les nouveaux collectifs citoyens
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Dialogues en humanité: questions-réponses

Qu’est-ce que les Dialogues en humanité?

Dialogues en humanité sont des rencontres citoyennes du bien vivre à Lyon, au Parc de la tête d’or, chaque premier week-end de juillet. Même en virtuel ou en ligne, par l’invitation à prendre soin de chaque humain, les Dialogues en humanité proposent régulièrement de multiples activités dont le fil rouge est de grandir en humanité et de développer une citoyenneté de la terre, une société du bien vivre. Ces Dialogues sont gratuits et la participation est libre.

Comment sont nés les Dialogues en humanité?

L’idée des Dialogues en humanité est née en 2002, lors du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable. La première édition lyonnaise, en juin 2003, a rassemblé 80 invités issus de tous les milieux et de tous les continents. Depuis 2006, pour élargir la démarche, les arbres du parc ont permis de revisiter l’arbre à palabre à l’africaine.

Quel est le but de Dialogues en humanité?

Créer un espace de dialogue, de réflexion et de coopération dans lequel les porteurs de solutions invitent à sortir du sentiment d’impuissance et d’indifférence. Face aux grands défis auxquels l’humanité est confrontée,  des liens se tissent pour faire vivre de multiples initiatives, par la rencontre et le faire ensemble.

Comment les Dialogues fonctionnent-ils exactement?

Les Dialogues en humanité s’articulent autour d’un programme varié, structuré autour de trois éléments principaux: les agoras en cercle, les ateliers du sensible et les créations artistiques qui rythment la journée. Les agoras sont des moments d’échange bienveillant autour de différents thèmes, qui se tiennent sous les arbres du parc de la Tête d’Or. Quant aux quelques 50 ateliers, il s’agit d’activités ludiques, corporelles, comportementales ou d’initiations artistiques sur de sujets qui vont d'un parcours d'exil à la fresque du climat, à des méthodes innovantes de réduction des déchets à la source.

Quel est l’objectif des Dialogues en humanité?

Les Dialogues en humanités regroupent chaque année des acteurs de tous horizons pour partager des initiatives porteuses de changement et construire une citoyenneté fraternelle. Notre ambition est de découvrir ce qui fait obstacle à la bienveillance, à l’équité, à la justice, à la paix mais aussi de préserver le climat. Ces Dialogues abondent d’incitations à réfléchir et dialoguer sur les questions essentielles ou d’actualité qui interrogent qui nous sommes et comment les individus et communautés structurent les rapports entre eux et avec la nature. Il permet de découvrir de multiples initiatives prises dans divers pays sur tous les continents pour construire un monde plus équitable.

Quelle dimension internationale?

Depuis 2009, l’essaimage a gagné HEM Rabat au Maroc, Fireflies à Bangalore en Inde, Salvador de Bahia au Brésil, Genshagen près de Berlin en Allemagne. Et, depuis, d’autres personnes sur différents territoires lui donnent vie: à Addis Abeba et Dire Dawa en Ethiopie, Porto Novo depuis 2013, Ouida, Cotonou au Bénin, Dakar, Tombacunda, Thies, Bignona, Saint Louis du Sénégal Lomé au Togo, Bangui en Centrafrique, Abou Gosh, Foz do Iguaçu, Rio de Janeiro, Terra Mirim, Itacaré au Brésil, Hammamet, Tunis, Villeurbanne, Festival D’art et D’air Lyon La Duchère, Festival des Passants Place Bahadourian à Lyon, Vieux Lyon en humanité, Défistival sur le Champ de Mars puis Mixcité Place de Clichy à Paris, Prato près de Florence en Italie, Bruxelles, Liège, Londres, Barcelone, des lieux plus ruraux comme Le Pradier près de Moutiers, Saint Boingt, Les Monts de la Madeleine, Palmarin, ou plus urbains comme à Voiron, Grenoble, Strasbourg, Bischheim, Roanne, Seattle, Boston, Montréal, Tombouctou, Chandigarh, Auroville, Pondicherry, Kabini près de Mysore, Genève, Erevan, Casablanca; également au coeur d'universités et d'entreprises au management humain

Nous nous inspirons d’autres initiatives comme le Collectif richesse, Meeting Rivers, Pipaltree et Climate South Asia, Brecho Eco Solidario, Akademie Unter den Baümen, Une âme pour la mondialisation, Cultivando Agua Boa, mais aussi le Forum Social Mondial depuis Porto Alegre, Bellem ou Mumbai, Viral Open Space avec un Forum Social Mondial Intersection par les jeunes, Archipel citoyen Osons les Jours Heureux, Tavola della Pace, Agora des habitants de la Terre, AfTerre, Négawatt, Sadhanaforest, Mains d’Oeuvres, Pluriverse Kalpraviksh, Multiconvergences

Liens vers les photos, logo et affiche

https://dialoguesenhumanite.org/cloud/?Logos_Dialogues_en_humanite

Vidéos

Chaîne Youtube: https://www.youtube.com/user/Dialoguesenhumanite

Réseaux sociaux

Facebook: https://www.facebook.com/Dialoguesenhumanite
Twitter: https://twitter.com/humandialogs
Instagram: https://www.instagram.com/dialoguesenhumanite

Ancien Espace Presse

http://2019.dialoguesenhumanite.org/meetup/48/espace-media
http://2014.dialoguesenhumanite.org/page/23/espace-presse

 

Infos pratiques

Infos pratiques dialogues

Des Dialogues

Pour qui ?

Prendre Le Temps Elyx.jpgLes Dialogues s’adressent à tous sans exception: enfants, adultes, parents, artistes, militants associatifs, entrepreneurs, citoyens du monde…
L’accès est gratuit et sans inscription.

Quand ?

5 au 7 Juillet 2024 et chaque 1er week-end de juillet à Lyon

Où ?

Au Parc de la Tête d'or à Lyon 6ème entre la Porte des Enfants du Rhône et la Roseraie, dans l'herbe, sous les arbres... 

Comment venir ?

Par le bus : lignes C1, C4, C5, C6, 27 et 38
Velo'v : stations Porte des Enfants du Rhône et Cité internationale

Pour vous déplacer,

Privilégiez les mobilités douces: OnlyMoov.com
Pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer, un service de vélo taxi est proposé lors de l'événement.

Pour l'hébergement,

Privilégiez l'hébergement solidaire avec Couchsurfing et Bewelcome. Pour les hôtels et campings, voir l'Office de tourisme de Lyon.

Objectif zéro déchet,

Chacun est invité à réduire ses propres déchets et à faciliter le tri. Venez avec vos gourdes, coussins, couverts, assiette ou demandez de la vaisselle consignée.  Vélobroyeur et bio composteur sont mis à disposition dans le parc.

Les ambassadeurs de la prévention et du tri,

de la Métropole de Lyon expliquent le bien-fondé et les modalités pratiques d'une collective sélective; l'intérêt de la réduction des déchets à la source avec des jeux et quizz, ils répondront à toutes vos questions.

Les temps de chaque journée

De nombreuses activités sont proposés...

  • Mise en éveil, en matinée et/ou méditations
    Un temps du rien ou une méditation de pleine conscience au bord du Lac, sous un arbre au son des mésanges. On découvre peu à peu les participant.es et les installations, on se balade dans le parc pour se préparer à une journée riche en émotions.
  • 10 - 12h Ateliers ou partages de pépites de la veille
    à l'ombre des arbres vers la grande Roseraie internationale des Ateliers du sensible et du discernement proposent une approche pratique, ludique, artistique, comportementale, corporelle, à travers des expériences qui sollicitent autant nos émotions que notre raison.
  • 12 - 14h Repas partagés et cuisine du monde
    Quoi de mieux qu’un repas pour se rencontrer, partager et commencer à échanger ?
  • 14 - 14h45 introductions artistiques 
  • 15 - 15h45 Témoignages de vie croisés
  • 16h - 17h45 Agoras
    « Sous l’arbre à palabre, chacun écoute les autres, dit ce qu’il a à dire et repart en paix. »
    Marque de fabrique des Dialogues en humanité, les agoras en cercle sont des discussions ouvertes à tous.tes sur des sujets variés. Elles permettent d’échanger sur un pied d’égalité dans le respect du vécu et de la parole de chacun.e
  • 18 - 19h Temps de coopération-action
    Ces moments d’échange de savoirs permettent aux participant.e.s de bénéficier de l’expérience de personnes engagées sur le terrain dans un domaine donné pour co construire de nouvelles actions
  • 19 - 22h Temps de la fête
    La soirée est un temps de joie et de fête. Des artistes nous invitent à sortir des cloisonnements et à éveiller notre créativité.

Dialogues et entreprises

Dialogues en humanité favorise la symbiotique, une économie circulaire et solidaire, régénératrice, respectueuse du vivant, la coopération pour un développement local et mondial soutenable et humain. Dans ce but, la démarche rassemble les acteurs des entreprises, des institutions et des associations.

Chaque année, ateliers et agoras se succèdent pendant trois jours au Parc de La Tête d’Or. Ils sont l’occasion pour les entreprises de mettre en visibilité leurs actions en matière de responsabilité sociale et environnementale.

La préparation de ces rencontres s’effectue tout au long de l’année.
L’organisation d’un atelier constitue un projet commun, autour duquel l’entreprise peut mobiliser ses services internes, du mécénat de compétence autant que des organismes partenaires, des fondations, associations.

D'année en année, les entreprises qui participent régulièrement à l’organisation d’un atelier semblent acquérir une certaine expérience de réciprocité de savoirs. Elles mobilisent des partenaires actuels ou potentiels de plus en plus éloignés, allant jusqu'à s’appuyer sur la notoriété lyonnaise pour solliciter des acteurs étrangers, avec lesquels elles souhaitent développer des relations.

 

Je participe!

Je participe! dialogues

Des personnes de toutes origines, cultures, convictions et parcours de vie seront au rendez-vous lors des Dialogues en humanité (au Parc de la Tête d’Or chaque premier week-end de juillet incluant le vendredi). Les Dialogues invitent chacun.e d’entre nous à grandir en humanité en développant une citoyenneté de la terre, une société du bien vivre, dans laquelle il relève de la responsabilité collective d'être en harmonie avec la nature et où chacun.e privilégie l'entraide.

C'est ouvert à tous et gratuit. Pas besoin de s'inscrire pour le Festival, puisqu'il suffit de se rendre au Parc de la Tête d'or entre la porte des enfants du Rhône et la grande Roseraie internationale. Vous pouvez venir en renfort pour la traduction et l'appui aux bénévoles.

Les Dialogues en humanité s'articulent, en toute simplicité, autour de trois principes :

  • Écoute bienveillante et respect
  • Liberté de propos
  • Égalité de tous devant la question humaine

Comment participer ?

Co-construisons le programme

Une journée type de Dialogues en humanité à Lyon se présente sous la forme suivante :

  • Mise en éveil, en matinée et/ou méditations
    Un temps du rien ou une méditation de pleine conscience au bord du Lac, sous un arbre au son des mésanges. On découvre peu à peu les participant.es et les installations, on se balade dans le parc pour se préparer à une journée riche en émotions.
  • 10 - 12h Ateliers ou partages de pépites de la veille
    à l'ombre des arbres vers la grande Roseraie internationale des Ateliers du sensible et du discernement proposent une approche pratique, ludique, artistique, comportementale, corporelle, à travers des expériences qui sollicitent autant nos émotions que notre raison.
  • 12 - 14h Repas partagés et cuisine du monde
    Quoi de mieux qu’un repas pour se rencontrer, partager et commencer à échanger ?
  • 14 - 14h45 introductions artistiques 
  • 15 - 15h45 Témoignages de vie croisés
  • 16h - 17h45 Agoras
    « Sous l’arbre à palabre, chacun écoute les autres, dit ce qu’il a à dire et repart en paix. »
    Marque de fabrique des Dialogues en humanité, les agoras en cercle sont des discussions ouvertes à tous.tes sur des sujets variés. Elles permettent d’échanger sur un pied d’égalité dans le respect du vécu et de la parole de chacun.e
  • 18 - 19h Temps de coopération-action
    Ces moments d’échange de savoirs permettent aux participant.e.s de bénéficier de l’expérience de personnes engagées sur le terrain dans un domaine donné pour co construire de nouvelles actions
  • 19 - 22h Temps de la fête
    La soirée est un temps de joie et de fête. Des artistes nous invitent à sortir des cloisonnements et à éveiller notre créativité.

Vous pouvez proposer et surtout croiser des éléments de programmation, en envoyant vos propositions (au contact en bas de cette page).

Sentez-vous bienvenu.e lors des pique-niques les jeudis midi à la Roseraie internationale (sur les gradins vers la petite Suisse) du Parc de la Tête d’Or, pour échanger de vive voix.

Deviens bénévole

Si tu veux révéler tes talents et participer à ce mouvement citoyen, tu peux t'inscrire en tant que bénévole. Tu auras l'occasion de prendre part à différentes missions en amont, pendant ou après les Dialogues:

  • Suivre de plus près l'élaboration de la programmation et l'enrichir de tes idées,
  • Contribuer à faire découvrir/déguster les Dialogues auprès des proches comme des médias, des citoyens, via les réseaux sociaux réels et virtuels
  • Récolter des pépites ou rédiger le compte-rendu des interventions des différents orateur.trice.s,
  • Prendre des photos, tourner des vidéos,
  • Traduire des discussions en anglais, espagnol, portugais, italien, etc.,
  • Gérer l'hébergement solidaire des intervenant.es,
  • Modérer les interventions en ligne : répartition du temps de parole, prise en note des questions sur le chat, etc.

Pour cela, suis ces étapes :

  1. Inscris-toi sur le site ici : Créer un nouveau compte
  2. Clique sur le lien de validation reçu par mail
  3. Une fois ton compte créé, remplis ce formulaire Deviens bénévole
  4. A tout moment, tu peux envoyer tes propositions dans Votre proposition ou laisser un message dans Contactez-nous

Pour contacter l'équipe des Dialogues : 

A la Métropole: 
Sophie Mazet smazet [at] grandlyon.com (smazet[at]grandlyon[dot]com) et Ghada Hadj Ali ghadjali [at] grandlyon.com (ghadjali[at]grandlyon[dot]com) tél 0478634136

l'association Dialogues en humanité asso [at] dialoguesenhumanite.org (asso[at]dialoguesenhumanite[dot]org) Zehra Ainseba et Shoki Ali Said

 

Pour l'hébergement, privilégiez l'hébergement solidaire:

Pour les hôtels https://www.couchsurfing.com/ et http://www.bewelcome.org/
et https://www.lyon-france.com/J-organise-mon-sejour/hebergements/Campings…,
voir https://www.lyon-france.com/J-organise-mon-sejour/hebergements.