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Pourquoi une charte

Charte de fonctionnement - l'exemple de l'association "Interactions Transformation Personnelle - Transformation Sociale"

document de travail partagé => http://sync.in/F0Mr1zxtCs
Sources : www.interactions-tpts.net/spip.php?rubrique11
tpts - Textes Fondamentaux : statuts et charte 2008
tpts - Statuts initiaux et actualisés
Statuts de l'Association Dialogues en humanité

La charte de fonctionnement relationnel d’Interactions TP-TS vise à nous donner les moyens d’assurer notre cohésion et cohérence en tant que groupe de personnes, réunies dans le cadre d’un projet commun. Nous nous inspirons pour cela des enseignements de la pensée complexe. Comme le dit Edgar Morin : “Toute assemblée doit s’auto-examiner elle-même. Où en sommes-nous ? Pourquoi ne nous comprenons-nous pas sur ce point ? Qui sommes-nous ici et que faisons-nous ? Cela est indispensable et doit être systématisé. Tout mouvement doit surmonter le péril de la désintégration par sectarisme. C’est l’aventure de la vie, c’est l’auto-régénération du mouvement par lui-même”.

Autrement dit, en environnement complexe, la forme (la manière dont nous faisons les “choses” ensemble) est aussi importante que le “fond” (ce que nous faisons ensemble). Il en va de la qualité des relations, des interactions, et du bien-être de chacun dans la groupe qui pourra ainsi trouver sa place en interagissant avec les autres, dans un mouvement d’ensemble qui fasse “sens”.

Pourquoi une charte ?

Les fondateurs d’ Interactions TP/TS ont souhaité que les modes de relations au sein de l’association, et entre l’association et son environnement, soient des modes coopératifs (co-évolutifs) et donc non hiérarchiques.

C’est pour cette raison, par exemple, que l’association est animée par un collectif composé de membres co-responsables, et non par un bureau classique avec un président, un secrétaire et un trésorier.

Plus globalement, il s’agit en faire de faire en sorte que l’association soit structurée et fonctionne selon des modalités permettant la mise en place d’une dynamique interne “Transformation personnelle/Transformation sociale” qui fonctionne au mieux, en cohérence avec l’objet même de l’association.

Dans cette perspective, la charte de fonctionnement reflète le processus expérimental dans lequel nous nous engageons, processus :

  • qui donne la prioritĂ© Ă  une hiĂ©rarchie de fonctions (hiĂ©rarchie en fonction de ce que chacun s’engage Ă  faire et dont il est responsable) et non Ă  une hiĂ©rarchie de valeurs (prioritĂ© qui serait donnĂ©e “au titre”, aux statuts, Ă  la notoriĂ©té…) ;
  • qui intègre une possibilitĂ© d’auto-renouvellement, d’auto-rĂ©gĂ©nĂ©ration.

La charte se compose de deux parties :

  • un complĂ©ment aux statuts qui les rend plus opĂ©rationnels ;
  • des outils d’évaluation de nos pratiques relationnelles. Ces outils permettront de rĂ©aliser un bilan des modes de fonctionnement relationnel qui sera prĂ©sentĂ© annuellement Ă  l’occasion de chaque AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale, parallèlement au rapport d’activitĂ© et au rapport financier.

La charte est évolutive et fera l’objet d’adaptations au fur et à mesure de la vie de l’association. (version de décembre 2002)

Trois outils d’auto-évaluation.

“Les grilles font toujours des prisonniers, que ce soit dans les prisons ou dans les idées” Henri Laborit, biologiste

Trois grilles de questionnement, ou plutôt trois référentiels, pourront être utilisées pour préciser les modes de fonctionnement relationnels et démocratiques au sein du collectif et plus largement de l’association. Ces référentiels ne doivent pas être utilisées de manière “enfermante” mais doivent être considérées comme un moyen d’objectiver nos modes de fonctionnement relationnel afin d’en tirer des enseignements et d’aboutir à des corrections de nos pratiques.

Présentées ci-après, ils se situent sur trois registres différents :

http://www.idies.org Institut pour le développement de l’information économique et sociale

Suite à la constitution du Comité pour la mesure des performances économiques et du progrès social, dit Commission Stiglitz , les réseaux de la société civile qui ont déjà travaillé sur la question des nouveaux indicateurs de progrès « au-delà du PIB », dans une vision renouvelée de la richesse ou du développement humain durable, ont créé le collectif FAIR : forum pour d’autres indicateurs de richesse. L’Idies, qui s’est donné pour objectif de débattre de la qualité des sources et indicateurs statistiques, soutient bien entendu ce travail de réflexion. Il a donc proposé de mettre cet espace à la libre disposition de FAIR.

http://www.idies.org