Pour un mouvement citoyen mondial pour le bien vivre

Portrait de Patrickv

 

Avec le groupe qui travaille sur un nouveau modèle politique (Marcos Arruda, Catherine André, Patrick Viveret) nous avons commencé à réaliser une maquette des grands axes de ce que pourrait être la co-construction d’un mouvement citoyen mondial pour le bien vivre (le buen vivir» comme disent nos amis d’Amérique Latine.

Pour cet exercice qui ne supposait aucune compétence informatique nous avons utilisé un site gratuit (il ne devient payant qu’au delà de certaines fonctionnalités de base) et facilement maniable par des personnes n’ayant aucune connaissance en informatique. Il n’a bien sûr aucune vocation conccurentielle par rapport aux sites actuels des Dialogues et si les contenus exprimés dans ce projet paraissent utiles à retenir lors du séminaire suivant les dialogues de Lyon, il sera alors utile de réfléchir ensemble à son support informatique. On peut trouver actuellement cette maquette  à l’adresse suivante : http://fr.simplesite.com/builder/pages/preview3.aspx?InitPreview=true&pa…

Voici ci dessous le texte de la page d’accueil du site qui reprend le dessin du serment de Paris

Elix, le personnage créé par notre ami le  dessinateur YaK, qui nous a fait l’honneur de nous offrir ce dessin à l’occasion du «Serment de Paris»  afin de symboliser le projet de citoyenneté» du peuple de la Terre» à mettre en oeuvre. C’est un beau symbole pour ce site qui se veut au service de la construction d’un mouvement citoyen mondial. Un mouvement tourné vers l’avenir,  qui choisit la voie ludique et créative ( celle des «coopérateurs ludiques face aux guerriers puritains» comme l’évoque l’appel de «Globalisons la solidarité») et qui considère que ce mouvement est à bâtir comme un puzzle à partir de pièces déjà présentes à l’instar de ce que propose le film Demain. Un mouvement que nous avons appelé provisoirement «le mouvement bleu» en référence au roman écologique de Jean Pierre Goux,  Siècle bleu. Un mouvement lucide sur les défis du présent mais résolument tourné vers la construction d’un futur souhaitable comme le propose l’institut du même nom, l’IFS.

Ce mouvement vient de loin. Déjà Gary Davis traumatisé par son rôle lors du lancement de la première bombe atomique sur Hiroshima vait initié un mouvement des citoyens du monde. La Déclaration universelle des droits de l’homme en constitue le premier creuset juridique. Un pas supplémentaire a été récemment réalisé au moment du sommet de la Terre pour le climat appelé COP 21. A l’occasion de ce sommet tenu à Paris des collectifs citoyens du monde entier, à l’initiative du réseau international des Dialogues en humanité ont initié le Serment de Paris qui propose un «processus constituant» à l’échelle planétaire et proclame dans son titre : «Citoyens du Peuple de la Terre, créons notre propre pouvoir!». En France plusieurs réseaux se sont déjà rassemblés poue oeuvrer dans cette perspective. Rassemblés dans une plate forme commune issue des Etats généraux du Pouvoir citoyen (et devenue Pouvoir citoyen en marche) ces acteurs issus de multiples initiatives citoyennes ont notamment initié, à travers des «auditions partagées» (voir dans onglet politique) un processus de convergence entre toutes les initiatives civiques qui veulent renouveler en profondeur la démocratie.

L’objet de ce site est de faciliter l’émergence de ce mouvement en rassemblant sous des figures diverses le puzzle des initiatives citoyennes qui oeuvrent pour une société plus conviviale, une société du Bien Vivre.

La joie de vivre au coeur

Le carburant d’un tel mouvement pour le bien vivre c’est, on l’aura compris, la joie de vivre. C’est cette énergie tout à la fois douce et renouvelable qui nous permet d’opposer au couple excitation/dépression qui caractérise le système dominant (médiatique, financier, politique en particulier) un autre couple qui allie la sensation d’intensité de vie à l’expérience de la sérénité. Loin d’un simple hédonisme individualiste, la joie de vivre porte en elle l’exigence du droit de tout être humain à accéder à cette puissance créatrice, à ce droit de « vivre à la bonne heure ». C’est le projet d’une « pleine humanité » porté par les Dialogues en humanité qui construit une alternative à la fois à l’état de soushumanité et aux dangers que recèlent les courants fascinés par la « post-humanité »

C’est aussi le meilleur des anticorps. Car l’histoire vient nous rappeler que lorsque des animateurs de mouvements qui se veulent alternatifs restent dans un état de mal être ils compensent leur déficit énergétique intérieur par une recherche prédatrice de l’énergie hors d’eux mêmes qui les conduit à la rivalité à l’égard d’autrui ou à la prédation à l’égard de la nature. Ces comportements sont à la source des grandes addictions qui vont ensuite détruire de l’intérieur le meilleur de ces projets alternatifs. Addiction au pouvoir, à la gloire, à l’argent en constituent des manifestations courantes que les systèmes dominants savent alors très bien utiliser pour couper ces animateurs de la base de leurs mouvements transformateurs.

Telle est la raison pour laquelle un mouvement citoyen pour le «buen vivir met en oeuvre ce que le forum social mondial de Porto Alegre avait appelé l’axe «tpts» qui signifie l’allaince nécessaire des démarches de transformation personnelle et de transformation sociale (voir l’onglet TPTS).